Monday, 31 December 2007

La rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau, le frisson devant la beauté, tout cela se déroule totalement en dehors du temps.






















D'hier à demain. J'irai m'agripper au temps.
Caresser les saisons.
Même s'il ne restera rien demain.
Demain.




Monday, 24 December 2007

Adults are, like, this mess of sadness and phobias.


Ils passent des films avec plein de pères Noël à la télé, sûrement le matin il y a des contes de fées et Blanche Neige le soir. Ils passent partout des vieilles chansons de fêtes et qui font "Jingle bells" et sans savoir pourquoi on gigote comme des gamins au rythme. Au marché ça sent bon le vin chaud et des miliers de trucs qui font grossir et à la maison maman prépare les menus du soir. Il y a toujours trop de monde en ville et les trains sont bondés de bagages et de cadeaux. Et puis les gens, les gens sont énervants à traîner les pieds et s'arrêter toutes les minutes pour respirer l'air de Décembre. Il y a toujours une dame au bouquet de roses qui sentent spécialement bon pour qu'on se sente frustrée à se dire "mais pourquoi j'ai pas de roses moi?" et puis rien. Il y a toujours ces amoureux qui se tiennent la main et qui s'embrassent au milieu de la rue; il y a ces petits qui ont des ballons de toutes formes qui volent qui volent et les petites filles en robes roses toutes belles qui nous sourient timidement derrière les bonnets colorés. On fond comme un glaçon décongelé, c'est Noël qui veut ça, Noël et tout le bordel. Puis y a un lui quelque part qui nous tombe par hasard au rand()%5+1 dans la tête et. Non ce n'est même pas vrai.



Les Noël changent. Je me souviens du dernier. Enfin, j'ai relu ce que j'en ai écrit il y a un an, c'était différent. Alors je me souviens de Babel, du magasin bio, de la pluie et même après, des branches de cerisier. Je me souviens des gens des têtes que je ne vois plus, des histoires râtées rattrappées renouées. Mais quelque part, ce qui est parti ne revient pas, le passé c'est comme une fenêtre poussiéreuse qu'on se contente juste de regarder. Sans y toucher. Les boules de lumière me fascinent autant et ce marché de Noël que je connais par coeur m'émeut encore à chaque pas. Pourtant une part de magie s'est échappée là-haut tout en haut avant de me retomber dans les mains. Alors ce vide là et plein d'autres me narguent, je perds mon temps comme je le prends.


Et le mystère. Le mystère s'enfonce et se cache derrière ces cheveux insolents. Je n'ai jamais arrêté de chercher, je n'ai pourtant jamais commencé. Tout n'est qu'une voile qu'on pense tenir et qu'on souffle à travers. Tout n'est que non-dits, peu importe la raison. Peu importe ce qu'on (v)peut y trouver, des réponses murmurées dans les trous d'arbre et qu'on bouche avec de la terre ou juste la forme banale d'un être. Stagnation. Le charme de la brume, quelque soit son degré, est dangeureusement trompeur. Pourtant on le suit on y croit on s'obstine à embrasser la voile de secrets qui s'offre à nous. On n'est qu'imbéciles et persiste à l'être. On attise ce qui n'est pas. Mais peut-être viendra-t-il le jour où. Juste. Ou courir, encore.



Oh et puis.
JOYEUX NOËL, des bisous.





Thursday, 20 December 2007

Entre 20h du soir et 6h30 du matin.




Nuit blanche devant le pc à taper des lignes de code. Je ne baille même plus. A un moment donné je crois que ma tête avait légèrement penché vers la droite et puis j'ai perdu le fil des neurones pendant 5 secondes, on aurait dit un monde parallèle. Elle est un peu lourde la tête tout de même. Je crée des paquetages et je fais tout plein de fonctions et de procédures tellement chouettes. Ca compile ça compile. Ma binôme a cédé à l'appel du lit vers 5h et des bananes et à peine 1 minute après elle ne m'entendais plus.


J'avais de vraies choses à raconter mais je ne sais plus tout est parti. Alors, aujourd'hui je dois rendre 3 TP qui ne sont toujours pas finis et brûle mes secondes sur ce blog. Bordel.

Les gens commencent à se lever. J'entends les réveils qui sonnent et des pas dans le couloir. C'est aujourd'hui déjà. Le soleil n'est qu'un vieux flemmard qui se cache encore derrière sa couette à 7h du matin. Il fait décembre. De partout on voit de la neige sur les montagnes et ce que c'est joli avec des nuages et le ciel bleu.

C'est court une nuit. Il faudrait que je coure, j'en ai marre d'être une catastrophe ambulante.
Et puis j'avais une phrase de fin mais elle m'a encore échappé. Bonne journée les gens et le père Noël.





Tuesday, 4 December 2007

Songs to love and die by

J'ai un nouveau parapluie, il est rouge cette fois. Il y a de la pluie la nuit et même le jour, du vent froid qui voulait soulever les jupes des filles. Je hais le vent mais alors vraiment. A part celui d'Avril qui me souffle dans les cheveux. Puis il commence à faire très froid et je n'ai personne derrière qui me cacher. Quelqu'un qui me souffle dans les mains pour les faire décongeler ou juste me prêter une poche pour quand j'oublie mes gants. Non mais, je ne suis pas amoureuse arrêtez. Même si ce serait méga hyper ultra cool, c'est du luxe par les temps qui courent.


Des fois on a quand même envie d'un baiser à l'envers sur le comptoir d'un café, un baiser. Volé. Peut-être qu'une fois je ferai exprès de mal manger pour qu'on m'enlève de la glace au coin des lèvres et puis, et puis. Il faudrait que j'ai mes Blueberry nights à moi.
Je campe encore à la kfet. Les chaises sont rangées, je dois être la dernière à partir encore. Il y a dans cette solitude un apaisement, alors je pense et je repense. Ses mots ont un pouvoir secret, un charme inexpliqué inexpliquable et à chaque fois je les lis comme on découvre un Kinder surprise sous 36 couches de papiers cadeaux. Il m'impressionne, c'est vrai, le charme de la brume.

Cet après-midi en TD d'Architecture il y avait des rayons de soleil sur la table, j'ai bronzé mes doigts. Dans la cour les feuilles mortes s'envolent s'envoûtent s'enivrent de tristesse. Il fait nuit. Je n'entends aucun bruit et les voitures se pressent dehors. Il faudrait que je rentre. On m'attend quelque part, peut-être bien.





Thursday, 22 November 2007

Des autres fleurs de saison

Nos premiers rendez-vous. Le charme de la brume, l'inconnu, les tous premiers frissons, et on se dit ça y est, on va aller quelque part, vers on ne sait où mais qu'on le sait si bien. Des regards qui se croisent qui s'évitent, le sourire, l'appréhension d'une demie heure avant l'heure, des papillons.

Je suis sortie de chez-moi à moins cinq et j'ai marché lentement vers l'avenue Alsace-Lorraine, il ne fallait pas être en avance, même pas à l'heure, juste un peu en retard juste un peu. Il y avait toutes ces lumières de nuit et des rires au loin, il y avait quelque chose dans l'air. Quelque chose de l'automne, du samedi soir, du rendez-vous, des gens qui s'attendent quelque part, des gens qui étaient deux eux aussi.


Vers l'arrêt de tram il était là, de l'autre côté de la rue, les mains dans les poches à moitié debout comme dans les films voyez. Alors, j'ai souri, à lui et à cette image romanesque et. Il a marché vers moi. Deux, trois pas accélérés et puis ralentis; et ses yeux ses yeux. Il sentait un parfum que je ne connaissais pas, il était des yeux intensément bleus dans le hall de l'école, le sourire vague, mon étranger intriguant. Il était tout un mélange de questions dont je n'ai pas encore de réponses, il était cet inconnu qui faisait les mêmes pas à côté de moi, j'avais envie de lui sourire. J'aime sa voix.

Nos pas se sont arrêtés devant un bar aux guirlandes rouges avec une musique un peu trop forte, peut-être bien. On s'est alors retrouvés l'un en face de l'autre dans le coin où il restait deux places avec une minuscule table ronde en bois. Il gardait quelque chose dans ses yeux une sorte de magnétisme, je ne pouvais pas les esquiver. On se parlait tout près, juste un peu. La table était minuscule et le son trop fort. Son parfum que je ne connaissais toujours pas, des zestes de citron dans son verre et.

