Thursday, 29 October 2009
Sunday, 10 May 2009
Soon we'll be found

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Malabar Princess
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23:48
3
grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Tuesday, 7 April 2009
Come turn off the rain.
Je me dis que la prochaine fois qu'il revient à Grenoble, je l'enfermerai que pour moi-même. Mon allemand.
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Malabar Princess
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23:50
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grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Thursday, 26 February 2009
Parfois j'ai encore ce manque atroce de sa présence, son accent. Je ne me l'avoue qu'à moitié.
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Malabar Princess
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21:38
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grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Tuesday, 20 January 2009
And the music is liquid
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Malabar Princess
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02:33
3
grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Thursday, 13 November 2008
Undelicate season
Les feuilles mortes sont écrasées, imprimées sur le sol. Mes mains sont rouges de froid. On y devine le vent du matin. D'hiver. Je n'ai pas vu l'automne passer. Juste sniffer son parfum entre les branches dénudées et le ciel grisâtre, comme je sniffe l'odeur du café les jours de pluie. Tu disais que l'automne c'est beau. Tu parles. On y meurt de mélancolie.
J'implose de silences et d'envies. Folie sourde tourbillonnante, alors. J'explose en larmes au milieu d'une soirée entre ses épaules et cheveux qui sentaient si bon. Je m'enferme je me cache je danse je ris je sautille j'appelle R. à 2h du mat' je cours sous la pluie je rêve des bizarreries je regarde Malabar Princess je bois des cafés shooters du vin la tequila ice tea de l'eau je pense à toi. Je me trompe de prénoms je rencontre plein d'Adrien je parle de Julien de mon radiateur de Paul Frank des singes de l'allemand, de lui de toi. Je vais en cours, je prends des notes, je regarde le plafond les gens par la fenêtre derrière devant au taleau, je compte des ronds sur les murs, je griffonne. J'ai peur de cette solitude hivernale qui prend place. Parfois la nuit avant de m'endormir j'ai envie de téléphoner. Le froid me rend fragile, les sentiments stupide. Mais tu sais, si demain tu débarquais ici devant ma porte ou même, sur les quais. Je ne te lâcherai plus les mains.
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Malabar Princess
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22:34
6
grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Friday, 5 September 2008
Et un sourire d'arraché quand il dit, "je te trouve agréable comme sentiment"
Rentrer chez-soi, la pluie les orages, le froid. Te voilà en grande victime des jeux d'échecs. Sourire niais face aux sourires compatissants. Mais si, tu es une chouette fille, regarde. Tu passes d'échec en échec. Tout est pareil, tu ne sais plus s'il faut t'en moquer. Ou pleurer. Julien part demain à Istanbul et au téléphone il t'a raconté comment il pense encore à son ex. Tu te ris au nez, oui, tu es une fille bien chouette. Trop même, pour qu'il veuille te dire Ô combien il l'aime encore.
Le paradoxe c'est que tu aimerais qu'on te laisse seule pour te morfondre dans ton coin et pourtant tu veux tellement qu'on te serre dans les bras. Le paradoxe c'est que tout est tellement provisoire et tu cherches à t'accrocher à tout semblant de stabilité. Ah oui, le changement de repère. Remise en question. Le bordel.
Sur le chemin de retour, les nuages étaient tout près. Gris juste en haut des arbres. Suspendus au milieu de nulle part, légers d'une beauté irréelle. C'est peut-être seulement ça alors, la quiétude. D'être au milieu de nulle part des gouttes d'eau sur la peau. Suspendu.
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Malabar Princess
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03:33
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grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Monday, 28 July 2008
Anything else
Parfois les nuits blanches nous font sentir qu'on est seul, vraiment seul à traquer le temps. Il est parti en emportant, je ne sais pas, une brise de vent au goût sucré. L'éphémère, il n'y a que ça. Lorsqu'on commence à se dire que bordel on ne sait plus comment s'y prendre pour faire comme des gens normaux, on se contente d'instants. Fougueux, passionnés. L'étincelle dans le regard même si, juste à notre façon de sentir la présence de l'autre. Se frôler la peau. Rester là. Partir. Encore, et revenir sur nos pas perdus au détour d'un sourire paumé.
