Monday, 29 January 2007

On days like these I think of you



Ces jours comme une promesse lancée en l'air et qu'on laisse vagabonder. Ou qu'on n'a plus le cran d'attrapper, ça changerait quoi? Souvent je ferme les yeux en cours et me perds dans les démonstrations trop longues. L'impression de manquer quelque chose et que l'ennui y est de trop à chaque fois. Et souvent je pense à cette histoire qu'on s'est inventée, me dire que c'est con. Qu'au fond il me manque toujours mais que je lui en veux. Me boucher les oreilles quand les souvenirs reviennent frapper à la porte, je ne veux plus et j'oublie. Puisque les mots. nous font défaut.


Ces jours de douce mélancolie et de brouillard d'hiver. Les tasses de thé et l'odeur des plats chauds. A côté de cette lumière tamisée les parents chantaient, les doigts effleurant les cordes et les voix qui s'emmêlaient. Frissons et doux sourires. Le visage entre les mains pour rêver encore un peu. J'avais envie des mains chaudes, les miennes me glacent.


Ces jours blancs de neige. Il y a cette douceur dans l'air qui m'émerveille et les flocons dans mes cheveux. Les regarder fondre entre les doigts et sourire bêtement. Les arbres nus semblaient me sourire de là-haut et j'aime marcher. J'aime la neige mais déteste le froid. J'aime sauter sur cette épaisse couche blanche et je déteste avoir les pieds gelés. Les petits ont fait de la luge sur le petit chemin, les cris les rires et les yeux qui brillent.
Puis entre deux cours on était sortis faire une bataille de boules de neige, je ne savais toujours pas viser et la neige se collait sur mes gants. J'ai ri comme une enfant derrière mon écharpe mouillée et je voulais que le temps se fige. Juste un instant.



Ces jours où le froid est bel et bien là et qui nous tire la langue. Janvier se défile et je fais semblant d'ignorer. Je rêve d'été, je rêve d'ailleurs et je veux tellement. Les cours reprennent un peu entre des feuilles blanches et projets en tête. Ces heures qui passent sans état d'âme qui me font croire que j'ai le coeur trop vide. Je mets la musique trop fort et je laisse entrer le soleil, le radiateur me brûlait les mains et les promesses volent toujours. Dehors loin là-bas ailleurs, je me demande si. Si celui que j'ai envie de traiter de con pense à moi...



Puis, j'ai vu Joseph d'Anvers et j'ai aimé.
Les mots qui touchent et cette présence, sa voix douce et ce je-ne-sais-quoi qui me fascinent.
A en oublier Elista juste après. J'en voulais plus et j'en voulais encore, je suis gourmande. Très.
Et surtout parce que c'est lui.


Daily track: My beautiful Demon - Ben Christophers




Monday, 22 January 2007

Sur place ou à emporter


Bon week-end à larver et avoir la flemme à volonté. Même la flemme de me souvenir de mon rêve ce matin en me levant. Encore les courbatures de vendredi trop tard dans la soirée ou trop tôt le matin. Il y avait P-Y qui parlait en dormant, ou peut-être parlait tout court, mais trop la flemme pour essayer de savoir s'il me parlait ou à quelqu'un d'à côté. On a dormi sur le canapé déplié alors qu'il y avait une chambre vide pas loin et j'avais oublié qu'il faisait si froid la nuit sans couverture.


Dimanche et j'ai une narine bouchée. Le garçon-du-collège dit qu'il me trouve pas changée et que je suis une fille "spéciale". Et j'ai souri après ça.
Puis j'ai mis la télé et je suis tombée sur Next. Une fille qui dit "les garçons, ils remarquent mes seins d'abord et mes yeux en second" avec sa mini-jupe qui montait presque au nombril. Un de ses rendez-vous lui a fait du rap avec coucherie sous-entendue et elle a en a préféré un autre du coup. Je me demande comment les gens font pour être à la fois aussi cons et prétencieux et incongrus.


