Tuesday, 28 August 2007

I carry the Sun in a golden cup, the Moon in a silver bag.

.A comme Aller-simple
.B comme Bisous
.C comme Casablanca
.D comme Délice
.E comme Esmeralda
.F comme Folie
.G comme Garden State
.H comme Hirondelle
.I comme Irréel
.J comme Joconde


.K comme Kenzo
.L comme Lou Reed
.M comme Monsieur Chupachup’s
.N comme Non-dit
.O comme Ombre
.P comme Prada
.Q comme Questionnaire
.R comme [la vie en] Rose


.S comme Superman
.T comme Thé
.U comme Una furtiva lagrima negli occhi suoi spunto
.V comme Voler
.W comme Wasabi
.X comme [e]Xception
.Y comme Yvan Marciano
.Z comme Zach Braff

[*]



Photo: Moi par S. le photographe, il est trop chou alors un bisou.

[*] Questionnaire de monsieur Chupachup's :)
Vive toi, vive nous, vive la 205!


EDIT: Je viens de remarquer que j'étais un brin plus active en Janvier
que tous les autres mois.
L'effet de la nouveauté, ah.
Ou alors je deviens très fainéante avec le temps.


Sunday, 26 August 2007

C'est le voyage imprévisible entre des lieux qui n'existent pas




Je reviens. Avec les frissons sur les bras à 5h20 du matin devant mon ordinateur et les souvenirs qui restent encore un peu sur la peau. Depuis quand on est là et quand devra-t-on partir? Puis puisque la Terre est ronde, les gens se retrouveront-ils un jour, par hasard dans la rue juste comme ça. Je ne sais pas moi, je m'interroge. Il faut encore rêver un peu, non? Non. Un peu plus que ça.


11.08
Je ne me suis pas levée à 9h comme voulu.
Il m'a appelé, je me suis réveillée en sursaut et j'ai couru le retrouver et tout ça en 5'. La 205. La casquette que je n'aimais toujours pas. Monsieur chupa chup's en sucre, ha.
Je lui ai montré la ville. Il a aimé. Je lui ai montré les petites rues. Il disait qu'il habiterait bien ici. On marchait. On rejoignait la voiture. Le vent dans les cheveux et il chantait alors que je rigolais à côté. Les gens nous regardaient. J'aimais.

12.08
4h30 du matin. Des bras chargés. Entre le froid et le brouillard et nos têtes embrumées, je voyais l'été belfortain derrière nous. J'ai souri doucement et je me suis endormie puis me suis réveillée avec du Bénabar dans les oreilles. Vacances. Il faisait un peu plus beau.
Amélie Plage c'était. Avec des rochers comme ceux de mes souvenirs et l'océan bleu à l'infini. Je plânais. Je fermais les yeux et j'ai respiré puis retenu mon souffle. Il y avait du monde, des filles, des enfants, des seins nus et des lunettes de soleil. Il y avait des vagues, du sable. Des vagues. J'ai perdu ma boucle d'oreille gauche et mon élastique noire et à plusieurs reprises, mon maillot. Mais je suis du genre maline vous voyez, alors je suis restée sous l'eau et je me rhabillais discrètement. Les vagues presque dans mes souvenirs.
Le soir, à défaut de m'appeler par mon vrai prénom, les gérants du camping ont choisi "Beauté" comme surnom. Et puis Gaby, l'un d'eux, nous a conseillé d'aller au pub. Le pub, c'est bien. On était bien. Se retrouver.

13.08
Il écrivait dans son carnet de voyage, il m'a fait lire les premières pages. Touchée. J'aurais aimé pouvoir raconter des choses ainsi. Mais j'en suis incapable.
Le temps faisait un peu la tête, j'ai dormi. Je suis une vraie marmotte des fois. Dormir par terre ça fait des courbatures.
La rue piétonne de Soulac est jolie la nuit. Non pas que dans la journée elle ne l'était pas. Juste que je la préfère la nuit. On n'avait qu'à marcher tout droit et sentir l'air de l'océan venir nous caresser pour être heureux. Je l'étais. Deviner les vagues au loin et l'instant d'après, se fondre dans la foule des gens des bières des cigarettes des regards des allez-viens, Jo.

14.08
Lever tardif. Plage et sable fin. Il y avait du monde, des filles, des enfants, des seins nus et des lunettes de soleil. Il y avait des papas aussi, je les ai trouvé très sexy avec les gosses [sourires]. Je suis tombée amoureuse mais je n'ai pas pu demander son prénom, son papa l'a enlevé un brin trop tôt. Je suis trop timide.
J'ai marché seule sur la plage. Laisser les vagues venir à mes pieds, retourner et regarder mes pas s'effacer. Comme les souvenirs. Le temps.
A 5h du matin, il m'a envoyé un message disant qu'il serait "ailleurs..." pour la nuit. Je parlais à Frédéric qui avait un air ailleurs, les cheveux sur le côté et les yeux bleus. Je n'ai pas revu le groupe le lendemain, ni l'Allemand [et sa copine]. Ni le Bordelais qui voulait me parler et qui avait trop peur de sa madame qui n'était pas loin, ça m'a fait sourire.

