Sunday, 31 January 2010
Wednesday, 30 December 2009
Cette nuit j'ai rêvé d'avoir foiré tous mes partiels. C'est bon, je peux commencer à paniquer.
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Malabar Princess
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12:49
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grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Wednesday, 15 April 2009
And then, just like that,.
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Malabar Princess
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03:42
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grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Tuesday, 30 December 2008
Pas grand chose, une ou deux pensées.
On pourrait peut-être s'enlacer.
ure sur qui que ce soit.Des bisous.
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Malabar Princess
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23:47
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grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Friday, 12 December 2008
I just like being a piece of furniture in your weird life
.Arrêter de pleurer quand la première larme commence à couler.
J'arrête de dormir avec les cils collés.
.Arrêter de croire aux promesses qui ne se réaliseront jamais, genre des "je viens te voir bientôt promis".
J'arrête d'être naïve.
Le campus est encore tout blanc. Parfois j'ai à la fois peur de glisser et envie de rouler encore encore plus vite tomber dedans trempée gelée blessée. Parfois mon coeur se serre tellement qu'il est prêt à exploser à l'intérieur. Parfois j'ai infiniment peur de cette période de l'année, je chasse toute sorte de sentimens qui me fragilisent à coup de balai mais je ne sais pas encore être efficace. Parfois je vais au marché de Noël et j'ai envie d'acheter au moins 3 stands, manger des diots tartiflette gauffre crêpes à la banane nutella. Parfois le vent souffle trop fort et les flocons me glacent tellement le visage qu'à un coin de rue je pousse un fuck bien fort face à moi-même. Parfois savoir que M. est là me fait du bien, c'est déjà beaucoup. Parfois je me sens parfaitement heureuse, pas d'hiver pas de vent pas de gens qui s'en mêlent pas d'histoire non résolue pas de mec pas de cours, juste entre filles des potins des questions histoires, s'entasser à trois sur le canapé sous la couverture devant un film, piquer des fou rires sur massivemusicquiz et. Juste ça. Parfois. J'aimerais des choses simples.
Parfois c'est peut-être trop demander.
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Malabar Princess
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23:53
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grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Wednesday, 18 June 2008
N'importe quoi, sauf la vérité. Il n'y a que ça qui ne se vend pas.
Il y a cet appartement qu'on va visiter demain. Juste pour le plaisir des yeux j'ai dit. Il est genre au centre du centre, place Grenette deuxième étage avec duplexe et il y avait le mot "luxueux" dans l'annonce. Je ferme les yeux et je m'y vois bien là, à regarder les gens en bas et me raconter des histoires sur leur vie - des petits morceaux par ci par là mélangés au vent. Il y aura peut-être un bout de vrai, qui sait. Puis je serai ruinée aussi, les magasins sont juste dans la rue d'à côté, devant, à gauche, à droite, de partout. Encerclée, piégée, foutue quoi.
Il y a plein de départs et des absences qui marquent. Des petites pensées, des projets, des "allez on se réserve 2 semaines en août au moins" et on fera semblant d'être Bordelais un peu les bouteilles à la main ou en camping-car han le camping-car. Et la mer, il faut que j'y songe. La mer même avec le parapluie rouge soyons fous. J'irais bien à Paris aussi. J'irais bien quelque part pour chercher de la surprise. Quelque chose d'inattendu. En attendant.
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Malabar Princess
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00:18
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grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Tuesday, 20 May 2008
People always leave
Non mais, comme si tout était flou. On se croirait dans un état second, débordant d'énergie nerveuse et d'une seconde à l'autre, les coudes sur la table en train de plonger dans un demi-sommeil. Je me suis dit que suivre mon rituel matinal, ça porterait chance comme les autres fois. Alors ce matin je l'ai fait: me lever tôt, partir un peu en avance, passer au McDo prendre un café (et je vous assure, il est quand même bon) (et même qu'il est dans un grand gobelet en plastique comme dans les films ahah), marcher jusqu'au tram en m'arrêtant pour donner 50 centimes à la vieille dame au coin de rue et puis. Mais non, ça n'a pas marché pour le Caml. C'est sûrement parce que j'ai oublié mes boucles d'oreille en bois. Je réessaye demain.