Dimanche soir et j'ai sorti "grenouille" à l'ami du dimanche, lui m'a fait "mouton" en retour. On a des moeurs bizarres et des conversations super intéressantes. Du genre "on se lasse trop vite des acquis, quand on tient quelque chose de trop près..." - "Oui, on louche". On écrit entre parenthèses et (ça fait messes basses, genre les petits con-spirateurs). Ca fait rire et rire, ça fait du bien.
Et quand j'ai répondu à S. que j'ai toujours pas d'homme dans ma vie, S@GrandLyon dit : ben j'ai lu dans j'aipasdecopain magazine que lorsqu'on montrait pas sa tete en webcam, on a 98% de chance de pas trouver un copain. Du coup il va falloir que j'essaie de survivre avec les 2% qui restent. Zut.


Dimanche soir et mes mots s'éparpillent. J'ai du mal à écrire quand je suis de trop bonne humeur mais vu que c'est le numéro 18.
Je crois que j'écris en riant. Ou je ris en écrivant. Juste cette impression que les jours sont moins longs tout d'un coup et que, la vie est belle, c'est vrai. J'ai envie de vivre à cent à l'heure et ne plus avoir le temps de m'ennuyer, envie de marcher sous la pluie trempée et faire une bataille de boules de neige, aller manger une glace avec un pull autour du cou. J'ai les yeux qui rêvent et Il faut que je retombe amoureuse.



A 02:02, quelqu'un a pensé à moi.


Photo: nouveau fond d'écran, de Sophie Griotto, j'adore.




Thursday, 18 January 2007

Les courants d'air

Le temps me file entre les doigts. Le froid revient un peu derrière les nuages, on se croirait presque en hiver finalement. Alors je m'asseois le matin contre le radiateur le verre de lait à la main, et je trouve ça bien.

Puis je me ramène avec les chupachups en partiels aussi. J'aime assez croire que ça porte chance même si j'écris toujours à côté. Les chupachups, ça me rappelle MC et les siens, dans la 205 junior et le doux vent d'été. Il faudrait que je l'appelle un de ces jours, même si je ne sais pas de quoi on va parler.


A part ça, il y a petit cousin qui m'appelle au secours pour ses cours de français et il parle avec un accent so british. Il me manque il me manque il me manque. Son frère m'a envoyé des chansons "Je suis sûr qu'elles te plairont". Et me demande si je chante encore. Si je fais encore du piano et que je le faisais bien, tout ça. Mais que plus rien, maintenant. Juste ces mots qui me restent. Puis il me dit qu'il voulait être comme moi, quand il a commencé à jouer.
Les soupirs qui tombent et je les ramasse. Des jours passés s'envolent et je viens juste de les compter. Je n'arrête pas de prendre les détours mais je sais que, là-bas. Là-bas où les chambres trop vides me font peur désormais.


Je lis un mec qui m'intrigue. Ces mots un peu trop crus ce cynisme cette poésie terriblement charmeuse. J'aime son goût pour l'excès, sans doute parce que je suis une fille un peu excessive quelque part. Et puis?

Inintéressante et excessive, cela dit. Hein Doby.


Photo: deviantart


Friday, 12 January 2007

Alors saute-moi au cou, allez dis-moi que la vie est belle


Reprise. Reprise. Reprise.

Foutue reprise arrachée des mains qui ne laisse même pas le temps de prendre une réserve de rêves. Il y a ces matins encore trop noirs et ces bouts de nuit qu'on ne veut pas laisser partir. Et ce vent qui décoiffe toujours autant sur le bord de la route. Je sens les doigts qui gèlent au bout des lèvres et cet air un peu froid, mais pas assez. Pour que je m'asseye encore par terre dans le noir à côté du radiateur chaque matin. Que j'aie les yeux qui pleurent, le nez qui coule et tout ça. Puis sortir mon gros pull, me racheter des gant et jurer un peu en me disant "C'est la mort le célibat".


