Thursday, 22 March 2007
Sunday, 18 March 2007
Goodnight and Go
On a eu notre dernier cours, avant hier. Le dernier de nos deux années dans ces bâtiments gris et des courants d'air. Alors on reste un peu là, à noter les dates de partiels et soupirer très bas, penser aux projets à finir et au rapport à entamer. Encore deux semaines au goût du café noir et des nuits blanches, le sommeil en retard qu'on ne rattrapera jamais. Et, c'est surprenant comment la nostalgie s'installe déjà dans nos yeux, des bonjours qui s'achèvent par un semblant d'au revoir et des "je ne te reverrai plus du coup" glissés entre les mots. Je n'aime pas les départs et pourtant. C'est comme si demain s'enfuit déjà.
Ma soeur a presque pleuré parce que le vent a cassé son parapluie et le lendemain elle a piqué un fou rire en s'amusant avec. J'ai trouvé ça si frais et ça me faisait sourire. Puis j'ai souri en repensant à Petit prince et son t'as réussi à mettre tellement de trucs différents dans le même paragraphe que je sais même pas quoi répondre!. A cette nuit presque blanche où l'on s'endormait empilés et à celle qui sentait la pizza au saumon. A Woody Allen qu'on a doublement adoré et aux cheveux que je ne décoifferai pas. Conneries de Doby en cours et gribouillis de Poulet sur le polycop de Réseaux.
J'ai laissé iTunes tourner tout l'après-midi, rêvassant et maudissant toute sorte de choses qui m'empêchent d'aller au cinéma. Et puis il y avait Ces chansons qui reviennent comme un doux murmure. Murmure qui faisait frissonner, qui caressait un peu les cheveux et qui pinçait le bras, qui réveillait ce manque cruel de romantisme de douceur de promesse. Des heures perdues. L'hiver s'en va un peu et je l'ai laissé filer. Même pas revenu ramasser les dernières feuilles, ni me faire signe de la main au loin, mais. Peu importe, on avisera le reste au printemps.
Le même jour il y a un an, j'ai reçu le message de Grand cousin en rentrant des cours qui disait "grand-mère est partie". J'ai soudainement lâché la souris comme on lâchait un morceau de fer brûlant dans la paume des mains. C'est là le vide total, sans sensation aucune, juste du vide et le monde ne s'écroulait même pas, il s'efface, disparaît, anéanti. Je ne savais pas qu'on pouvait mettre du temps à pleurer. Je ne savais pas que ses mots pourraient me faire autant de bien et, merci encore, vraiment.
Photo: mon banc rêvé
Photo: mon banc rêvé
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Malabar Princess
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grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Monday, 12 March 2007
Viens dans le rire de mes lèvres, dans les larmes de mes yeux
Paris était gris, froid et distant. Comme une journée d'hiver sans soleil. Rue Saint-Honoré parsemée de gouttes de pluie et de mes pas feutrés, des gens pressés, des visages cachés. Les Parisiens étaient encore plus perdus que moi, "rue d'Anjou? ça me dit bien quelque chose... ça doit être bien par là oui!". Et d'un coup je me suis retrouvée dans le premier arrondissement, la rue d'Anjou dans le 9e.Paris était si froid que je voulais tellement une main. Je suis restée 5h dans un café au coin de la rue, les tasses de thé me brûlaient des lèvres mais ça me faisait du bien. Et l'expresso à la fin. Je n'ai d'ailleurs toujours pas compris comment 1.10 et 2.50 pouvaient faire 6. Ni comment 3.50 et 2.50 pouvait faire 7.50, peu importe, j'aimais vraiment ce café. J'aimais pointer le doigt sur le bouton pause et prendre du temps de m'arrêter, rester là dans un décor nouveau et reprendre la lecture. Etrangère dans un monde d'étrangers, l'odeur des cigarettes et le brouhaha des gens qui passaient, des bonjours, des au revoirs, des histoires racontées juste à côté. En sortant le vent m'arrachait le parapluie des mains, il y avait ce goût étrange de solitude et cette lassitude des jours sans fin.
Et quand on demandait tes sentiments de nous deux, j'ai juste oublié mes mots. Je ne sais même plus quel jour on était, alors.
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Malabar Princess
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23:19
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grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Sunday, 4 March 2007
La vie c'est ce que tu vois : de la membrane, de la tripe, un trou sans fond qui exige d'être rempli. La vie est ce tuyau qui avale et qui reste vide.
Je me rends de moins en moins compte du temps qui passe, toujours me dire que demain n'est pas si proche que ça. Et pourtant. Je cours avec mes yeux cernés pour rattrapper les retards, épuisée. J'aimerais lui j'aimerais des vacances j'aimerais un ailleurs. Oublier mon bordel au creux de. Des sourires soufflés dans le cou et du temps suspendu.
Cette nuit mon rêve se conjuguait au passé.
C'est comme une page étrange qui se lisait, avec des mots en moins.
Photo: mumuse pour Kofee :)
C'est comme une page étrange qui se lisait, avec des mots en moins.
Photo: mumuse pour Kofee :)
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Malabar Princess
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12:49
6
grain(s) de sable
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