Quand Julien me dit "Allez, arrête tes études, prends ton manteau et on s'en va en Nouvelle Calédonie", j'ai envie de sourire et lui dire "bah oui, cap, un million de fois". J'aimerais tellement partir, sentir ce goût salé des vagues sur la peau.
L'autre jour en prenant une glace avec l'allemand, je me suis dit qu'il va laisser un vide en partant. Un creux des heures des mots des silences qui font du bien. Je trouve ça mignon, sa gourmandise, ses yeux qui rient en enchaînant les bonbons au chocolat de Pâques et sa tête de petit garçon quand il me dit "t'inquiète pas, si tu finis pas ta glace je t'aiderai" et on sourit comme si tout allait être comme une glace à partager. Là je pense à Ben Willis qui m'a nicknamé "Quand je serai grande je vivrai à Soulac et puis en Allemagne". Tu rigoles rigoles mais je le ferai quand je serai grande - oh la blague - et tu verras tu viendras même avec moi, okay honey.
C'est pas de la menthe à l'eau.
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Malabar Princess
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02:37
1 grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Friday, 16 May 2008
Just like jumping from that high. That's life and how I live it.
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Malabar Princess
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00:26
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grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Thursday, 3 April 2008
Quelle nuit sommes-nous?
C'est tellement con mais je n'arrête pas. De m'accrocher à tellement de choses qu'au final, je ne sais plus par où me chercher. Je m'attache au son, au regard, au toucher, aux mots, des sourires de promesses. Je m'entête comme une débile à y croire, croire à tout ce qu'on me dit, croire à tout ce que je me dis. Que je suis encore cette fille un peu fleur bleue qui a toujours froid les jours de vent. Avoir peur d'être oubliée. Avoir peur d'oublier. Peur d'être transparente, perdue et toc.
On dirait que ce n'est que du faux. Ces verres et fumée ne sont là que pour feinter cette trouille que je me flanque. Des tours de manège et des fous rires qui masquent l'incertain. Je fais semblant de ne pas avoir du temps pour creuser au fond de mes pensées. J'ignore si je ressens ou je ne fais qu'apercevoir. Alors je fais des tours que la tête tourne tourne tourne des tours, le tourbillon m'emporte je me dis que c'est ça, on vit. On se croit jeunes forts et cons. On crie on hurle on chante on oublie tout on refait l'univers et on fait tellement semblant de s'en foutre. On a beau croire que c'est trois fois rien, c'est toujours trois fois d'un rien même si rien ce n'est rien du tout. On a beau croire que quelque chose est, c'est toujours une illusion mensongère qui nous cogne à la vue au réveil. Je ne sais pas vraiment ce que je fais, ni pourquoi je le fais. Je le fais et puis. On verra bien. Le monde restera toujours flou encore, encore flou jusqu'à demain. Bien après. Je me prends toujours les pieds dans le filet.
Je ne voulais pas écrire, l'humeur est encore trop morose. Mais que veux-tu. Je me suis juste rendu compte que j'aurais tellement aimé quelque chose de vrai. Ces mots hasardeux qui m'ont atterri au coin de l'oeil, ces phrases courtes brèves volatiles qui ne sont pas à moi ni pour moi. Il lui a suffi d'une fraction de seconde pour me toucher si fort même si là n'était en aucun cas le but. Je crois que quelque part j'ai laissé un bout microscopique de ma folie mes miettes d'amourette entre ses mains. Le coeur. J'aurais voulu que quelque chose dans le genre se glisse sous ma porte. J'aurais voulu trembler aussi fort que les feuilles sur le campus ce matin. Que cette chose qui me pompe le sang fasse boum quitte à en mourir un peu. Mais des sensations, des sensations bordel.