Bientôt de l'autre côté de ma nuit. Le soleil, des trains, la vie et tout le reste.
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Malabar Princess
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05:03
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grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Monday, 14 July 2008
Parfois, votre bras touche le mien. Cela suffit. Cela suffit à tout.
Lundi paresseux comme sur un gros nuage gris avec du chocolat chaud. J'ai mal dormi à cause du nez bouché et de la toux qui ne s'en va pas. J'ai rêvé je crois, des bouts de rêves interrompus par une espèce d'insomnie maladive.
Photo: Monet, à Venise. Rien que ça
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Malabar Princess
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23:49
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grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Tuesday, 1 July 2008
Drop a line, pass me by
Parfois on se lève avant le réveil et sans y attendre, c'est le chant des oiseaux jusqu'à dedans du coeur. Légère comme l'air. Un air de The ticket to ride et des lunettes de soleil, le débardeur avec une tête de singe colorée et des tongs sur le vélo bleu. Je me suis sentie parfaitement heureuse à ce moment précis, lorsque d'un mouvement fluide j'ai tourné au coin de la rue j'ai croisé le mec du restaurant en bas - Jonathan; alors je lui ai souri et il m'a regardé. Il ne m'a pas tout de suite reconnue je crois, j'avais dégagé ma frange parce que l'envie. Juste un petit changement de rien du tout. Mais peut-être que c'est le soleil de juillet, le bronzage sur mes orteils ou le petit parfum de je ne sais quelle fleur dans le vent, ou peut-être le tout. J'avais l'impression d'être en harmonie avec le tout géant qui m'entoure, je me suis limite trouvée jolie devant la glace en partant - truc de dingue voyez-vous.Et tu sais pourquoi les femmes ne peuvent pas mettre du mascara sans ouvrir la bouche?
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Malabar Princess
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23:42
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grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Thursday, 24 April 2008
J'irais bien, voir la mer, écouter les gens se taire
Dans 2 semaines, l'allemand sera parti. Parti avec nos cafés en fin d'aprèm, nos expos, concerts et du thé au caramel. Parti comme le premier jour que je l'ai vu au seuil de la porte, le gros sac de rando sur le dos. Parti peut-être avec mon bouquin qu'il n'a jamais eu le temps de lire et que je laisserai peut-être. Parti avec, sûrement un peu de ma nostalgie.
Je suis allée me coucher à 8h30 du soir et me suis réveillée à minuit. J'ai fini de manger à 2h30 du matin. Ma vie est tout en désordre, comme dans ma tête, comme mes cours, comme des heures inversées. On passe à côté de l'autre sans rien dire. On fait semblant de ne pas se croiser, bouche cousue tête baissée. On se retient limite de respirer de peur que l'ignorance mutuelle se brise d'un coup. On est silence.
Fuck. Les mecs sont cons. Sans rancune mes amis.
La présence de n'importe quiconque m'apaise en ce moment. Je panique, seule. J'ai peur de m'engouffrer dans ce silence qui me bouffe. Je me fais mal en me cognant sans cesse aux histoires déjà écrites. J'avais oublié que ça pouvait brûler. Les doigts.
A trois heures du matin. Les voisins ne parlent plus. Vincent dort, le nouveau colloc. Il ne parle plus. Même, je crois qu'il s'est rendu compte qu'il parlait trop alors il se retient depuis hier. A trois heures du matin il y a des gouttes d'eau qui tombent quelque part dans la salle de bain. Le froid dans le salon. Des cartons de bières qui s'empilent vers la poubelle. Et rien ne se passe. Aucun mail. Aucun signe du vrai monde. Aucun message. MSN se fige. Le temps s'ennuie. Même Facebook est mort. Le printemps arrive déjà et mes 22 ans.