Les instants étaient doux. Comme un secret qu'on n'osait pas encore dévoiler. Des secrets qu'on tient à deux. Juste à deux.


On n'est pas Vendredi, pas encore.
Il pleut tout plein alors je campe encore à la kfet de l'école.
Mais j'ai le net, voyez.
Alors, souris.





Friday, 2 November 2007

When it falls


Je ne sais pas très bien pourquoi mais à chaque fois que je regarde une comédie ou un truc gentil - un truc de filles, je me sens débordée d'une sorte de douce euphorie. Une sorte d'amour sans queue ni tête, un genre d'envie de faire des câlins ou de dire à quelqu'un "je t'adore" et puis lui faire des bisous sur la joue gauche, parce que, parce que comme ça.

Je commence à reprendre mes habitudes clermontoises. Me coucher tard pour écrire. Dormir avec les volets ouverts pour me faire réveiller par les premiers rayons de soleil. Larver. Prendre des verres au bar australien. Regarder des films avec soeurette. Ecouter maman râler de mes bêtises et râler à mon tour en me disant que purée je crains. Prendre des bains avec des bougies. Me sécher des cheveux, et les peigner aussi de temps en temps. Regarder par la fenêtre la nuit, des lumières au loin qu'elles sont jolies. Guetter la Lune pour voir si elle est pleine, penser à. Laisser MSN et gmail allumés toute la journée même si je ne suis pas devant. Se quereller avec ma soeur pour un rien du tout et piquer des fous rires avec. Regarder Ally McBeal avec elle. Lire le premier jet d'Anarph et me sentir quand même un peu importante. Vouloir faire un post à 2h45. Et trouver que c'est une heure décente pour dire n'importe quoi. Parler à analog.


J'ai revu Titi en fin d'après-midi, toujours fidèle à elle-même en arrivant avec 20' de retard. On a parlé de Salford et de Manchester, du jazz club et des festivals que j'ai râtés, des bars, des gens, de Paul, de Stuart, de Pierre cheveux longs et Pierre cheveux courts, et Castle Irwell, de Facebook. C'était quand même sacrément bien, ces 3 mois. J'essaie de ne pas en perdre une miette de souvenirs, alors dans le tram de retour j'ai regardé en l'air et j'ai essayé d'aligner toutes ces images les unes après les autres, avec du son même des fois. J'ai de la nostalgie à revendre, des tas de nostalgie et, et. Le soir Stuart m'a raconté qu'il était au Pav' et qu'il s'était déguisé en Steve Irwin le chasseur de crocodile avec des ailes d'ange. J'aurais voulu les avoir ces ailes, déjà parce que ça fait partie de mes choses à faire et puis, c'est mignonet. Il faudrait que je revienne à Manchester. Revenir et marcher dans ces rues en me disant qu'on y était, qu'on les a arpentées en long et en large les après-midi après le boulot et puis les soirs et les nuits. Revenir juste pour quelques éclats de rire et des shooters et le vendeur de Schuh de Market Street.


Je suis là à regarder les étoiles au plafond en me demandant comment je vais pouvoir continuer ce post. L'inspiration ne veut plus de moi. J'angoisse pour les maths que je n'ai toujours pas travaillées et je m'en veux de n'avoir rien fait depuis une semaine. Pourtant, je n'arrive pas à m'y mettre. Je passe d'une chose à une autre en interrompant une troisième en passant. Alors, ma vie est en pagaille comme mes cheveux sentiments et envies.

L'automne se ramène avec ses feuilles jaunes, déjà. De l'autre côté des vélux parfois le ciel est immensément bleu.



Photo: Sanh, notre photographe attitré



Monday, 29 October 2007

J'habite Fenêtre sur cour Une chambre avec vue sur l'amour

Ca fait bizarre de revenir. Le tram est rouge ici. Les arrêts n'ont pas les mêmes couleurs, et puis les noms. Le frigo est tout grand, et il y a toujours à manger. Mes affaires ont bougé. Je porte des fringues de ma soeur, je ne retrouvais plus les miens. Et puis je redécouvre la joie d'avoir et le net et la télé et les plats de maman, tout ça en même temps. Ma soeur elle m'a manqué. Les gens, le blog, l'écriture. En flânant sur le blog d'Anarph, j'avais envie d'écrire à nouveau. Cette envie là, soudaine, qui ramène les papillons dans le ventre. Puis quand on écrit, on rêve un peu plus. J'avais oublié de rêver un peu.


J'ai quitté l'appart à 11h43 le samedi en fermant à double tour. La valise semblait lourde, pourtant je n'avais presque rien ramené. Juste quelques cernes au coin des yeux et des transformées de Fourier en stress. Ca fait deux mois que je ne suis pas rentrée à la maison. Deux moi que je suis là, à courir après le temps et les trams et des heures de sommeil. Des nuits nous manquent, des jours aussi. Ca ne fait que deux mois. Deux mois qu'on se tapote dans le dos qu'on rigole qu'on avale la fumée qu'on s'envoie des messages qu'on s'allonge à côté sur le dos en haut de la montagne, on se connaît. Déjà. Comme si ça faisait deux ans. Il y a tellement de souvenirs qu'ils débordent de mes poches même de mes tiroirs. Il faudrait que je m'achète un long fil pour les attacher, ils ne se perdront pas en route. Ou du patafix superglu. J'aimerais bien savoir dessiner tout ce qu'il y a dans ma tête. Faudrait que j'achète des caméras aux yeux.

J'ai tellement de choses à dire mais je n'ai plus le temps. Je n'ai plus les mots je les laisse s'envoler, juste les instants dans les mains et encore. A raconter en un seul tour il y a les 45 minutes à rester bloqués dans l'ascenseur à 5 le jour de l'anniversaire de F., le bar africain et puis le café Jazz d'été, Lyon Lyon et Lyon en moto la nuit avec plein d'air et du vent dans les cheveux, le Tête d'or un après-midi et du soleil et l'odeur des gauffres, le déménagement, Kofee, le jour de la rentrée où je me suis perdue dans le campus alors que l'école n'était même pas là-bas, le pot d'accueil au Bukana, les soirées, les prénoms que je n'ai pas réussi à retenir, le week-end en Ardèche le canoé la flotte le soleil la piscine le ventri-gliss la soirée sous le chapiteau le parrain que j'ai adopté les fous rires à n'en plus finir les nuits presque blanches les Américaines les crémaillères les garçons les histoires les potins. J'aime ne plus avoir du temps pour me poser. J'aime râler de ne plus avoir du temps pour me poser. J'aime être en retard le matin, me cacher du vent froid au réveil et marcher jusqu'à l'arrêt de tram avec les cheveux encore mouillés. J'aime me dire que bientôt j'irai chercher Anarph à la gare en courant avec les cheveux mouillés et qu'on se fera un autre Soulac à nous, allez je te paie ton paquet mais viens. Je te prêterai même ma boîte à musique la fameuse.




Demain je bosse. Ou demain de demain.
Il faut que je dorme aussi j'ai besoin de rêves d'un bon paquet.



Tuesday, 28 August 2007

I carry the Sun in a golden cup, the Moon in a silver bag.

.A comme Aller-simple
.B comme Bisous
.C comme Casablanca
.D comme Délice
.E comme Esmeralda
.F comme Folie
.G comme Garden State
.H comme Hirondelle
.I comme Irréel
.J comme Joconde


.K comme Kenzo
.L comme Lou Reed
.M comme Monsieur Chupachup’s
.N comme Non-dit
.O comme Ombre
.P comme Prada
.Q comme Questionnaire
.R comme [la vie en] Rose


.S comme Superman
.T comme Thé
.U comme Una furtiva lagrima negli occhi suoi spunto
.V comme Voler
.W comme Wasabi
.X comme [e]Xception
.Y comme Yvan Marciano
.Z comme Zach Braff

[*]



Photo: Moi par S. le photographe, il est trop chou alors un bisou.

[*] Questionnaire de monsieur Chupachup's :)
Vive toi, vive nous, vive la 205!