15.08
Dernier jour. En sortant de la douche le cuistot du camping me disait "Ca va Beauté?" et je me suis rendue compte que j'avais le numéro de Gaby. Je ne lui ai jamais envoyé de message, je suis cruelle.
Il est rentré, comme un guerrier revenu de la grande bataille, décoiffé crevé avec des traces de la guerre, un brin sexy avec la chemise verte froissée. Et la migraine.
Dernier soir. En ville. Foutu dernier soir. On aurait dû rester. Le temps filait, filait. Je lui parlais, parlais. Un parfum doux et amer de la fin. J'avais le regret au fond de la gorge. Mon ventre se faisait des noeuds tout seul. Il y avait... Nuit blanche. Le soleil qui se lève. Pour le départ. Je ne voulais plus.

16.08
Le retour était silencieux. Il a mis Aldebert et "Un ange passe, dans les cieux". Je prenais les nuages avec mes doigts, l'envie de faire demi-tour demi-tour juste un demi.
Des mots qui me trottaient dans la tête, des choses, des visages, l'accent marseillais, l'odeur de la bière, des petits jeunes à la mode et le barman que j'ai fini par trouver très bien, Rouen, la fumée, les filles qui lui parlaient, lui qui me parlait et ses cils, la 205, le sable dans mon sac, la pluie, la pluie quelque part dedans dehors sous les nuages aussi.

17.08
Il m'a réveillé alors j'ai sursauté à 4h du matin. Au revoir. On faisait semblant de sourire. Un sourire contre un soupir. On s'est enlacés. Se réveiller.




Photo: deviantart que j'ai retouché.


Il y a des choses que je n'ai pas dites ou juste, oubliées, mais.
On le sait, qu'elles ont été là et qu'elles le seront.




Saturday, 11 August 2007

Said hey honey, take a walk on the wild side




Je dois me lever à 9h demain pour attendre la jolie 205 et le monsieur qui va me faire des bisous sur le front. Ca faisait longtemps que je ne me suis pas levée si tôt. Alors j'ai mis le réveil. J'ai pensé à aller dormir à 22h. Puis 23h. Puis je suis toujours là. Je me disais que si je me couchais à 1h, j'aurais 8h de sommeil, ce qui est correct. Puis il est 2h, ce qui me ferait 7h de sommeil. Et le temps file. Et je reste là. Et je compte toujours à l'envers.

Il avait dit que j'étais volatile. Changeante et désespérément insaisissable. Alors j'ai pensé à la fumée et des brises de vent. C'est que je doute trop pour être sûre et que j'avance parfois les yeux fermés pour faire semblant d'y croire. J'ai la trouille de trop de choses aussi. Il faudrait donc me coller avec de la colle super-glue ultrapuissante?

Je n'aime pas quand on ne me répond pas. C'est facile de passer un coup de téléphone, pourtant. Juste choisir les boutons et puis attendre. Attendre pour murmurer des petites choses ou pour raccrocher et fuir. Mais non, même pas.

Il fait trop froid pour un mois d'août. J'ai une rose rouge dans le salon. Et il me reste 5h de sommeil.


J'ai rajouté des chansons dans la radio en haut à droite.
Promis, quand j'aurai la motivation, je ferai une vraie radio.
Pour l'instant elle fait sa capricieuse, elle ne marche que sur IE apparemment. Saleté.
Mais essayez-la, quand même, et dîtes-moi donc.



Friday, 3 August 2007

Do you want to go to the seaside? I'm not trying to say that everybody wants to go

Quand Mathieu m'avait dit "Ouuh, le dernier d'Aphone est très très bien", je suis allée voir et. Purée, l'amour ça donne envie. Le mois d'août nous fait tourner la tête alors, on se paume, on se perd, on se pend.


Au supermarché j'ai vu Guillaume, un garçon qui était dans ma classe en Première, je crois bien. Marina était dingue de lui mais il ne l'a jamais su. Il ne parlait jamais. On ne se parlait pas. Et il avait de ces yeux bleus. A la pause il était toujours avec ses copains, à sourire doucement les mains dans la poche et le regard un peu ailleurs. C'était son air timide qui m'est resté. L'année dernière, en boîte, il est venu me dire bonjour. Il se souvenait de mon prénom et j'ai trouvé ça surprenant.


J'ai hâte de partir voir la mer. Qu'on s'enivre sur la plage qu'on s'oublie un peu. Qu'on compte les étoiles, qu'on compte les fous rires des envols. On se fera des pique-niques de nuit aussi, dis? Et des 'bonne nuit' sur le front. Ah.



Cette photo t'est dédiée, Doby.
Vive les Crocs, bisous.


ANNONCE DE VENDREDI:
Je cherche un logement à Grenoble pour la rentrée. Ou une colocation.
Si quelqu'un est au courant de quelque chose, qu'il me le dise et je lui ferai un gros bisou.
Je suis gentille et je ne mords pas, enfin... sauf si on me mord.
Et je sais faire à manger et des massages en plus de ça.
J'ai de longs cheveux noirs, ça compte?