Et même, c'est chouette d'avoir 22 ans. A vagabonder l'esprit en cours et à se demander quel jour on va le fêter. A courir dans la rue la nuit en criant qu'on ne vit qu'une fois, se permettre des folies pour ne jamais avoir de regret, juste des remords. A boire des rhums flambés et envoyer des messages d'amour pour Portsmouth. A suivre les arbres dans le vent, guetter le moindre rayon de soleil et à regarder les pollens s'envoler comme de la neige en Avril. Avril, c'est so beautiful.
faire le tour de la Terre
And I miss you, tart :p
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03:37
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grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Monday, 3 March 2008
I know it's easy to say but it's harder to feel. This way
Les fringues sentent encore la lessive de 19h30, et les draps désordonnés. Le portable vibre de temps à autre, pour me donner l'illusion d'être encore dans le monde réel. Pour me donner l'illusion de compter pour quelqu'un. D'être celle qui pourrait, juste. Un peu. Depuis la toute première fois où on s'est souri, ce genre de sourire qui dit "peut-être que quelque chose se passera". C'est peut-être une évidence que je refuse d'admettre, et je n'ai pas de raison ni d'excuse. C'est dans sa façon de me regarder, dans sa façon de me dire "Alors tu as décidé quoi? Et si on attend encore demain? Comme ça on repoussera l'échéance" de me dire que ça va aller, sa façon de passer la main dans mes cheveux, de me prendre dans son manteau en sortant du ciné pour me cacher du vent. C'est celui qui me fait des pancakes à 3h du matin, celui qui mange un kebab à minuit avec moi, qui râle pour que j'aille voir le médecin vu que ça faisait un mois que je tousse.
Il y a une tendresse, infiniment. Il y a cette envie de se sentir en sécurité, de se dire que quand on se pose la tête sur cette épaule là, on sera bien.
On est. Deux. Perdus, compagnons de solitude. Ou on est juste 1/3 du bout qui manque à l'autre. Un bout de sourire arraché. Je ne sais pas vraiment ce qu'on est. Avec lui tout a l'air plus simple, simple comme une main qu'on tend et que l'autre attrappe. Sans brin de folie. Et c'est ça qui me fait peur. Je crois que j'ai besoin de choses compliquées, j'ai besoin de ce truc un peu dingue pour ne pas m'ennuyer. Même si.
Photo: Week-end à Chatel,
.et de l'ombre sur la peau
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Malabar Princess
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02:36
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grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Wednesday, 16 January 2008
Rien c'est déjà. Rien c'est déjà beaucoup.
Alors ferme les yeux et imagine, imagine. Le bruit de la pluie sur le bord de la fenêtre, sur les boîtes aux lettres, sur les volets, dans la cour d'intérieur en bas tout en bas. Elle tombe à l'infinie comme si plus rien ne restera cette nuit, que tout s'efface, tout s'enchaîne, tout repart sans nous.Alors ferme les yeux et imagine. Pluie de janvier avec le vent froid, qui trempe mes bottes et s'échoue sur l'écharpe grise. Des parapluies colorés. Imagine. Tu es dans le pénombre avec des branches de cerisiers allumées et des guirlandes au coin, il y a une odeur de souvenirs. Tu lis, tu souris, tu écris et de temps en temps tu souris encore comme si. De l'autre côté du mur. De l'autre côté du couloir. De l'autre côté de la rue. De l'autre côté de la pluie. Il y a peut-être, peut-être bien.
Alors ferme encore les yeux et. Imagine une caresse furtive dans la paume des mains et des cheveux. Des choses qu'on a dit des choses qu'on ne dira. Des nuits blanches d'avant. Des petits riens. Oublie le reste juste, oublie. Juste arrêter de courir, tu vois, juste ce soir... Je te fais une place là, à côté. Alors ferme les yeux et imagine. Je te prêterai même mon épaule, si tu le veux.
Alors ferme les yeux et imagine. Imagine. A côté.
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Lettre à S.
Photo: deviantart
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Malabar Princess
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01:09
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grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Monday, 24 December 2007
Adults are, like, this mess of sadness and phobias.