J'ai lu mon horoscope l'autre jour et ça a l'air bien. Paraît que je vais avoir un coup de foudre cette année, truc de dingue. [Même que ce serait la folie de chez super cool si c'était un Bélier]


Reprise reprise. Et projets qui pressent déjà. Je suis presque toujours la dernière à arriver le matin avec mon sourire de coupable et. 2007 n'est pas tellement différent, sauf que je traine encore plus haut dans les nuages à chaque fois. En sifflotant - j'essaie d'apprendre. Journées trop longues et paupières trop lourdes, mais je crois que je m'en fiche un peu. Juste que demain, demain il faudrait penser aux partiels que je n'ai pas encore révisés.


Si seulement je pouvais savoir qui c'était. Ce garçon de la voiture grise qui m'a fixé l'autre fois.
Du 63 avec une écharpe rayée et au regard qui tue. Trop mal foutue cette vie.

Ah et, c'est les soldes, oui! Partiels aussi, mais chut.



Sunday, 7 January 2007

My heart is a lonely hunter



Tu ne vois pas les choses assez simplement.
Alors tu encaisses et tu les gardes et tu tournes autour comme un chasseur autour de sa cible. Sauf que le chasseur, lui, va tirer dessus. Ces soirées là à souffler dans le vide du silence. Tu t'en mords les doigts à trop penser. Tu sais que tôt ou tard tu vas te prendre un mur et tu t'obstines. T'avances à l'aveuglette à tous les coups et tu claques les portes trop vite après. A l'intérieur ça hurle "solitude" et pourtant, pourtant, tu secoues la tête quand on vient tout près tendre la main.

Il vient te crier "Tain mais faut que je me trouve une copine". Et tu te dis que le vide, là en toi, s'accroît drôlement vite aussi. Ecourter les mots et oublier même ceux qui viennent parfois. Voir cette photo et retomber dans cette mélancolie d'une nuit sans bruit. La quête d'une histoire différente. Choses différentes mots vibrants. Les nuits sont trop courtes et tu n'arrives plus à fermer les yeux. Alors tu veilles et t'y penses encore. T'échangerais bien ces foutues minutes contre les souvenirs qui reviennent, contre le froid qui gèle un peu les mains et contre tout ce dont tu ne veux plus mais qui reste là obstinément.

Voir cette photo qui te captive, et l'envie d'une danse qui te trotte dans la tête. Pour poser sa tête contre l'autre et ne plus avoir peur de tomber. Le temps d'une danse. Puis te replonger dans cette quiétude et faire semblant de ne pas voir le jour arriver. Ou ne plus voir, c'est pas tellement différent. Tu aspires à cette intensité perdue, tu parles encore des rêves mais tu ne sais plus si ça a un sens. T'y crois en te mettant des claques pour revenir sur terre, mais t'y crois encore. Tu le sais.




Il y a ça dans Ally McBeal qui m'a fait sourire:

The real truth is, I probably don't want to be too happy or content. Because, then what? I actually like the quest, the search. That's the fun. The more lost you are, the more you have to look forward to. What do you know? I'm having a great time and I don't even know it.



Poulet tu n'es qu'une espèce de radin de poulet.

Edit: Et le pire dans tout ça c'est qu'à 5h du mat' j'ai rêvé des étranges baisers.


Photo: deviantart



Thursday, 4 January 2007

The boy with the Bubblegum

L'autre jour quand V. m'a dit "Tu devrais lui téléphoner". Dans ma pauvre petite tête je sursautais déjà: "Ah oui? Lui? Tu crois? Mais pourquoi?". Pathétique. Parce qu'il ne s'agissait pas du tout de ça [lui]. Et parce que.

Puis m*%#@.


Je n'arrive pas à entamer les révisions. Je me noie dans Ally McBeal et je mange des myrtilles séchées. Même que c'est pas mauvais. Du tout.

J'allume l'ordi, je l'éteins. Je mets Da Silva, j'enlève. Je mets Beth Gibbons. Et puis non. J'ouvre le mini projet, et je bloque. Il ne voudra pas de moi aujourd'hui.


