Wednesday, 18 June 2008

N'importe quoi, sauf la vérité. Il n'y a que ça qui ne se vend pas.


Il y a la pluie et le parapluie rouge. La petite déprime du soir, le coup de téléphone du pianiste, lui, sa copine que je n'arrive pas à apprécier, mon vélo aux freins cassés, la chambre vide, les visites d'appartement. J'ai même dit au pianiste que je n'y crois pas à l'amour, pas en ce moment. Je ne crois limite en rien, à part l'amitié. Et je trouve que ce qui m'arrive est presque comique, si on enlève le côté déplaisant des relations.

Il y a cet appartement qu'on va visiter demain. Juste pour le plaisir des yeux j'ai dit. Il est genre au centre du centre, place Grenette deuxième étage avec duplexe et il y avait le mot "luxueux" dans l'annonce. Je ferme les yeux et je m'y vois bien là, à regarder les gens en bas et me raconter des histoires sur leur vie - des petits morceaux par ci par là mélangés au vent. Il y aura peut-être un bout de vrai, qui sait. Puis je serai ruinée aussi, les magasins sont juste dans la rue d'à côté, devant, à gauche, à droite, de partout. Encerclée, piégée, foutue quoi.

Il y a plein de départs et des absences qui marquent. Des petites pensées, des projets, des "allez on se réserve 2 semaines en août au moins" et on fera semblant d'être Bordelais un peu les bouteilles à la main ou en camping-car han le camping-car. Et la mer, il faut que j'y songe. La mer même avec le parapluie rouge soyons fous. J'irais bien à Paris aussi. J'irais bien quelque part pour chercher de la surprise. Quelque chose d'inattendu. En attendant.





Tuesday, 10 June 2008

Huit heure trente de mardi, note pluvieuse

On avance vers la fin. Et à chaque fois que je pense au mot "fin", j'ai le ventre qui se noue. Je ne sais pas pourquoi il y a toujours autant de choses à faire à la fin. Je n'aime pas le stress et on dirait qu'il m'habite désormais.

J'ai envie d'écrire, les phrases vont et viennent tout le temps mais dès que je me pose vraiment. C'est vide. Je n'aime pas vraiment le mois de juin, débordé et pluvieux. Cette vieille impression d'être privée de liberté, liberté de craquer boire dépenser danser dormir jusqu'à n'en plus finir. Liberté d'aimer, liberté d'avoir le droit d'exiger que quelque chose de bien se passe. Liberté d'insulter et balancer que les mecs c'est tous des cons mais crotte, pourquoi toujours me prendre dans les filets. Des histoires passées me rattrapent de temps à autre, pour une raison ou pour une autre. Des histoires présentes sont étranges, goût artificiel ou peut-être juste moi qui ai un soucis avec le mot "histoire" - encore un autre mot qui me turlupine. Parfois quand je tombe sur des mots que j'ai écrits, amoureuse, je me dis Waouh purée chouette cacahouète. J'aimerais bien me résoudre à arrêter de me battre contre l'attachement, je m'enfuis souvent à chaque fois que quelque chose semble pouvoir durer. De toutes façons on s'en tape, je suis maso alors.





L'allemand me manque.
Les cafés de dimanche aprèm sont seuls, lonely town.