Ils passent des films avec plein de pères Noël à la télé, sûrement le matin il y a des contes de fées et Blanche Neige le soir. Ils passent partout des vieilles chansons de fêtes et qui font "Jingle bells" et sans savoir pourquoi on gigote comme des gamins au rythme. Au marché ça sent bon le vin chaud et des miliers de trucs qui font grossir et à la maison maman prépare les menus du soir. Il y a toujours trop de monde en ville et les trains sont bondés de bagages et de cadeaux. Et puis les gens, les gens sont énervants à traîner les pieds et s'arrêter toutes les minutes pour respirer l'air de Décembre. Il y a toujours une dame au bouquet de roses qui sentent spécialement bon pour qu'on se sente frustrée à se dire "mais pourquoi j'ai pas de roses moi?" et puis rien. Il y a toujours ces amoureux qui se tiennent la main et qui s'embrassent au milieu de la rue; il y a ces petits qui ont des ballons de toutes formes qui volent qui volent et les petites filles en robes roses toutes belles qui nous sourient timidement derrière les bonnets colorés. On fond comme un glaçon décongelé, c'est Noël qui veut ça, Noël et tout le bordel. Puis y a un lui quelque part qui nous tombe par hasard au rand()%5+1 dans la tête et. Non ce n'est même pas vrai.
Les Noël changent. Je me souviens du dernier. Enfin, j'ai relu ce que j'en ai écrit il y a un an, c'était différent. Alors je me souviens de Babel, du magasin bio, de la pluie et même après, des branches de cerisier. Je me souviens des gens des têtes que je ne vois plus, des histoires râtées rattrappées renouées. Mais quelque part, ce qui est parti ne revient pas, le passé c'est comme une fenêtre poussiéreuse qu'on se contente juste de regarder. Sans y toucher. Les boules de lumière me fascinent autant et ce marché de Noël que je connais par coeur m'émeut encore à chaque pas. Pourtant une part de magie s'est échappée là-haut tout en haut avant de me retomber dans les mains. Alors ce vide là et plein d'autres me narguent, je perds mon temps comme je le prends.
Et le mystère. Le mystère s'enfonce et se cache derrière ces cheveux insolents. Je n'ai jamais arrêté de chercher, je n'ai pourtant jamais commencé. Tout n'est qu'une voile qu'on pense tenir et qu'on souffle à travers. Tout n'est que non-dits, peu importe la raison. Peu importe ce qu'on (v)peut y trouver, des réponses murmurées dans les trous d'arbre et qu'on bouche avec de la terre ou juste la forme banale d'un être. Stagnation. Le charme de la brume, quelque soit son degré, est dangeureusement trompeur. Pourtant on le suit on y croit on s'obstine à embrasser la voile de secrets qui s'offre à nous. On n'est qu'imbéciles et persiste à l'être. On attise ce qui n'est pas. Mais peut-être viendra-t-il le jour où. Juste. Ou courir, encore.
JOYEUX NOËL, des bisous.
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Malabar Princess
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23:54
3
grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Monday, 29 October 2007
J'habite Fenêtre sur cour Une chambre avec vue sur l'amour
Ca fait bizarre de revenir. Le tram est rouge ici. Les arrêts n'ont pas les mêmes couleurs, et puis les noms. Le frigo est tout grand, et il y a toujours à manger. Mes affaires ont bougé. Je porte des fringues de ma soeur, je ne retrouvais plus les miens. Et puis je redécouvre la joie d'avoir et le net et la télé et les plats de maman, tout ça en même temps. Ma soeur elle m'a manqué. Les gens, le blog, l'écriture. En flânant sur le blog d'Anarph, j'avais envie d'écrire à nouveau. Cette envie là, soudaine, qui ramène les papillons dans le ventre. Puis quand on écrit, on rêve un peu plus. J'avais oublié de rêver un peu.
