Sunday, 31 January 2010

Ain't nothing like the real thing



Je me suis réveillée et le soleil est déjà en train de remplir la pièce. Alors je suis restée en dessous du vélux, je regardais le ciel bleu. On m'a dit que ce bleu là n'est pas le même que dans le Sud. Je n'y ai jamais prêté attention. Et puis le Sud. Non je ne l'aime pas le Sud de Janvier. Je n'en peux plus du froid d'hiver. Et le vent. J'ai déjà mal au ventre au réveil, c'est terrible l'impact des sentiments sur le corps.

J'aimerais juste fermer les yeux. Janvier est sur le point de finir. J'aimerais que le mal de ventre s'en aille avec lui. Je n'arrête plus d'avoir mal depuis une semaine. J'aimerais juste arrêter le silence, bousiller ce qu'il en reste et le jeter dans le trou noir, je sais pas, quelque chose qui puisse l'absorber entièrement.

Je me suis demandée pourquoi j'avais si mal au ventre. Pourquoi je souffre autant de cette distance prise et imposée. Est-ce que c'est vraiment lui que je ne veux pas laisser partir ou l'image que je me suis faite de cette relation dès le départ? Cette fougue tourbillonnante promettant tant de folies. Est-ce que je devrais partir moi aussi? Est-ce que je devrais attacher sa main à la mienne pour qu'il ne m'oublie pas? S'essoufle-t-on déjà? Peut-être qu'on ne passera pas l'hiver comme dirait Jeanne Cherhal. Ca me picote le coeur. Ca brûle encore un peu plus le ventre.



De la distance on en a en stock mon chéri. Tu n'en manqueras jamais.