EDIT: Je viens de remarquer que j'étais un brin plus active en Janvier
que tous les autres mois.
L'effet de la nouveauté, ah.
Ou alors je deviens très fainéante avec le temps.


Sunday, 26 August 2007

C'est le voyage imprévisible entre des lieux qui n'existent pas




Je reviens. Avec les frissons sur les bras à 5h20 du matin devant mon ordinateur et les souvenirs qui restent encore un peu sur la peau. Depuis quand on est là et quand devra-t-on partir? Puis puisque la Terre est ronde, les gens se retrouveront-ils un jour, par hasard dans la rue juste comme ça. Je ne sais pas moi, je m'interroge. Il faut encore rêver un peu, non? Non. Un peu plus que ça.


11.08
Je ne me suis pas levée à 9h comme voulu.
Il m'a appelé, je me suis réveillée en sursaut et j'ai couru le retrouver et tout ça en 5'. La 205. La casquette que je n'aimais toujours pas. Monsieur chupa chup's en sucre, ha.
Je lui ai montré la ville. Il a aimé. Je lui ai montré les petites rues. Il disait qu'il habiterait bien ici. On marchait. On rejoignait la voiture. Le vent dans les cheveux et il chantait alors que je rigolais à côté. Les gens nous regardaient. J'aimais.

12.08
4h30 du matin. Des bras chargés. Entre le froid et le brouillard et nos têtes embrumées, je voyais l'été belfortain derrière nous. J'ai souri doucement et je me suis endormie puis me suis réveillée avec du Bénabar dans les oreilles. Vacances. Il faisait un peu plus beau.
Amélie Plage c'était. Avec des rochers comme ceux de mes souvenirs et l'océan bleu à l'infini. Je plânais. Je fermais les yeux et j'ai respiré puis retenu mon souffle. Il y avait du monde, des filles, des enfants, des seins nus et des lunettes de soleil. Il y avait des vagues, du sable. Des vagues. J'ai perdu ma boucle d'oreille gauche et mon élastique noire et à plusieurs reprises, mon maillot. Mais je suis du genre maline vous voyez, alors je suis restée sous l'eau et je me rhabillais discrètement. Les vagues presque dans mes souvenirs.
Le soir, à défaut de m'appeler par mon vrai prénom, les gérants du camping ont choisi "Beauté" comme surnom. Et puis Gaby, l'un d'eux, nous a conseillé d'aller au pub. Le pub, c'est bien. On était bien. Se retrouver.

13.08
Il écrivait dans son carnet de voyage, il m'a fait lire les premières pages. Touchée. J'aurais aimé pouvoir raconter des choses ainsi. Mais j'en suis incapable.
Le temps faisait un peu la tête, j'ai dormi. Je suis une vraie marmotte des fois. Dormir par terre ça fait des courbatures.
La rue piétonne de Soulac est jolie la nuit. Non pas que dans la journée elle ne l'était pas. Juste que je la préfère la nuit. On n'avait qu'à marcher tout droit et sentir l'air de l'océan venir nous caresser pour être heureux. Je l'étais. Deviner les vagues au loin et l'instant d'après, se fondre dans la foule des gens des bières des cigarettes des regards des allez-viens, Jo.

14.08
Lever tardif. Plage et sable fin. Il y avait du monde, des filles, des enfants, des seins nus et des lunettes de soleil. Il y avait des papas aussi, je les ai trouvé très sexy avec les gosses [sourires]. Je suis tombée amoureuse mais je n'ai pas pu demander son prénom, son papa l'a enlevé un brin trop tôt. Je suis trop timide.
J'ai marché seule sur la plage. Laisser les vagues venir à mes pieds, retourner et regarder mes pas s'effacer. Comme les souvenirs. Le temps.
A 5h du matin, il m'a envoyé un message disant qu'il serait "ailleurs..." pour la nuit. Je parlais à Frédéric qui avait un air ailleurs, les cheveux sur le côté et les yeux bleus. Je n'ai pas revu le groupe le lendemain, ni l'Allemand [et sa copine]. Ni le Bordelais qui voulait me parler et qui avait trop peur de sa madame qui n'était pas loin, ça m'a fait sourire.

15.08
Dernier jour. En sortant de la douche le cuistot du camping me disait "Ca va Beauté?" et je me suis rendue compte que j'avais le numéro de Gaby. Je ne lui ai jamais envoyé de message, je suis cruelle.
Il est rentré, comme un guerrier revenu de la grande bataille, décoiffé crevé avec des traces de la guerre, un brin sexy avec la chemise verte froissée. Et la migraine.
Dernier soir. En ville. Foutu dernier soir. On aurait dû rester. Le temps filait, filait. Je lui parlais, parlais. Un parfum doux et amer de la fin. J'avais le regret au fond de la gorge. Mon ventre se faisait des noeuds tout seul. Il y avait... Nuit blanche. Le soleil qui se lève. Pour le départ. Je ne voulais plus.

16.08
Le retour était silencieux. Il a mis Aldebert et "Un ange passe, dans les cieux". Je prenais les nuages avec mes doigts, l'envie de faire demi-tour demi-tour juste un demi.
Des mots qui me trottaient dans la tête, des choses, des visages, l'accent marseillais, l'odeur de la bière, des petits jeunes à la mode et le barman que j'ai fini par trouver très bien, Rouen, la fumée, les filles qui lui parlaient, lui qui me parlait et ses cils, la 205, le sable dans mon sac, la pluie, la pluie quelque part dedans dehors sous les nuages aussi.

17.08
Il m'a réveillé alors j'ai sursauté à 4h du matin. Au revoir. On faisait semblant de sourire. Un sourire contre un soupir. On s'est enlacés. Se réveiller.




Photo: deviantart que j'ai retouché.


Il y a des choses que je n'ai pas dites ou juste, oubliées, mais.
On le sait, qu'elles ont été là et qu'elles le seront.




Saturday, 11 August 2007

Said hey honey, take a walk on the wild side




Je dois me lever à 9h demain pour attendre la jolie 205 et le monsieur qui va me faire des bisous sur le front. Ca faisait longtemps que je ne me suis pas levée si tôt. Alors j'ai mis le réveil. J'ai pensé à aller dormir à 22h. Puis 23h. Puis je suis toujours là. Je me disais que si je me couchais à 1h, j'aurais 8h de sommeil, ce qui est correct. Puis il est 2h, ce qui me ferait 7h de sommeil. Et le temps file. Et je reste là. Et je compte toujours à l'envers.

Il avait dit que j'étais volatile. Changeante et désespérément insaisissable. Alors j'ai pensé à la fumée et des brises de vent. C'est que je doute trop pour être sûre et que j'avance parfois les yeux fermés pour faire semblant d'y croire. J'ai la trouille de trop de choses aussi. Il faudrait donc me coller avec de la colle super-glue ultrapuissante?

Je n'aime pas quand on ne me répond pas. C'est facile de passer un coup de téléphone, pourtant. Juste choisir les boutons et puis attendre. Attendre pour murmurer des petites choses ou pour raccrocher et fuir. Mais non, même pas.

Il fait trop froid pour un mois d'août. J'ai une rose rouge dans le salon. Et il me reste 5h de sommeil.


J'ai rajouté des chansons dans la radio en haut à droite.
Promis, quand j'aurai la motivation, je ferai une vraie radio.
Pour l'instant elle fait sa capricieuse, elle ne marche que sur IE apparemment. Saleté.
Mais essayez-la, quand même, et dîtes-moi donc.



Friday, 3 August 2007

Do you want to go to the seaside? I'm not trying to say that everybody wants to go

Quand Mathieu m'avait dit "Ouuh, le dernier d'Aphone est très très bien", je suis allée voir et. Purée, l'amour ça donne envie. Le mois d'août nous fait tourner la tête alors, on se paume, on se perd, on se pend.


Au supermarché j'ai vu Guillaume, un garçon qui était dans ma classe en Première, je crois bien. Marina était dingue de lui mais il ne l'a jamais su. Il ne parlait jamais. On ne se parlait pas. Et il avait de ces yeux bleus. A la pause il était toujours avec ses copains, à sourire doucement les mains dans la poche et le regard un peu ailleurs. C'était son air timide qui m'est resté. L'année dernière, en boîte, il est venu me dire bonjour. Il se souvenait de mon prénom et j'ai trouvé ça surprenant.