J'ai quitté l'appart à 11h43 le samedi en fermant à double tour. La valise semblait lourde, pourtant je n'avais presque rien ramené. Juste quelques cernes au coin des yeux et des transformées de Fourier en stress. Ca fait deux mois que je ne suis pas rentrée à la maison. Deux moi que je suis là, à courir après le temps et les trams et des heures de sommeil. Des nuits nous manquent, des jours aussi. Ca ne fait que deux mois. Deux mois qu'on se tapote dans le dos qu'on rigole qu'on avale la fumée qu'on s'envoie des messages qu'on s'allonge à côté sur le dos en haut de la montagne, on se connaît. Déjà. Comme si ça faisait deux ans. Il y a tellement de souvenirs qu'ils débordent de mes poches même de mes tiroirs. Il faudrait que je m'achète un long fil pour les attacher, ils ne se perdront pas en route. Ou du patafix superglu. J'aimerais bien savoir dessiner tout ce qu'il y a dans ma tête. Faudrait que j'achète des caméras aux yeux.
J'ai tellement de choses à dire mais je n'ai plus le temps. Je n'ai plus les mots je les laisse s'envoler, juste les instants dans les mains et encore. A raconter en un seul tour il y a les 45 minutes à rester bloqués dans l'ascenseur à 5 le jour de l'anniversaire de F., le bar africain et puis le café Jazz d'été, Lyon Lyon et Lyon en moto la nuit avec plein d'air et du vent dans les cheveux, le Tête d'or un après-midi et du soleil et l'odeur des gauffres, le déménagement, Kofee, le jour de la rentrée où je me suis perdue dans le campus alors que l'école n'était même pas là-bas, le pot d'accueil au Bukana, les soirées, les prénoms que je n'ai pas réussi à retenir, le week-end en Ardèche le canoé la flotte le soleil la piscine le ventri-gliss la soirée sous le chapiteau le parrain que j'ai adopté les fous rires à n'en plus finir les nuits presque blanches les Américaines les crémaillères les garçons les histoires les potins. J'aime ne plus avoir du temps pour me poser. J'aime râler de ne plus avoir du temps pour me poser. J'aime être en retard le matin, me cacher du vent froid au réveil et marcher jusqu'à l'arrêt de tram avec les cheveux encore mouillés. J'aime me dire que bientôt j'irai chercher Anarph à la gare en courant avec les cheveux mouillés et qu'on se fera un autre Soulac à nous, allez je te paie ton paquet mais viens. Je te prêterai même ma boîte à musique la fameuse.
Il faut que je dorme aussi j'ai besoin de rêves d'un bon paquet.
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Malabar Princess
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01:51
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grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Tuesday, 28 August 2007
I carry the Sun in a golden cup, the Moon in a silver bag.
.A comme Aller-simple
.B comme Bisous
.C comme Casablanca
.D comme Délice
.E comme Esmeralda
.F comme Folie
.G comme Garden State
.H comme Hirondelle
.I comme Irréel
.J comme Joconde
.K comme Kenzo
.L comme Lou Reed
.M comme Monsieur Chupachup’s
.N comme Non-dit
.O comme Ombre
.P comme Prada
.Q comme Questionnaire
.R comme [la vie en] Rose
.S comme Superman
.T comme Thé
.U comme Una furtiva lagrima negli occhi suoi spunto
.V comme Voler
.W comme Wasabi
.X comme [e]Xception
.Y comme Yvan Marciano
.Z comme Zach Braff
Vive toi, vive nous, vive la 205!
EDIT: Je viens de remarquer que j'étais un brin plus active en Janvier
que tous les autres mois.
L'effet de la nouveauté, ah.
Ou alors je deviens très fainéante avec le temps.
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Malabar Princess
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02:47
14
grain(s) de sable
Tiroir Daily color
Saturday, 11 August 2007
Said hey honey, take a walk on the wild side
Je dois me lever à 9h demain pour attendre la jolie 205 et le monsieur qui va me faire des bisous sur le front. Ca faisait longtemps que je ne me suis pas levée si tôt. Alors j'ai mis le réveil. J'ai pensé à aller dormir à 22h. Puis 23h. Puis je suis toujours là. Je me disais que si je me couchais à 1h, j'aurais 8h de sommeil, ce qui est correct. Puis il est 2h, ce qui me ferait 7h de sommeil. Et le temps file. Et je reste là. Et je compte toujours à l'envers.