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01:11
1 grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Wednesday, 13 February 2008
Stay. Just a little bit more
Depuis 50 minutes je tourne en rond. Demain pas cours de toute la matinée, le luxe qui s'offre à moi tout d'un coup comme une glace à la vanille bien au frais. Alors je prends le temps de perdre du temps. Me trainer les pieds en ville, m'asseoir au soleil prendre un verre avec K jusqu'à tard et partir en vitesse faire des soldes 40 minutes avant la fermeture, passer chez J histoire de, et partir chez M pour une fondue râtée puis écouter les histoires Népalaises et des treks et des images enneigées.
Puis je pense à lui un peu en rentrant. Je me dis qu'il doit bien m'aimer quelque part. Quand il me dit qu'il serait très content si je passais à l'appartement l'autre jour et quand il me racontait ses histoires qu'il m'invite à manger qu'il me regarde avec ces yeux et qu'il me dit, que si jamais je veux aller à la neige je l'appelle il ne s'ennuyera pas et puis. Mais alors pourquoi il n'a pas répondu à mon message? Anarph a déteint sur moi.
Grains de sable d'un autre jour.
J'ai escaladé les yeux bandés. Avancer à l'aveuglette. Tatonnant, cherchant les pistes au bout des doigts, des orteils, retenir le souffle. Pourtant j'y arrive mieux que quand je vois. Parce qu'avec les yeux, voyez, j'hésite, je cherche, je change, je choisis, je bloque. Il faudrait que j'avance toujours à l'aveuglette alors? Que je fonce sans hésiter en serrant les dents? Et qui me tiendra la corde de l'autre côté?
Grains de sable d'un lendemain.
J'ai encore bronzé mes doigts entre deux rayons de soleil. J'ai encore laissé deux trous dans le cours de Com numérique en mettant "pas fini, flemme" et des petits points. J'ai encore rêvassé entre la méthode du point fixe et des classes des méthodes des attributs, le prof a même parlé du viol de l'encapsulation au tableau - c'est mal le viol. J'ai encore râté le bus de 52 de 7h alors je suis arrivée avec 10 minutes de retard en croyant que je me suis trompée d'amphi parce qu'il y avait une fille que je ne connaissais pas au premier rang. J'ai encore ronchonné contre moi-même, mes mauvaises habitudes mes défauts mes conneries et mon inconscience détestée. J'ai encore égaré ma carte d'étudiant, fait un tour en ville (les magasins, oops) après les cours, gargouillé à midi trente pour cause de non petit-déjeuner, été jalouse des gens trop forts en maths et des filles aux trop belles jambes, souri en me rendant compte que les amis sont chouettes mais alors vraiment, dessiné une fleur multicolore au tableau en dérivant les fonctions et je ne sais plus, je n'ai pas pu finir la phrase avant de m'endormir.
Grains de sable d'aujourd'hui.
Ca fait une ou deux semaines que j'ai commencé à écrire et à effacer dans ce foutu .txt. Je n'ai plus le temps, je ne le prends plus assez. Je ne sais pas quoi raconter, puis des choses filent et s'effacent et changent tellement vite alors, je me perds. Les histoires c'est comme de la glace au soleil. Ca fond même avant que. J'ai mangé du chocolat et bu du jus de raisin, fini la saison 3 de Desperate Housewives et déprimé devant la fiction romantique et des mots doux. Il y a toujours des regrets, même si l'on fonce toujours tête baissée, on en bouffe des regrets mais alors vraiment. Je regarde des fleurs roses qu'on m'a apportées à la crémaillère et je me dis que, ça faisait longtemps. Que personne ne m'a apporté de fleur, même pas une fleur sauvage qui pousse dans les champs. En cours il y a ce couple énervant au premier rang qui se mange tout le temps la bouche à la pause. Sinon, on dirait que c'est la saison de l'amour et du désamour. Moi je n'y appartiens pas, d'aucun côté. Le manque sentimental est indéniablement désespérant, et alors à l'approche du 14 on sent le vide s'installer sur le canapé du salon sans rien pouvoir y faire. Peut-être que je lui servirais un thé et que je lui raconterais Ô combien j'en ai marre de courir. Tout ce qu'on voit n'est qu'à la surface, mais ce qui déchire se faufile bien plus loin plus loin. Les journées de cours ne sont pas longues, elles sont infinies. Les frissons Je ne suis pas triste, je suis déprimée. Je ne suis pas fatiguée, je suis lessivée. Je n'ai pas mal, j'ai juste laissé mon coeur à l'air trop longtemps. Je ne suis pas tombée amoureuse, j'ai juste failli trébucher mais mes pieds vont bien.