J'ai hâte de partir voir la mer. Qu'on s'enivre sur la plage qu'on s'oublie un peu. Qu'on compte les étoiles, qu'on compte les fous rires des envols. On se fera des pique-niques de nuit aussi, dis? Et des 'bonne nuit' sur le front. Ah.



Cette photo t'est dédiée, Doby.
Vive les Crocs, bisous.


ANNONCE DE VENDREDI:
Je cherche un logement à Grenoble pour la rentrée. Ou une colocation.
Si quelqu'un est au courant de quelque chose, qu'il me le dise et je lui ferai un gros bisou.
Je suis gentille et je ne mords pas, enfin... sauf si on me mord.
Et je sais faire à manger et des massages en plus de ça.
J'ai de longs cheveux noirs, ça compte?


Friday, 27 July 2007

Just for now


Panne d'inspiration. Je me sens vide. Gauche. Inutile. Laide. Sans parler de tous les défauts que j'ai pu me trouver ce soir. Feelings suck.

Je me demande comment je fais pour toujours me retrouver dans une histoire sans queue ni tête à chaque fois. D'après Personne numéro 1, je ne rencontre pas les bonnes personnes. Ce qui est vrai. Quand je rencontre quelqu'un que je pourrais enfermer enlever kidnapper, il se débrouille toujours pour rester incernable. D'après Personne numéro 2, je veux quelqu'un qui n'existe peut-être pas. Un mythe, un concept, une théorie, une illusion, une espèce irréelle. Ou déjà exterminée avant que je sois née, God knows. Ou sinon, je ne sais pas que ce que veux. C'est super vrai. Feelings suck.





L'après-midi en ville était une terrasse entre l'ombre et le soleil. Des histoires de filles et des granités à la fraise et un petit tour du centre commercial pour retrouver Doby. Tu sais que tu m'as vraiment fait tourner la tête? Huhu jusqu'à 2h du matin ça tourne encore, c'est pour dire. Et le parfum, il est resté un moment dans le couloir après ton départ, c'est marrant. Au début je croyais halluciner. J'aime bien.


C'est étrange en ce moment. Je pourrais tomber amoureuse de quelqu'un rien que pour ses cheveux. Qui partent un peu en vrac et qui m'embrouillent. C'est tout juste irrésistiblement beau.



J'ai des frissons, la nuit.


Photo: un des jolis moments avec le triangle de Charpennes
- dont [lui] et [lui],
thank you sweeties :]



Tuesday, 17 July 2007

Ainsi que des nuages, comme des navires, telle une ombre...


Je me suis réveillée à 6h du matin. J'ai rêvé. En ce moment je fais des rêves inattendus. Des gens qui reviennent, des visages que j'ai oubliés, enfin non je ne les oublie pas. Juste que le temps nous éloigne. Tout nous éloigne. Je me réveille. Petite mais bien méchante claque. Je tombe? Par terre. Devenue trop lâche pour voler. Trop lasse de courir après des ombres dans l'ombre. D'y voir l'idéal un peu, lui. Je ne sais pas moi, je n'y peux rien. Je veux juste du vent dans mes cheveux. Je cours je m'enflamme je m'emballe je trébuche je ne sais pas très bien mes pas. Comme un gosse qui apprend à marcher, sauf que, personne ne sera là pour me tenir la main.

J'ai passé tout l'après-midi à découper et coller les morceaux de souvenirs, dans un petit carnet.

Dis-moi juste, dis moi quand ce sera mon tour d'être recollée?


Quand tu liras "A la recherche du temps perdu",
ou que tu découvriras l'oeuvre de Claude Monet,
tu seras fière d'être associée à l'idée des "nymphéas".





Sunday, 15 July 2007

A côté, des coeurs en fleurs

Ca faisait longtemps que je n'ai pas écrit depuis cet ordinateur. 4 mois. 16 semaines. 112 jours. Je suis trop paresseuse pour calculer les heures et les secondes, puis c'est mal de faire des multiplications à 4h du matin.


J'ai mal au ventre, j'angoisse un peu pour l'année prochaine oui j'ai peur. Je doute. Je me perds, j'aimerais plein de choses mais je ne sais plus. Je suis une machine à questions, et si je me taisais? J'ai tenté de dormir mais le portable m'a réveillé. La nuit est calme, les rêves aussi. Je me mets à repenser à ces instants passés, je me mets à vouloir faire de ma vie un Eternal Sunshine. Je me hais des fois. Et puis est-ce qu'il, lui, celui qui? Est-ce que, juste un peu? Quand est-ce qu'il se décidera à passer sa main dans mes cheveux? Ou juste murmurer un truc que je ne comprendrai pas avec un sourire au coin, que je puisse m'inventer plein de choses niaises du genre "dis, et si je t'embrassais?". Juste faire semblant d'effleurer ma main. Juste, me sourire tout près. Chut,. C'est juillet qui veut ça.

Ca sent l'été sur mes lèvres. Le ciel infiniment bleu.
C'est un tableau de la ville avec des tâches de couleurs dans tous les sens. J'ajouterais bien le goût des cerises et le chant des vagues aussi. Juillet est joli à en tomber amoureuse.

Oh et puis. J'ai revu Mathieu, assis sur les marches et Dine à côté agitant les bras. Ils avaient ce sourire des gens heureux, j'ai souri à mon tour et je me suis dit que Dine a les mêmes cheveux que sur la photo qu'elle est jolie. Alors à nous des histoires des questions des glaces des films et nuit blanche, Mathieu m'a fait un bisou sur la joue à l'épicerie, c'était mignon. On a changé, des choses ont bougé, mais l'essentiel est toujours là. Ca m'a fait du bien. Sur les quais on s'est quittés, je ne me suis pas retournée pour regarder le train partir, je n'aime pas les au revoirs. Mais, on a encore l'été la mer les concerts et gala. Encore tout ça et le reste, promis.

La nuit est calme. Je vais partir rêver.
Ca sent le soleil sur ma peau. Il me trotte dans la tête, ses cheveux.



Photo: deviantart

S@Lyon "honey, I'm home"!
Alors ça fait quoi de ne plus avoir quelqu'un qui t'attend sur les marches en rentrant? :]




Monday, 2 July 2007

J'ai oublié le titre... Mais on s'en fout, alors.



J'ai pris des gants roses pour faire la vaisselle à midi. Je ne dors toujours pas assez, en plus il fait froid, toujours. Mes mains sont froides, c'est le mois de juillet pourtant. Je ne sais plus ce qu'il faut que je fasse et ce qu'il ne faut pas. Je l'attends, "on verra ça" et rien n'est venu. Il faudrait que je range mes cours et la valise qui traine. Que je finisse de remplir les dossiers d'incription, et attendre. Je veux aller à la mer sauter dans les vagues crier jusqu'à ce que je perde ma voix. Je. suis en manque de sensations.



Dans deux heures et demie je serai en entretien.
J'espère qu'ils ne vont pas poser des questions tordues,
du genre "Quand vous avez des rapports sexuels, mettez-vous des préservatifs?".

[Bouwou, ]



Thursday, 28 June 2007

So this is goodbye [Like these autumn leaves, I don't have nothing to hold.]

Dimanche 13h30.

Je regardais la terre qui s'éloignait de mes yeux. De l'autre côté du hublot. Des gouttes de pluie qui courent et qui ressemblent à des billes de nos cours de récréation. Je n'arrivais pas à réaliser la fin. Je ne réalisais plus rien. Et ce temps, ce temps me fait toujours déprimer. Je me disais qu'il pleuvait de me voir partir.