Il avait dit que j'étais volatile. Changeante et désespérément insaisissable. Alors j'ai pensé à la fumée et des brises de vent. C'est que je doute trop pour être sûre et que j'avance parfois les yeux fermés pour faire semblant d'y croire. J'ai la trouille de trop de choses aussi. Il faudrait donc me coller avec de la colle super-glue ultrapuissante?
Je n'aime pas quand on ne me répond pas. C'est facile de passer un coup de téléphone, pourtant. Juste choisir les boutons et puis attendre. Attendre pour murmurer des petites choses ou pour raccrocher et fuir. Mais non, même pas.
Il fait trop froid pour un mois d'août. J'ai une rose rouge dans le salon. Et il me reste 5h de sommeil.
Promis, quand j'aurai la motivation, je ferai une vraie radio.
Pour l'instant elle fait sa capricieuse, elle ne marche que sur IE apparemment. Saleté.
Mais essayez-la, quand même, et dîtes-moi donc.
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Malabar Princess
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03:59
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Tiroir Daily color
Friday, 27 July 2007
Just for now
Je me demande comment je fais pour toujours me retrouver dans une histoire sans queue ni tête à chaque fois. D'après Personne numéro 1, je ne rencontre pas les bonnes personnes. Ce qui est vrai. Quand je rencontre quelqu'un que je pourrais enfermer enlever kidnapper, il se débrouille toujours pour rester incernable. D'après Personne numéro 2, je veux quelqu'un qui n'existe peut-être pas. Un mythe, un concept, une théorie, une illusion, une espèce irréelle. Ou déjà exterminée avant que je sois née, God knows. Ou sinon, je ne sais pas que ce que veux. C'est super vrai. Feelings suck.

C'est étrange en ce moment. Je pourrais tomber amoureuse de quelqu'un rien que pour ses cheveux. Qui partent un peu en vrac et qui m'embrouillent. C'est tout juste irrésistiblement beau.
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Malabar Princess
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02:14
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Tiroir Daily color
Sunday, 15 July 2007
A côté, des coeurs en fleurs
Ca faisait longtemps que je n'ai pas écrit depuis cet ordinateur. 4 mois. 16 semaines. 112 jours. Je suis trop paresseuse pour calculer les heures et les secondes, puis c'est mal de faire des multiplications à 4h du matin.
J'ai mal au ventre, j'angoisse un peu pour l'année prochaine oui j'ai peur. Je doute. Je me perds, j'aimerais plein de choses mais je ne sais plus. Je suis une machine à questions, et si je me taisais? J'ai tenté de dormir mais le portable m'a réveillé. La nuit est calme, les rêves aussi. Je me mets à repenser à ces instants passés, je me mets à vouloir faire de ma vie un Eternal Sunshine. Je me hais des fois. Et puis est-ce qu'il, lui, celui qui? Est-ce que, juste un peu? Quand est-ce qu'il se décidera à passer sa main dans mes cheveux? Ou juste murmurer un truc que je ne comprendrai pas avec un sourire au coin, que je puisse m'inventer plein de choses niaises du genre "dis, et si je t'embrassais?". Juste faire semblant d'effleurer ma main. Juste, me sourire tout près. Chut,. C'est juillet qui veut ça.
Ca sent l'été sur mes lèvres. Le ciel infiniment bleu.
C'est un tableau de la ville avec des tâches de couleurs dans tous les sens. J'ajouterais bien le goût des cerises et le chant des vagues aussi. Juillet est joli à en tomber amoureuse.
