Quelle nuit sommes-nous?
C'est tellement con mais je n'arrête pas. De m'accrocher à tellement de choses qu'au final, je ne sais plus par où me chercher. Je m'attache au son, au regard, au toucher, aux mots, des sourires de promesses. Je m'entête comme une débile à y croire, croire à tout ce qu'on me dit, croire à tout ce que je me dis. Que je suis encore cette fille un peu fleur bleue qui a toujours froid les jours de vent. Avoir peur d'être oubliée. Avoir peur d'oublier. Peur d'être transparente, perdue et toc.
On dirait que ce n'est que du faux. Ces verres et fumée ne sont là que pour feinter cette trouille que je me flanque. Des tours de manège et des fous rires qui masquent l'incertain. Je fais semblant de ne pas avoir du temps pour creuser au fond de mes pensées. J'ignore si je ressens ou je ne fais qu'apercevoir. Alors je fais des tours que la tête tourne tourne tourne des tours, le tourbillon m'emporte je me dis que c'est ça, on vit. On se croit jeunes forts et cons. On crie on hurle on chante on oublie tout on refait l'univers et on fait tellement semblant de s'en foutre. On a beau croire que c'est trois fois rien, c'est toujours trois fois d'un rien même si rien ce n'est rien du tout. On a beau croire que quelque chose est, c'est toujours une illusion mensongère qui nous cogne à la vue au réveil. Je ne sais pas vraiment ce que je fais, ni pourquoi je le fais. Je le fais et puis. On verra bien. Le monde restera toujours flou encore, encore flou jusqu'à demain. Bien après. Je me prends toujours les pieds dans le filet.
Je ne voulais pas écrire, l'humeur est encore trop morose. Mais que veux-tu. Je me suis juste rendu compte que j'aurais tellement aimé quelque chose de vrai. Ces mots hasardeux qui m'ont atterri au coin de l'oeil, ces phrases courtes brèves volatiles qui ne sont pas à moi ni pour moi. Il lui a suffi d'une fraction de seconde pour me toucher si fort même si là n'était en aucun cas le but. Je crois que quelque part j'ai laissé un bout microscopique de ma folie mes miettes d'amourette entre ses mains. Le coeur. J'aurais voulu que quelque chose dans le genre se glisse sous ma porte. J'aurais voulu trembler aussi fort que les feuilles sur le campus ce matin. Que cette chose qui me pompe le sang fasse boum quitte à en mourir un peu. Mais des sensations, des sensations bordel.


1 comment:
Peut-être que c'est une nuit de pleine lune où l'ombre des arbres tangue sous les bourrasques.
Mais je préférerais une nuit en croissant de lune avec toutes les étoiles à ses côtés. Ce serait calme et chuuuut... on entendrait les cigales. La fenêtre serait ouverte et à la fin, les oiseaux commencerait à chanter.
Ou peut-être une nuit froide et pluvieuse. Avec la pluie balayant les carreaux. Et ce bruit qui berce. Plongée dans le noir, les rêves ne se perdront pas.
Ou alors, juste une nuit comme les autres. Qu'on savourerait juste parce qu'elle n'a rien d'extraordinaire.
Une nuit comme ça.
Sourires!
BzOo
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