Si le jus de raisin contenait de l'alcool, je serais déjà bourrée à l'heure qu'il est.
Parfois j'aimerais juste que quelqu'un soit à côté pour me gonfler des ballons roses quand le ciel est trop gris.
Le ciel est à l'envers. Je ne suis plus à l'endroit alors.

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23:27
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grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Thursday, 20 December 2007
Entre 20h du soir et 6h30 du matin.

Nuit blanche devant le pc à taper des lignes de code. Je ne baille même plus. A un moment donné je crois que ma tête avait légèrement penché vers la droite et puis j'ai perdu le fil des neurones pendant 5 secondes, on aurait dit un monde parallèle. Elle est un peu lourde la tête tout de même. Je crée des paquetages et je fais tout plein de fonctions et de procédures tellement chouettes. Ca compile ça compile. Ma binôme a cédé à l'appel du lit vers 5h et des bananes et à peine 1 minute après elle ne m'entendais plus.
J'avais de vraies choses à raconter mais je ne sais plus tout est parti. Alors, aujourd'hui je dois rendre 3 TP qui ne sont toujours pas finis et brûle mes secondes sur ce blog. Bordel.
Les gens commencent à se lever. J'entends les réveils qui sonnent et des pas dans le couloir. C'est aujourd'hui déjà. Le soleil n'est qu'un vieux flemmard qui se cache encore derrière sa couette à 7h du matin. Il fait décembre. De partout on voit de la neige sur les montagnes et ce que c'est joli avec des nuages et le ciel bleu.
C'est court une nuit. Il faudrait que je coure, j'en ai marre d'être une catastrophe ambulante.
Et puis j'avais une phrase de fin mais elle m'a encore échappé. Bonne journée les gens et le père Noël.
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06:30
1 grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Thursday, 22 November 2007
Des autres fleurs de saison
Nos pas se sont arrêtés devant un bar aux guirlandes rouges avec une musique un peu trop forte, peut-être bien. On s'est alors retrouvés l'un en face de l'autre dans le coin où il restait deux places avec une minuscule table ronde en bois. Il gardait quelque chose dans ses yeux une sorte de magnétisme, je ne pouvais pas les esquiver. On se parlait tout près, juste un peu. La table était minuscule et le son trop fort. Son parfum que je ne connaissais toujours pas, des zestes de citron dans son verre et.
Les instants étaient doux. Comme un secret qu'on n'osait pas encore dévoiler. Des secrets qu'on tient à deux. Juste à deux.
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Malabar Princess
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19:40
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grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Sunday, 26 August 2007
C'est le voyage imprévisible entre des lieux qui n'existent pas
Je reviens. Avec les frissons sur les bras à 5h20 du matin devant mon ordinateur et les souvenirs qui restent encore un peu sur la peau. Depuis quand on est là et quand devra-t-on partir? Puis puisque la Terre est ronde, les gens se retrouveront-ils un jour, par hasard dans la rue juste comme ça. Je ne sais pas moi, je m'interroge. Il faut encore rêver un peu, non? Non. Un peu plus que ça.
11.08
Je ne me suis pas levée à 9h comme voulu.
Il m'a appelé, je me suis réveillée en sursaut et j'ai couru le retrouver et tout ça en 5'. La 205. La casquette que je n'aimais toujours pas. Monsieur chupa chup's en sucre, ha.
