Friday, 5 September 2008

Et un sourire d'arraché quand il dit, "je te trouve agréable comme sentiment"

Rentrer chez-soi, la pluie les orages, le froid. Te voilà en grande victime des jeux d'échecs. Sourire niais face aux sourires compatissants. Mais si, tu es une chouette fille, regarde. Tu passes d'échec en échec. Tout est pareil, tu ne sais plus s'il faut t'en moquer. Ou pleurer. Julien part demain à Istanbul et au téléphone il t'a raconté comment il pense encore à son ex. Tu te ris au nez, oui, tu es une fille bien chouette. Trop même, pour qu'il veuille te dire Ô combien il l'aime encore.


Le paradoxe c'est que tu aimerais qu'on te laisse seule pour te morfondre dans ton coin et pourtant tu veux tellement qu'on te serre dans les bras. Le paradoxe c'est que tout est tellement provisoire et tu cherches à t'accrocher à tout semblant de stabilité. Ah oui, le changement de repère. Remise en question. Le bordel.

Sur le chemin de retour, les nuages étaient tout près. Gris juste en haut des arbres. Suspendus au milieu de nulle part, légers d'une beauté irréelle. C'est peut-être seulement ça alors, la quiétude. D'être au milieu de nulle part des gouttes d'eau sur la peau. Suspendu.



Inconsolable.






2 comments:

Pierre said...

Parfois pour se faire câliner, il faut savoir se laisser attraper.

Anonymous said...

Mais non.