Oh et puis. J'ai revu Mathieu, assis sur les marches et Dine à côté agitant les bras. Ils avaient ce sourire des gens heureux, j'ai souri à mon tour et je me suis dit que Dine a les mêmes cheveux que sur la photo qu'elle est jolie. Alors à nous des histoires des questions des glaces des films et nuit blanche, Mathieu m'a fait un bisou sur la joue à l'épicerie, c'était mignon. On a changé, des choses ont bougé, mais l'essentiel est toujours là. Ca m'a fait du bien. Sur les quais on s'est quittés, je ne me suis pas retournée pour regarder le train partir, je n'aime pas les au revoirs. Mais, on a encore l'été la mer les concerts et gala. Encore tout ça et le reste, promis.
La nuit est calme. Je vais partir rêver.
Ca sent le soleil sur ma peau. Il me trotte dans la tête, ses cheveux.
S@Lyon "honey, I'm home"!
Alors ça fait quoi de ne plus avoir quelqu'un qui t'attend sur les marches en rentrant? :]
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04:31
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Thursday, 28 June 2007
So this is goodbye [Like these autumn leaves, I don't have nothing to hold.]
Dimanche 13h30.
Je regardais la terre qui s'éloignait de mes yeux. De l'autre côté du hublot. Des gouttes de pluie qui courent et qui ressemblent à des billes de nos cours de récréation. Je n'arrivais pas à réaliser la fin. Je ne réalisais plus rien. Et ce temps, ce temps me fait toujours déprimer. Je me disais qu'il pleuvait de me voir partir.
Un peu plus haut, j'ai cherché la ville des yeux mais. Je ne savais pas de quel côté c'était alors, mince je ne voyais que des champs verts gris. Je n'ai jamais volé avec de la pluie. Il y avait des nuages de partout, des tout petits bouts suspendus à un rien du tout et je m'émerveillais. Comme dans un demi-rêve. Comme dans un film de Michel Gondry où tout vole et se mélange et se suspend au milieu de nulle part. Là-bas on dirait de la barbe à papa qui s'est échappée des mains d'une fillette de 6 ans. Juste en-dessous de mes pieds, il y avait des cercle de cotons blancs, comme ceux de maman. Je voulais me gonfler d'air pour pouvoir englober toute cette douceur à l'intérieur. Près du coeur. Je me disais que j'aurais aimé poser mes pieds dehors et danser, avec une robe blanche et un ruban bleu.
Puis on est entrés dans les nuages. D'un blanc immaculé qui me faisait cligner les yeux. Même quand je les fermais, ils clignaient encore. J'ai traversé des nuages et je les ai vus se décomposer. De la fumée qui caressait l'aile blanche. Au début je me disais qu'il y avait un problème technique parce que l'aile clignotait alors que c'étaient les nuages qui passaient. Je me disais aussi que le paradis, je l'imaginais presque comme ça, avec des bancs en plus et de la musique sur des branches de feuilles d'automne.
Quand on a commencé à quitter les nuages, j'ai susurré un "Ô" tout rond et j'ai pensé à toi Mathieu. Tu te souviens dans ta 205 rouge une fois, tu tenais ton chupa chups dans une main et tu m'avais dit "regarde les nuages là-bas, on dirait qu'ils sont dessinés, j'aime bien quand c'est comme ça". Il y avait de la lumière autour, comme si quelqu'un s'est amusé à refaire le contour des nuages gris en blanc. Et puis des rayons de soleil qui cherchaient à descendre sur terre mais juste un peu pour qu'on ne les voie pas trop. Là. C'était pareil, et le tout dans un ton orangé. Je n'osais à peine respirer, je me disais que t'aurais dû venir avec moi juste pour regarder ça.
Tout commence à me manquer maintenant que j'ai le temps de réaliser. C'est si étrange de revenir. Ici, flâner dans les rues désertes la nuit et penser à nos escapades nocturnes, aux sons, aux visages, aux goûts. J'aimerais prendre ma valise et repartir. Ah mais ma valise elle est toujours coincée quelque part entre ici et là-bas. Comme le soupir qui m'a échappé dans l'air tout là-haut. Je me disais que, non, rien.
Je croyais l'avoir laissée là, au bord de la fenêtre et la rose.
So, This is goodbye.
Soufflé par
Malabar Princess
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15:35
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