Je lui ai montré la ville. Il a aimé. Je lui ai montré les petites rues. Il disait qu'il habiterait bien ici. On marchait. On rejoignait la voiture. Le vent dans les cheveux et il chantait alors que je rigolais à côté. Les gens nous regardaient. J'aimais.
12.08
4h30 du matin. Des bras chargés. Entre le froid et le brouillard et nos têtes embrumées, je voyais l'été belfortain derrière nous. J'ai souri doucement et je me suis endormie puis me suis réveillée avec du Bénabar dans les oreilles. Vacances. Il faisait un peu plus beau.
Amélie Plage c'était. Avec des rochers comme ceux de mes souvenirs et l'océan bleu à l'infini. Je plânais. Je fermais les yeux et j'ai respiré puis retenu mon souffle. Il y avait du monde, des filles, des enfants, des seins nus et des lunettes de soleil. Il y avait des vagues, du sable. Des vagues. J'ai perdu ma boucle d'oreille gauche et mon élastique noire et à plusieurs reprises, mon maillot. Mais je suis du genre maline vous voyez, alors je suis restée sous l'eau et je me rhabillais discrètement. Les vagues presque dans mes souvenirs.
Le soir, à défaut de m'appeler par mon vrai prénom, les gérants du camping ont choisi "Beauté" comme surnom. Et puis Gaby, l'un d'eux, nous a conseillé d'aller au pub. Le pub, c'est bien. On était bien. Se retrouver.
13.08
Il écrivait dans son carnet de voyage, il m'a fait lire les premières pages. Touchée. J'aurais aimé pouvoir raconter des choses ainsi. Mais j'en suis incapable.
Le temps faisait un peu la tête, j'ai dormi. Je suis une vraie marmotte des fois. Dormir par terre ça fait des courbatures.
La rue piétonne de Soulac est jolie la nuit. Non pas que dans la journée elle ne l'était pas. Juste que je la préfère la nuit. On n'avait qu'à marcher tout droit et sentir l'air de l'océan venir nous caresser pour être heureux. Je l'étais. Deviner les vagues au loin et l'instant d'après, se fondre dans la foule des gens des bières des cigarettes des regards des allez-viens, Jo.
14.08
Lever tardif. Plage et sable fin. Il y avait du monde, des filles, des enfants, des seins nus et des lunettes de soleil. Il y avait des papas aussi, je les ai trouvé très sexy avec les gosses [sourires]. Je suis tombée amoureuse mais je n'ai pas pu demander son prénom, son papa l'a enlevé un brin trop tôt. Je suis trop timide.
J'ai marché seule sur la plage. Laisser les vagues venir à mes pieds, retourner et regarder mes pas s'effacer. Comme les souvenirs. Le temps.
A 5h du matin, il m'a envoyé un message disant qu'il serait "ailleurs..." pour la nuit. Je parlais à Frédéric qui avait un air ailleurs, les cheveux sur le côté et les yeux bleus. Je n'ai pas revu le groupe le lendemain, ni l'Allemand [et sa copine]. Ni le Bordelais qui voulait me parler et qui avait trop peur de sa madame qui n'était pas loin, ça m'a fait sourire.
15.08
Dernier jour. En sortant de la douche le cuistot du camping me disait "Ca va Beauté?" et je me suis rendue compte que j'avais le numéro de Gaby. Je ne lui ai jamais envoyé de message, je suis cruelle.
Il est rentré, comme un guerrier revenu de la grande bataille, décoiffé crevé avec des traces de la guerre, un brin sexy avec la chemise verte froissée. Et la migraine.
Dernier soir. En ville. Foutu dernier soir. On aurait dû rester. Le temps filait, filait. Je lui parlais, parlais. Un parfum doux et amer de la fin. J'avais le regret au fond de la gorge. Mon ventre se faisait des noeuds tout seul. Il y avait... Nuit blanche. Le soleil qui se lève. Pour le départ. Je ne voulais plus.