Un peu plus haut, j'ai cherché la ville des yeux mais. Je ne savais pas de quel côté c'était alors, mince je ne voyais que des champs verts gris. Je n'ai jamais volé avec de la pluie. Il y avait des nuages de partout, des tout petits bouts suspendus à un rien du tout et je m'émerveillais. Comme dans un demi-rêve. Comme dans un film de Michel Gondry où tout vole et se mélange et se suspend au milieu de nulle part. Là-bas on dirait de la barbe à papa qui s'est échappée des mains d'une fillette de 6 ans. Juste en-dessous de mes pieds, il y avait des cercle de cotons blancs, comme ceux de maman. Je voulais me gonfler d'air pour pouvoir englober toute cette douceur à l'intérieur. Près du coeur. Je me disais que j'aurais aimé poser mes pieds dehors et danser, avec une robe blanche et un ruban bleu.

Puis on est entrés dans les nuages. D'un blanc immaculé qui me faisait cligner les yeux. Même quand je les fermais, ils clignaient encore. J'ai traversé des nuages et je les ai vus se décomposer. De la fumée qui caressait l'aile blanche. Au début je me disais qu'il y avait un problème technique parce que l'aile clignotait alors que c'étaient les nuages qui passaient. Je me disais aussi que le paradis, je l'imaginais presque comme ça, avec des bancs en plus et de la musique sur des branches de feuilles d'automne.


Quand on a commencé à quitter les nuages, j'ai susurré un "Ô" tout rond et j'ai pensé à toi Mathieu. Tu te souviens dans ta 205 rouge une fois, tu tenais ton chupa chups dans une main et tu m'avais dit "regarde les nuages là-bas, on dirait qu'ils sont dessinés, j'aime bien quand c'est comme ça". Il y avait de la lumière autour, comme si quelqu'un s'est amusé à refaire le contour des nuages gris en blanc. Et puis des rayons de soleil qui cherchaient à descendre sur terre mais juste un peu pour qu'on ne les voie pas trop. Là. C'était pareil, et le tout dans un ton orangé. Je n'osais à peine respirer, je me disais que t'aurais dû venir avec moi juste pour regarder ça.




Tout commence à me manquer maintenant que j'ai le temps de réaliser. C'est si étrange de revenir. Ici, flâner dans les rues désertes la nuit et penser à nos escapades nocturnes, aux sons, aux visages, aux goûts. J'aimerais prendre ma valise et repartir. Ah mais ma valise elle est toujours coincée quelque part entre ici et là-bas. Comme le soupir qui m'a échappé dans l'air tout là-haut. Je me disais que, non, rien.



J'ai ramené la pluie d'Angleterre dans mes cheveux.
Je croyais l'avoir laissée là, au bord de la fenêtre et la rose.

So, This is goodbye.




Wednesday, 20 June 2007

J'ai envie de le revoir. Le garçon aux cheveux chaotiques


Il y a des oiseaux qui chantent au bord de la fenêtre. C'est joli joli. Des bouts de ciel qui résonnent dans la journée qui tombe; le crépuscule a un goût de miel et le mois de juin. Je n'ai plus le temps de rêver la nuit. Ni le jour d'ailleurs. Je voudrais des minutes, elles courent et je m'essoufle.

Cet après-midi je suis passée devant les jardins de roses. Des pétales qui sentent l'été, la vie et le sourire enivrant. Les nuages étaient bleus, blancs, gris. Un bordel de cotons qui s'emmêlent et s'embrassent au dessus de ma tête, bien trop haut pour que je puisse en mettre dans ma poche pour la nuit. Le vent soufflait dans mes cheveux et je les regardais voler. J'aime bien regarder les cheveux qui volent, des instants doux vraiment. Des particules noires qui ondulent, qui s'en vont et qui reviennent m'effleurer. J'aurais pu fermer les yeux et m'endormir là, debout. Figer mes secondes de vie pressée.



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Mon coup de gueule.

Mademoiselle, si tu passes par là - et je pense que tu passeras.
C'est flatteur de voir qu'on apprécie mes images et écrits
et ça ne me dérange pas du tout qu'on les cite ou emprunte.
[sans se les approprier]
Mais, aussi, ne crois-tu pas que ce serait bien d'indiquer leur provenance?
Je parle aussi pour Math07 et Ecilora. Ceux que j'ai reconnus entre les pages,
pour le moment.
Voilà. Au plaisir.





Sunday, 17 June 2007

Confessions intimes



Puisque Sophie me l'a demandé et puisqu'Ecilora l'a fait...






Oh, et il y a eu ça aussi, hier matin:

Kofee dit :
bizoooooooooooooooooo
Kofee dit :
uhuh
Kofee dit :
comment je te saute dessus
@}-;- dit :
bonjour bon dimanche!
Kofee dit :
on est samedi !
Kofee dit :
lol
@}-;- dit :
ah oui
@}-;- dit :
merde


J'ai encore plein de choses honteuses et bizarres à raconter mais, je ne vous dirai pas tout quand même.

Maintenant, à Kofee (fait!), Dine, Anarph, Sanh, Naima, Aphone, Math07, Ryne, Vanessa... Tous ceux qui passent dans le coin et qui sont gentils :)

*veux tout savoir, ha!*






Wednesday, 13 June 2007

And he said...

C'est peut-être bête de le dire mais il m'arrive de sourire comme un idiot en pensant à toi.


Il pleut. Des toutes petites gouttes et puis ça n'arrêtait plus. Comme si ça faisait longtemps que le ciel n'était pas allé dans son coin pour pleurer.


Des perles de pluie sautillent sur ma joue gauche et mes cheveux et il m'a dit. Il m'a dit "prends mon soleil et souris". C'était doux. Comme une sieste des après-midi d'été, des rêves qui volent, volent volent.







Tuesday, 12 June 2007

Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d'inconnu, par une dernière illusion à détruire





J'écris beaucoup de mails en ce moment. Tellement que j'en oublie le reste. Ce blog par exemple. D'ailleurs personne ne s'est demandé si je suis encore vivante ou si je me suis fait manger par une araignée géante, je suis déçue.
J'écris des mails et je raconte ma vie, parler de tout et de n'importe quoi, des siestes, du piano, des malabars, des occasions manquées et de la pluie sur les toits de Paris. Et des vieux immeubles qui m'enchantent.
J'écris et je me souviens de comment c'était que de guetter les réponses, de partir et de revenir sans cesse juste pour voir Boîte de réception (1) et sourire. C'est dingue comment on s'habitue vite à ces présences [inconnues]. C'est comme une drogue douce dont on ne veut pas se détacher. Ma glace à la noix de coco, à la framboise ou à la vanille, à la fraise, au caramel, je ne sais pas, juste que c'est drôlement chouette. J'écris, je réponds, j'envoie, j'enregistre, j'ai aménagé une place pour tout ça dans un coin de mes journées, avant les samedi matins je regardais Cédric sur la 2 ou la 3 je ne sais plus, maintenant j'écris des mails et ce que je lis m'impressionne. Je trouve que c'est bien d'être impressionné.


Et puis ah oui, il y a aussi un garçon qui a les yeux verts et un tatouage et qui me chante Saez à la guitare*. Il a une jolie voix. Je lui avais raconté que cet après-midi à la pause dans l'herbe, la marguerite m'a dit qu'il ne m'aimait pas du tout et il m'a dit que "C'est bien la preuve que la divination par les fleurs, c'est des bêtises" et je lui ai fait un grand sourire mais ça il ne l'a pas vu.

Dans deux semaines je rentre. La soutenance me stresse déjà un peu quand j'y pense, mais vu que je n'y pense pas encore très souvent, mon coeur va bien.
Les derniers rescapés partent. Tout le temps j'entends les roulettes de valises, et des claquements de portières; ma voisine la blonde s'apprête à partir elle aussi puisqu'il y a plein d'affaires dans le couloir. Stuart est parti tôt ce matin pour l'Espagne et il m'a laissé Donnie Darko avec un petit mot dessus, je trouve ça mignon.



Sunday, 3 June 2007

Tasty June





Au milieu de la ville j'ai commencé un rêve. De pomme verte et de glaces à l'italienne.
Et les mots, je les ai soufflés dans le vent. Juste là pas tellement loin.




Friday, 1 June 2007

Pourtant, à la fin, je me souviens de cette seule interrogation : est-ce si grave de ne pas aimer, toujours?