Et sans pouvoir vraiment l'analyser, j'ai pensé à ce garçon un peu excentrique et populaire du collège. Il écrivait mon prénom dans son tiroir. En grandes lettres. Moi en partant, je lui ai donné un petit coeur rouge. Jamais eu de mot doux jamais eu de "hey, toi, moi, nous". Il y avait ces filles avec qui il jouait au séducteur et moi à qui il écrivait des conneries sur la calculette. Il me montrait ses poèmes et on était à côté en classe. Il arrivait trempé de sueur chez moi pour être à l'heure. Cette image de moi derrière lui sur le vélo, je la vois avec la BO de Garden State en fond sonore - et ça me plaît. Puis il faisait semblant de récupérer son cahier derrière moi pour passer les bras autour. 7 ans déjà, et en le disant, j'ai l'impression d'avoir trop "vieilli". Je souris à nos maladresses et me dis que je dois encore garder les mêmes.


La dernière fois sur internet, il m'a dit: On n'a qu'à se donner rendez-vous à la frontière, on se fera un bisou et on se dira à la prochaine. Pourquoi pas tiens, comme si on était pas déjà assez bizarres comme ça.


Janvier. Avec Poulet et les autres, on ira à la piscine. Avec Doby on ira voir les courts métrages. Et je ne sais pas après. Peut-être que. Peut-être que je dirai.


Pourvu que.

Tuesday, 2 January 2007

J'irai mélanger les couleurs

Je me répétais sans cesse "Ecris 2007, 2007, 2007". Et une fois que le stylo a frôlé la feuille blanche, j'y ai vu 2006. Je tombe dans le panneau tous les ans.

Dans la voiture ils chantaient. Je ne connaissais pas trop bien les paroles. La lumière du GPS me faisait mal aux yeux et il faisait déjà nuit. Encore trop tôt. Je fixais les gouttes de pluie qui tombent et, je me suis déconnectée de tout le reste. Repasser toutes ces images ces moments dans ma tête. A l'envers, au ralenti. Alors... Il y avait comme ces passages dans La science des rêves, brouillons et étranges. Couleurs et noir et blanc. Une sorte de tableau impressionniste qu'on essaie en vain de saisir et qui nous nargue à la fin. Des visages, des prénoms, des rires et conneries. Et je crois que j'avais même confondu les ans. Même que j'avais trop de regrets et que je le regrette.

On a ri on a bu et j'ai peut-être crié trop fort. Allumer la télé pour compter à l'envers. Des messages de bonne année qui ne voulaient pas partir [et j'ai abandonné]. De la musique et le feu tricolore qui clignotait au son. Des conneries dans la cuisine et Tif qui est sortie par la fenêtre. Les minutes qui défilent et la tête qui tourne un peu. Le matelas aux ressorts trop dûr et. J'ai entraîné Poulet prendre une gauffre (caoutchouteuse) avec moi et j'ai mis plus d'une demie heure à la finir. Les autres dormaient déjà en haut. Nous on se racontait des choses pas normalement racontables dans la cuisine sur une chaise, et c'était drôle. A 7h30 du jour de l'an.

Je ne suis pas encore débarrassée de tout tracas sentimental. Ca reste toujours là et j'y pense parfois. Je ne sais quasiment plus rien de ta vie, et pourtant. J'aimerais croire que je te hante un peu. Comme un ballon dégonflé qui a besoin d'air. Et que moi je suis ce peu d'air qui manque.


On a ri fort sur la banquette arrière. Avec nos films et acteurs. Nicolas Duvauchelle - Gael Garcia Bernal. Les pubs d'Hugo Boss et le mari de Jenifer qui est trop bien. Et Sweet November qui nous faisait pleurer toutes les deux. J'ai oublié de dormir. L'impression de retourner au collège et perdre la notion du temps.

J'ai eu le message de M. sur le répondeur qui me souhaitait Bonne année. Je crois que j'ai souri. Ca me faisait du bien et je ne savais pas trop pourquoi. Juste, ça.


Je devrais le faire de temps en temps, laisser des messages sur le répondeur.


Photo: deviantart