16.08
Le retour était silencieux. Il a mis Aldebert et "Un ange passe, dans les cieux". Je prenais les nuages avec mes doigts, l'envie de faire demi-tour demi-tour juste un demi.
Des mots qui me trottaient dans la tête, des choses, des visages, l'accent marseillais, l'odeur de la bière, des petits jeunes à la mode et le barman que j'ai fini par trouver très bien, Rouen, la fumée, les filles qui lui parlaient, lui qui me parlait et ses cils, la 205, le sable dans mon sac, la pluie, la pluie quelque part dedans dehors sous les nuages aussi.
17.08
Il m'a réveillé alors j'ai sursauté à 4h du matin. Au revoir. On faisait semblant de sourire. Un sourire contre un soupir. On s'est enlacés. Se réveiller.
Il y a des choses que je n'ai pas dites ou juste, oubliées, mais.
On le sait, qu'elles ont été là et qu'elles le seront.
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05:41
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grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Tuesday, 17 July 2007
Ainsi que des nuages, comme des navires, telle une ombre...
Dis-moi juste, dis moi quand ce sera mon tour d'être recollée?
Quand tu liras "A la recherche du temps perdu",
ou que tu découvriras l'oeuvre de Claude Monet,
tu seras fière d'être associée à l'idée des "nymphéas".
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18:21
8
grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Monday, 2 July 2007
J'ai oublié le titre... Mais on s'en fout, alors.
Dans deux heures et demie je serai en entretien.
J'espère qu'ils ne vont pas poser des questions tordues,
du genre "Quand vous avez des rapports sexuels, mettez-vous des préservatifs?".
[Bouwou, ]
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13:18
4
grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Sunday, 17 June 2007
Confessions intimes
Puisque Sophie me l'a demandé et puisqu'Ecilora l'a fait...
Oh, et il y a eu ça aussi, hier matin:
Kofee dit :
bizoooooooooooooooooo
Kofee dit :
uhuh
Kofee dit :
comment je te saute dessus
@}-;- dit :
bonjour bon dimanche!
Kofee dit :
on est samedi !
Kofee dit :
lol
@}-;- dit :
ah oui
@}-;- dit :
merde
J'ai encore plein de choses honteuses et bizarres à raconter mais, je ne vous dirai pas tout quand même.
Maintenant, à Kofee (fait!), Dine, Anarph, Sanh, Naima, Aphone, Math07, Ryne, Vanessa... Tous ceux qui passent dans le coin et qui sont gentils :)
*veux tout savoir, ha!*
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11:21
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grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Friday, 25 May 2007
Strange fruit
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05:32
5
grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Monday, 21 May 2007
Et puis l'histoire qui revient. Toujours la même histoire. Le même désaccord.
Des choses prennent parfois un goût d'irréel au réveil. Comme si tout ce qui existait ce matin encore ne l'est déjà plus. Des mots des cris des sourires et des visages des mains. Des mains chaudes vous savez, des mains qui nous serrent, des mains avec du vernis rouge, des mains qui font signe de loin, des mains qui effleurent. Des étreintes, et pour répondre au "Show me some love" je disais "I don't have any love to give" mais je me savais menteuse de toutes façons. Des mots qui raisonnent dans la tête, quand je regardais autour et que je pensais à lui ou à quelqu'un d'autre. Ou à l'autre encore mais je ne veux pas me l'avouer.J'ai pris Chicken Toofan, le plat avec 4 images de piments à côté et je crois que c'était le seul du restaurant. Ca faisait longtemps et ça me manquait, ces plats trop épicés. J'aimerais que ma vie le soit aussi. Les choses ne le sont pas assez et puis les jours sont gris, d'un gris interminable. Alors on est là, s'extasiant devant chaque rayon de soleil qui se montre et sourire heureux. Du moins, croire que l'on est. Cons mais heureux. J'ai une rose rouge au bord de ma fenêtre. Et j'avais compté, il y a 3 rayons de soleil ce matin.