J'ai plein de petits documents qui trainent. Là où j'ai déposé quelques lignes de mes mots et que j'ai abandonné, systématiquement, je ne sais même pas pourquoi. Je déborde de choses à dire et d'images à raconter, pourtant je n'arrive pas à les écrire. Ma chambre est en désordre depuis lundi, du coup le soir quand je rentre je pousse mes habits dans un coin et le matin je les remets en place en coup de vent. J'ai un pound tombé par terre sous la chaise aussi, mais à chaque fois j'oublie de le ramasser. Tout comme j'oublie d'envoyer des photos aux gens. Les heures me font tourner la tête, j'ai toujours un temps de retard.

Hier soir, hier soir j'ai ouvert ma fenêtre et une arraignée est venue squatter mon bureau. Panique panique sur MSN j'avais dit à Stuart que j'ai vraiment peur de ces petites bêtes et il a demandé si je voulais qu'il vienne la tuer. Puis après 10 minutes de combat j'ai réussi à la pousser sur un morceau de papier qui s'est envolé dans la nuit. Ah non je ne pollue pas la ville.

Imaginez la nuit, quand je serai en train de rêver de mon prince charmant qui n'est même pas foutu de venir me récupérer, la bête viendra me piquer dans le cou et là, personne ne saura que je suis foutue. Ils penseront juste que je fais ma boudeuse et que je dors toute la journée comme l'ours tout l'hiver.






On est d
éjà en juin, les Anglais sont en vacances. Il y a comme un vide quelque part, au milieu de nos rires. Dans les frigos, sur la table, dans la cuisine. Sur le meuble où il y avait les télés encore une semaine, dans le couloir. Sam est parti en laissant la lumière dans sa chambre, Adam lui a oublié de finir son bol de cérérales, c'est quand même dingue mais il est craquant [et on le lui pardonne, évidemment]. Alors, on n'a plus à se plaindre de la musique trop forte la nuit ou se demander qui écoute quoi, puisque maintenant c'est si facile quand ils sont presque tous partis. Parfois même en descendant les escaliers il n'y a plus que le silence. J'avais dit à Poulet que souvent je m'attache trop vite aux choses. A ces personne que je ne connaissais que depuis 2 mois, à mon lit ma chambre ma rose séchée au bord de la fenêtre. A ce clavier anglais sans accent auquel je commence à m'habituer, à ce fauteuil vert de tous nos midis, à ce miroir dans lequel je me vois tous les matins, au soleil qui me réveille puis ces gens ces gens et leurs sourires qui brillent. Et dans un mois. Plus qu'un mois. Mais pourquoi je compte les jours.
[qui restent et qui s'en vont?]



Ce soir je vais voir Pirates de Caraibes,
après je demande à Johnny Depp de m'épouser
et à Orlando Bloom aussi.

Je raconterai Londres une autre fois.
Londres que j'aurais voulue parcourir avec Sophie ah Sophie.
Tu sais, c'est parce que tu n'
étais pas venue pas que la ville a pleuré
tout le week-end
et même le lundi qui suit.





Thursday, 31 May 2007



Et c'est alors que m'est revenue cette vieille blague. Vous savez, celle du gars qui va voir le psychiatre et qui dit: "Docteur mon frère est dingue, il se prend pour une poule". Alors le docteur lui répond: "C'est simple, faîtes le interner". Et le type dit: "Je ferais bien mais, j'ai besoin des oeufs!"

Moi, c'est un peu comme ça que j'ai tendance à voir les relations humaines. Au fond elles sont totalement irrationnelles, dingues, absurdes. Mais, il semble que nous faisons avec parce que la plupart d'entre nous
ont besoin des oeufs.


[Annie Hall - Woody Allen]




Friday, 25 May 2007

Strange fruit




Il y a comme un parfum. Un parfum sur ma main. C'est doux. Doux doux doucement enivrant.


Edit, neuf heures treize: Je n'arrête pas d'essayer d'écrire quelque chose de cohérent. Ca n'a pas l'air de marcher vu que je clique toujours sur Modifier après. Juste, ça va bien, même très. Il y a même le soleil en pleine face quand j'écris alors imaginez. C'est le joli mois de mai depuis aujourd'hui 2 heures 27 minutes et 30 secondes. Non je mens je ne sais pas quelle heure il était mais cela importe peu. Poulet écrit "Just be" et moi j'ai piqué en le changeant en "Just [be]li[e]ve". Croire qu'on va finir par être comblé, peut-être?




Je re-vais au lit, vous embrassant avec grâce.


Monday, 21 May 2007

Et puis l'histoire qui revient. Toujours la même histoire. Le même désaccord.

Des choses prennent parfois un goût d'irréel au réveil. Comme si tout ce qui existait ce matin encore ne l'est déjà plus. Des mots des cris des sourires et des visages des mains. Des mains chaudes vous savez, des mains qui nous serrent, des mains avec du vernis rouge, des mains qui font signe de loin, des mains qui effleurent. Des étreintes, et pour répondre au "Show me some love" je disais "I don't have any love to give" mais je me savais menteuse de toutes façons. Des mots qui raisonnent dans la tête, quand je regardais autour et que je pensais à lui ou à quelqu'un d'autre. Ou à l'autre encore mais je ne veux pas me l'avouer.

J'ai pris Chicken Toofan, le plat avec 4 images de piments à côté et je crois que c'était le seul du restaurant. Ca faisait longtemps et ça me manquait, ces plats trop épicés. J'aimerais que ma vie le soit aussi. Les choses ne le sont pas assez et puis les jours sont gris, d'un gris interminable. Alors on est là, s'extasiant devant chaque rayon de soleil qui se montre et sourire heureux. Du moins, croire que l'on est. Cons mais heureux. J'ai une rose rouge au bord de ma fenêtre. Et j'avais compté, il y a 3 rayons de soleil ce matin.





Acédie, oisiveté, paresse du coeur, ennui, mélancolie.



Monday, 14 May 2007

Una furtiva lagrima Negli occhi suoi spuntò

La pluie. Les nuages gris. Le chant des oiseaux et l'horizon rougêatre quand on est parties se coucher. Je souris. Je prends une bière et je regarde le barman faire des cocktails. Ca sentait la menthe, ça sentait bon. On va au Jazz club. Il y a du monde, il y a des Français, il y a un Portugais qui ressemble à Karembeu qui a fait ses études en France, il y a une fille avec un haut à pois il y a une fille en mini short avec de jolies jambes il y a une jolie serveuse, il y a un mec en costard puis un autre avec de jolies lunettes, il y a. La musique. Le batteur avec cet air d'artiste passionné. Le chanteur avec cette classe-là des gens d'autrefois. Cette belle folie. J'ai poussé un cri de groupie en entendant du saxo au coin de la rue. Je serais bien restée là. A m'assoir par terre et. Je l'écouterais les étoiles dans les yeux.

La pluie. Mon parapluie qui luttait contre le vent. Je luttais contre le vent. Ma jupe aussi. Je marchais. Il y avait Leatitia Sheriff dans mes oreilles et ça faisait longtemps, j'ai pensé à Doby. Je cherchais mon chemin en arrêtant les types bizarres sur la route, il faut croire que la pluie enlève tout autre type de gens. Je me suis dit qu'heureusement qu'ils ne m'ont pas tuée à la fin, puis après je me suis dit que c'était stupide. Je marchais et je cherchais les panneaux. Imperial War Museum North. Je fais des détours et je luttais contre le vent. Mon parapluie luttait contre le vent. Les regards furtifs. La pluie sur les quais a quelque chose de fascinant, comme la musique de Verdi.

La pluie. Des voitures qui s'impatientent. Des gens qui courent avec des frites dans la main ou pas. Des gosses trempés des visages indistincts des gouttes froides. Il m'a regardé et souri. Un inconnu. Mes bottes sont trempées. Titi est trempée. Le bus est coincé dans le bouchon, on le regardait avec insistance comme si ça pouvait le faire avancer. Les gens courent toujours. Avec ou sans parapluie. Le vent souffle et le paquet de gâteaux se vidait. Il ne faut jamais passer vers Manchester United à la sortie d'un match. Les supporters chantaient encore, les écharpes rouges mouillées. Je prenais le trottoir en photo mais c'était flou.



