La vie est ainsi c'est tout, brisée, et je suis folle de rêver d'autre chose.
Il fait beau. L'automne est revenu, le soleil, la crève aussi, un peu de fièvre et des gouttes de sueur derrière la nuque. Souvent j'avais envie d'écrire. Mais tout est d'une superbe ressemblance de ce que j'ai pu raconter hier, avant hier, au fil de ces mêmes pages. Alors je cherche un nouvel air. De moi, de musique, de danse, d'ivresse. Je n'arrête pas de me couper les cheveux. Je m'achète de nouveaux fringues avec de nouvelles couleurs. Je change tout le temps de vernis. Me laisser prendre aux changements des saisons. Parfois j'ai même l'impression de vouloir d'un peu plus de constance, et puis non.
Je n'arrête pas de lui répéter "je n'y crois plus, moi" et lui il sourit, il me dit "elle, mais qu'est-ce qu'elle est parfaite". Au fond tout ce que j'attends c'est d'y croire à nouveau. On me parle toujours des histoires d'instabilité. Je n'en veux plus, je voudrais quelque chose de renversant de beauté, un truc qui me coupe le souffle comme quand je fais du vélo avec la crève.
Après les cours, j'aime m'asseoir dans un coin du canap, faire du thé chaud et regarder les gens se cacher derrière leur écharpe, dans la rue d'en bas. Aller me coucher avec des "fais de beaux rêves" et le matin sourire quand le coloc me dit "buenos dias loca". That's it, and enough.