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00:41
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grain(s) de sable
Tiroir Mon bordel
Monday, 30 April 2007
Because the world is round, it turns me on
Je voulais partir me coucher mais finalement. Je n'en sais rien, j'ai envie de rester encore un peu. Il y a comme, comme un goût bizarre.
Je n'ai plus le temps de lire. J'entame doucement A scanner darkly et les pages se tournent lentement. Puis du coup à chaque fois que je tiens le livre je me dis que je devrais le couvrir et puis, je pense à. Ca doit faire peut-être beaucoup, pour un simple rien du tout. Mais je le connais tellement peu que je veux voir à travers, entendre ce qui ne se dit pas et tout ça.
Je n'arrive plus à faire des phrases avec les mots. Je les colle un peu au hasard et ça sonne creux, parfois je me demande pourquoi j'écris. Mais je ne parviens à peine à m'en empêcher.
. Vendredi soir on est allés dans un bar que j'ai adoré. L'Atlas est vraiment chic. Il y en avait un qui a mis ses lunettes de soleil en disant "Je suis aveugle mais je sens les belles choses" à Titi. L'autre m'a dit "Oui" quand j'ai demandé s'il était un bad boy. Il me disait qu'il voulait m'embrasser sur les lèvres, juste un petit bisou parce qu'il aimait mes lunettes et mon petit nez. Je comprends les Anglais bourrés désormais.
. Je vais souvent au sport, l'Angleterre m'a métamorphosée en grande sportive finalement. J'ai fait de la randonnée et ai failli m'envoler avec le vent et je suis allée supporter les jeunes de Manchester qui ont perdu contre Liverpool, dans la faim et le froid. Manchester United est grand, et j'aime beaucoup sa mascotte. Le match moins.
. Je mange des raisins à 1h45 du matin et j'ai rangé ma chambre dans la soirée, j'ai enfin un peu d'espace. Je me demande s'il va faire beau demain, que je prenne la grande ou la petite veste. Je ferme ma fenêtre et je lève les yeux, la lune est presque pleine ce soir, petit prince. Puis je me demande ce qu'il fait en ce moment même. Je suis toujours jalouse des gens amoureux, un peu.
. On me dit que c'est la première fois qu'il fait si beau en Angleterre en Avril. Que d'habitude il ne fait que pleuvoir, oh.
Il faisait nuit quand on est sorti du bar. Il y avait ce mec là dans le coin qui jouait du saxo, c'était comme si tout le bordel de vie autour s'effaçait, disparu enfoui oublié. Je suis tombée amoureuse de cet instant.
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Malabar Princess
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03:00
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Tiroir Mon bordel
Sunday, 18 March 2007
Goodnight and Go
Ma soeur a presque pleuré parce que le vent a cassé son parapluie et le lendemain elle a piqué un fou rire en s'amusant avec. J'ai trouvé ça si frais et ça me faisait sourire. Puis j'ai souri en repensant à Petit prince et son t'as réussi à mettre tellement de trucs différents dans le même paragraphe que je sais même pas quoi répondre!. A cette nuit presque blanche où l'on s'endormait empilés et à celle qui sentait la pizza au saumon. A Woody Allen qu'on a doublement adoré et aux cheveux que je ne décoifferai pas. Conneries de Doby en cours et gribouillis de Poulet sur le polycop de Réseaux.
J'ai laissé iTunes tourner tout l'après-midi, rêvassant et maudissant toute sorte de choses qui m'empêchent d'aller au cinéma. Et puis il y avait Ces chansons qui reviennent comme un doux murmure. Murmure qui faisait frissonner, qui caressait un peu les cheveux et qui pinçait le bras, qui réveillait ce manque cruel de romantisme de douceur de promesse. Des heures perdues. L'hiver s'en va un peu et je l'ai laissé filer. Même pas revenu ramasser les dernières feuilles, ni me faire signe de la main au loin, mais. Peu importe, on avisera le reste au printemps.
Photo: mon banc rêvé
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Malabar Princess
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22:39
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Tiroir Mon bordel