Wednesday, 9 May 2007

J'aimerais être un flan, un flan aux abricots, ou nature tiens ... un peu tiède, en vitrine dans une boulangerie



Il pleut encore. La ville est d'une beauté mélancolique, et les pas feutrés.
Je suis bizarrement instable.



Thursday, 3 May 2007

Come in, come in Come into my world I've got to show show show you



On m'avait parlé de Jeux d'enfants alors d'un coup ça m'a fait penser. Tu vois, comme le temps nous change. Et ce n'est pas comme si on n'y pouvait rien mais on ferait semblant de. Comme il te balayera de mes souvenirs un jour et comme il me balaye des tiens. Tu vois, comme le temps nous joue des tours. On parle d'hier au passé, le présent ne se conjugue pas alors. Ah mais si je te disais, tu me manques, tu me croirais? Puis même si je ne le disais pas.

Ce matin je me disais que c'était l'été en ouvrant les volets. J'ai mis ma jupe rose et elle volait un peu dans le vent. J'ai râté le bus, j'ai traîné dans le parc et je me suis assise sur un banc la musique dans les oreilles les cheveux ébouriffés. J'ai voulu prendre des photos dans l'herbe aussi mais j'étais déjà trop en retard, que de 10 minutes ou alors 15. J'aime respirer ce bonheur matinal et croire qu'à 08:08 quelqu'un a pensé à moi. Puis quand j'ai tenu la porte pour le blond aux cheveux chaotiques, il m'a dit que c'était [j'étais, avec un peu de chance peut-être?] mignon. J'ai souri en oubliant de répondre, encore.

Hier, j'ai fait tomber ma part de pizza sur la moquette et je me suis fait arroser d'eau et puis avec l'extincteur mais je ne sais pas vraiment ce qu'il y avait dedans. Paul dit que ça sentait en s'essuyant, je sentais juste ma cuisse gelée et le bras aussi. On a mis Eternal Sunshine of the Spotless mind et je n'ai pas pu m'empêcher de murmurer "The world forgetting, by the world forgot" en même temps qu'elle. J'avais envie de danser de courir de tomber sur la plage et dans la neige. Tomber amoureuse au milieu de tous ces gens et les narguer un peu et puis, et puis tourner tourner autour de lui qui me tiendra la main comme on tient une feuille d'automne et qu'il ne me laissera pas partir qu'il va me kidnapper pour une autre saison encore. Ce sera des morceaux de rêve que j'écrirais sur des bouts de papier dans un bocal avec les photos autour. Ce sera doux comme ce réveil sur la plage et puis cette pluie au milieu du salon et on se cacherait sous la table ronde en bois. Je piquerais dans son repas, juste un morceau ou deux histoire de et ce sera joli comme la marguerite qui me parlait d'amour au soleil.




Monday, 30 April 2007

Because the world is round, it turns me on



Je voulais partir me coucher mais finalement. Je n'en sais rien, j'ai envie de rester encore un peu. Il y a comme, comme un goût bizarre.

Je n'ai plus le temps de lire. J'entame doucement A scanner darkly et les pages se tournent lentement. Puis du coup à chaque fois que je tiens le livre je me dis que je devrais le couvrir et puis, je pense à. Ca doit faire peut-être beaucoup, pour un simple rien du tout. Mais je le connais tellement peu que je veux voir à travers, entendre ce qui ne se dit pas et tout ça.



Je n'arrive plus à faire des phrases avec les mots. Je les colle un peu au hasard et ça sonne creux, parfois je me demande pourquoi j'écris. Mais je ne parviens à peine à m'en empêcher.


. Running with scissors est étrange. Mais j'adore tout ce qui est bizarre alors, j'ai regardé le film en lisant le sous-titre en polonais. D'ailleurs, Co veut dire Quoi et ça se prononce To. Paul n'arrêtait pas de nous proposer du chocolat, je me suis tâchée avec et j'ai eu l'impression d'être retombée à la maternelle en découvrant ça. J'ai bu du Pepsi de Greg dans le verre d'Aladin de Paul.

. Vendredi soir on est allés dans un bar que j'ai adoré. L'Atlas est vraiment chic. Il y en avait un qui a mis ses lunettes de soleil en disant "Je suis aveugle mais je sens les belles choses" à Titi. L'autre m'a dit "Oui" quand j'ai demandé s'il était un bad boy. Il me disait qu'il voulait m'embrasser sur les lèvres, juste un petit bisou parce qu'il aimait mes lunettes et mon petit nez. Je comprends les Anglais bourrés désormais.

. Je vais souvent au sport, l'Angleterre m'a métamorphosée en grande sportive finalement. J'ai fait de la randonnée et ai failli m'envoler avec le vent et je suis allée supporter les jeunes de Manchester qui ont perdu contre Liverpool, dans la faim et le froid. Manchester United est grand, et j'aime beaucoup sa mascotte. Le match moins.

. Je mange des raisins à 1h45 du matin et j'ai rangé ma chambre dans la soirée, j'ai enfin un peu d'espace. Je me demande s'il va faire beau demain, que je prenne la grande ou la petite veste. Je ferme ma fenêtre et je lève les yeux, la lune est presque pleine ce soir, petit prince. Puis je me demande ce qu'il fait en ce moment même. Je suis toujours jalouse des gens amoureux, un peu.

. On me dit que c'est la première fois qu'il fait si beau en Angleterre en Avril. Que d'habitude il ne fait que pleuvoir, oh.
Il faisait nuit quand on est sorti du bar. Il y avait ce mec là dans le coin qui jouait du saxo, c'était comme si tout le bordel de vie autour s'effaçait, disparu enfoui oublié. Je suis tombée amoureuse de cet instant.



Thursday, 19 April 2007

All you need is love




Je m'empresse d'écrire pour retenir encore quelques secondes de ces 20 ans et.

I'm old again.

Rentrer tard et lire le message de petite soeur, elle me manque finalement cette petite fossette. Rentrer et écouter Peter Bjorn and John, monter le volume tellement fort et je m'en fous des voisines. Absolument. J'avais cette mélancolie [des ans] dans le ventre, j'ai envie de rire j'ai envie de pleurer j'ai envie de. Et je ne sais pas d'où ça vient. L'impression que d'un coup, tout se tient sur un fil.
Charles avait les tongs qui se collaient tellement sur le sol et j'ai ri à en avoir des larmes aux yeux. Les Anglaises sont si courtes, pardon, ont des choses si courtes qu'on ne distingue même plus le haut du bas. J'ai aimé cette soirée et j'ai envie de pleurer. Envie de plonger la tête en arrière, avoir peur de me noyer et mélanger mes soupirs à cette eau bleuâtre. Je prends mon souffle et je ferme les yeux. Je fonds dans ce foutu noir et cette odeur de cigarettes et j'en veux à mes yeux de rêver. Putain de rêve.


On a croisé Jonathan et son pote en revenant et ils ont tous chanté Joyeux anniversaire très tôt dans la matinée. Puis les embrassades en fin de journée et Paul est parti me chercher un cadeau dans le frigo. Il doit se dire que je ne me nourris pas assez et pourtant j'ai pris au moins un kilo. Il m'a ramené du fromage français et vu ma tête il a couru chercher autre chose. Mike est né le même jour que moi, il a de jolis yeux. Sam a cru qu'on faisait des crêpes dans de la bière et il était fier de raconter ça aux autres. Ils me font rire, Kate embrasse quelques gens et laisse Mike tripoter ses seins [Mike aime les garçons] et j'adore son accent de vraie british. Paul nous a demandé si ça arrive qu'on s'embrasse sur la bouche "accidentellement" en se faisant la bise.




Lui, celui de 5 ans au paravant m'a envoyé un joli mot. Il dit n'avoir jamais oublié. Ma date d'anniversaire. Je retenais mon petit sourire, le coeur s'est réchauffé soudainement. Il m'avait vraiment aimée.


[Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre cette affiche en photo]




Tuesday, 17 April 2007

Les parapluies à fleurs


Je ne me souviens plus pourquoi mais la journée était longue. Peut-être parce que mon réveil était grisâtre derrière les nuages. J'ai ce mal de tête qui traine, et la nostalgie qui vient de nulle part. Il y a ce goût d'amour au fond de la gorge, un genre de soupir un genre de regret un genre de désir ou rêve inaccessible. Des fois je ne sais pas quoi faire de mon coeur vide, j'aimerais. Le prendre dans les mains, lui faire voir un bout de ciel bleu et les branches vertes désormais, lui faire prendre un peu de couleur, lui faire sentir un peu Avril, le cajoler.
Le jour tombe, comme une feuille entre nos doigts. L'écran s'éclaire un peu plus et je me plonge dans le noir. Je pense à cette scène dans Magnolia, quand il crie J'ai tellement d'amour à donner mais je sais pas quoi en faire. "I really do have love to give, I just don't know where to put it" et il a pleuré. Cette douleur cette détresse et cette indifférence du monde, dans les yeux. Je frissonne et pourtant le radiateur est allumé depuis ce matin. Moi non plus je ne sais jamais où placer les choses, elles s'entremêlent et je me tourbillonne. Je suis comme une gamine à qui on a donné une robe de princesse trop grande, je la contemple sans pouvoir l'essayer. Comme contempler ceux qui se font des bisous dans le cou en me demandant pourquoi.

Quand il est sorti de l'ascenseur ce matin, un charmant brun m'a regardé entrer dedans et je l'ai regardé. J'ai aimé cet instant là. A midi il était là quand je suis sortie de l'ascenseur. Je voulais lui sourire mais j'ai oublié. On ne se reverra peut-être jamais.

On était dans ce vieux bâtiment d'Arts et de musique de théâtre de je ne sais plus quoi, et il y avait cette ambiance particulière. Du piano qui nous parvenait d'une salle et puis d'une autre, je marchais entre, j'étais bien. Les couloirs était étroits et interminables, les portes étaient vieilles et la bibliothèque m'émerveillait. J'aimerais qu'on me fasse une visite guidée, partout et dans la salle où il y avait la lampe rouge et Record écrit dessus, la salle de projection finale et puis qu'on me joue quelque chose. Je serai impressionnée, qui sait. J'aimerais quitter la terre ferme un peu. Un peu plus haut que les branches vertes et les jonquilles, ça suffirait.



Grand-mère avait de tout petits grains de beauté rouges dans le dos. Je les adorait.
J'en ai deux puis un grain de beauté sûr l'oreille comme maman aussi, mais on ne le voit pas.



[ Psss: Je veux un appareil de photo qui est bien.]





Saturday, 14 April 2007

And we don't care about the young folks, talkin' bout the young style



Les jonquilles ont quelque chose de spécial. Une beauté singulière du printemps. Je dis ça mais je n'en sais trop rien, j'aime juste le croire. Le temps s'adoucit et je sors presque sans veste désormais. Les jours se défilent, les heures, les nuits, les nuages et le printemps. J'aime tout ça, et ce qui reste.

Les vacances se terminent alors les gens reviennent à la résidence. Je croise mes coloc dans la cuisine et elles sont sympathiques, il y a une Tchèque qui parle très bien français et une jolie brune à la voix douce. La Française met des fois la musique à fond et l'Espagnole a un ami fort bien mignon. Un copain de la Tchèque m'a reconnue sans me connaître, quand je lui ai ouvert la porte d'entrée hier soir. Il a fait "Ah, Française? Tu vois je sais tout" et je lui ai souri.

Le matin il y a le soleil à ma fenêtre, je dors en petite tenue et j'aime rester en petite tenue dans ma chambre surtout le soir. Les gens commencent à faire des pique-niques dans le campus, on y respire de la vie. J'ai commencé à lire A scanner Darkly et le film est à 90%. Ce soir Morgane a mentionné une histoire d'amende de £50 si jamais on se faisait attrapper en plein délire de téléchargement.

En fait, Yohan ne s'appelle pas vraiment Yohan, il s'appelle Mathieu en vrai.
Et Kofee me doit un barbecue à côté du lac.




Le 18 avril, nous ferons une collecte pour les étudiants défavorisés de Castle Irwell. Voici un aperçu de ce dont ils ont besoin, les pauvres. N'hésitez pas à me contacter.
On Wednesday 18th April , we will celebrate the birthday of a malabar girl in Castle Irwell. This is a preview of good things.
Don't hesitate.


Je suis si fatiguée que je ne clique jamais sur les bons boutons et je commence à sortir plein de fautes d'orthographe, et puis j'écris avec un oeil ouvert. L'autre se repose.
je dors et la relecture attendra demain.

Photo: deviantart





Tuesday, 10 April 2007

In the sky just follow the blue blue light


Il y avait le son du piano et à côté, je rêvaissais. Je pensais au rêve de cette nuit et à son sourire que j'ai presque oublié. Son retour même illusoire et mon étonnement de voir que j'étais si affectée, encore. Même si. Des fois ça revient comme une feuille d'automne qu'on retrouve entre les pages d'un journal oublié. J'aurais voulu ne pas soupirer.

Dimanche je me suis assise sur un banc de Piccadilly park et j'ai fait tomber des miettes de gâteaux. Le soleil nous faisait cligner les yeux et les filles étaient en mini-choses déjà. Dans la grande rue il y avait des musiciens et mon tee bleu qui chantait avec sa guitare. Je crois que je reviendrai à Arndale très souvent.

Cold Mountain est triste comme un lundi férié et pluvieux. Et Yohan [supposant que c'est ainsi son vrai nom] me fait terriblement penser à Fanfan. Les mêmes yeux, je crois bien.




On ne se parle plus que très rarement et à chaque fois c'est comme si on ne savait raconter que des banalités et suspension. Je regrette juste le temps où. Les gens s'éloignent quand ils s'en vont et oublient quand ils tombent amoureux.




Thursday, 5 April 2007

Ticket to ride





10h05. Je viens d'enregistrer mes bagages. Enfin, juste la valise.

Courses contre les minutes qui coulent et bagages dans les bras. La valise fait presque la moitié de mon poids, j'ai un peu mal à la main. J'ai encore 50 minutes avant l'embarquement. Les gens passent et tout le monde attend. Il y a le wifi, Hub telecom mais il faut payer alors. Dans mon coin je fais mumuse et même que je n'étais pas la seule. Dans 5h je serai dans ma chambre. Room 38 house 27. Et j'aurai peut-être le net pour de vrai.

British Airways autorise un bagage à main + un laptop. Je ne le savais pas. M'enfin, de toutes façons je n'aurai pas été capable de me trimballer avec plus de choses encore, il faut bien que mes os se tiennent en place. Ils serviront sûrement encore.

10h30. Je vais commencer à y aller.
J'étais en retard à l'embarquement.

21h39. Je suis dans ma chambre et on a fini de dîner il y a pas très longtemps. Repas de choco avec du cherry coke et un peu de fanta zero pour moi. Il y a des maisons de filles et de garçons. La voisine d'en face est une française, d'après une coloc. Je ne lui ai pas encore parlé.

Il faut que je m'achète des bougies et je sais pas, un quelque chose qui est bien. La chambre est vide et trop vide, je n'aime pas.

La résidence est gardée 24/24. Des agents de sécurité parlent trop vite encore, on reste toujours là comme des triso à leur demander de répéter encore une fois. Les alentours sont jolis quoique bien désertés, on arrive quand tout le monde part en vacances.

Je crois que je voulais raconter encore plein de choses mais je suis trop fatiguée pour m'en souvenir. J'ai failli râter l'avion pour Manchester, les Anglais ne bossent pas bien vite et, pourquoi il y a toujours autant de monde dans les aéroports? Il y en avait qui étaient en chaussettes lors des contrôles, moi j'avais le sac et le portable dans les bras, c'était marrant (et péniblement long). J'ai cru m'écrouler avec mes affaires en courant vers l'embarquement. Puis l'attente et les bouchons. Mes heures se mélangaient entre métro RER Londres escale Manchester et aéroports et navettes et voiture et résidence et voiture et course poursuite pour retrouver Poulet.

Je vais aller dormir. Ma voisine d'en face parle sur MSN. Et je n'ai pas le net.




Photo: Oeuvre de mon collègue de travail :p On était sur un petit pont bleu au dessus de la route.
J'ai encore la flemme d'écrire pour de vrai alors je ressors mon 02042007.txt gribouilli par ci par là.
Je m'y remets bientôt.