Monday, 31 December 2007

La rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau, le frisson devant la beauté, tout cela se déroule totalement en dehors du temps.






















D'hier à demain. J'irai m'agripper au temps.
Caresser les saisons.
Même s'il ne restera rien demain.
Demain.




Monday, 24 December 2007

Adults are, like, this mess of sadness and phobias.


Ils passent des films avec plein de pères Noël à la télé, sûrement le matin il y a des contes de fées et Blanche Neige le soir. Ils passent partout des vieilles chansons de fêtes et qui font "Jingle bells" et sans savoir pourquoi on gigote comme des gamins au rythme. Au marché ça sent bon le vin chaud et des miliers de trucs qui font grossir et à la maison maman prépare les menus du soir. Il y a toujours trop de monde en ville et les trains sont bondés de bagages et de cadeaux. Et puis les gens, les gens sont énervants à traîner les pieds et s'arrêter toutes les minutes pour respirer l'air de Décembre. Il y a toujours une dame au bouquet de roses qui sentent spécialement bon pour qu'on se sente frustrée à se dire "mais pourquoi j'ai pas de roses moi?" et puis rien. Il y a toujours ces amoureux qui se tiennent la main et qui s'embrassent au milieu de la rue; il y a ces petits qui ont des ballons de toutes formes qui volent qui volent et les petites filles en robes roses toutes belles qui nous sourient timidement derrière les bonnets colorés. On fond comme un glaçon décongelé, c'est Noël qui veut ça, Noël et tout le bordel. Puis y a un lui quelque part qui nous tombe par hasard au rand()%5+1 dans la tête et. Non ce n'est même pas vrai.



Les Noël changent. Je me souviens du dernier. Enfin, j'ai relu ce que j'en ai écrit il y a un an, c'était différent. Alors je me souviens de Babel, du magasin bio, de la pluie et même après, des branches de cerisier. Je me souviens des gens des têtes que je ne vois plus, des histoires râtées rattrappées renouées. Mais quelque part, ce qui est parti ne revient pas, le passé c'est comme une fenêtre poussiéreuse qu'on se contente juste de regarder. Sans y toucher. Les boules de lumière me fascinent autant et ce marché de Noël que je connais par coeur m'émeut encore à chaque pas. Pourtant une part de magie s'est échappée là-haut tout en haut avant de me retomber dans les mains. Alors ce vide là et plein d'autres me narguent, je perds mon temps comme je le prends.


Et le mystère. Le mystère s'enfonce et se cache derrière ces cheveux insolents. Je n'ai jamais arrêté de chercher, je n'ai pourtant jamais commencé. Tout n'est qu'une voile qu'on pense tenir et qu'on souffle à travers. Tout n'est que non-dits, peu importe la raison. Peu importe ce qu'on (v)peut y trouver, des réponses murmurées dans les trous d'arbre et qu'on bouche avec de la terre ou juste la forme banale d'un être. Stagnation. Le charme de la brume, quelque soit son degré, est dangeureusement trompeur. Pourtant on le suit on y croit on s'obstine à embrasser la voile de secrets qui s'offre à nous. On n'est qu'imbéciles et persiste à l'être. On attise ce qui n'est pas. Mais peut-être viendra-t-il le jour où. Juste. Ou courir, encore.



Oh et puis.
JOYEUX NOËL, des bisous.





Thursday, 20 December 2007

Entre 20h du soir et 6h30 du matin.




Nuit blanche devant le pc à taper des lignes de code. Je ne baille même plus. A un moment donné je crois que ma tête avait légèrement penché vers la droite et puis j'ai perdu le fil des neurones pendant 5 secondes, on aurait dit un monde parallèle. Elle est un peu lourde la tête tout de même. Je crée des paquetages et je fais tout plein de fonctions et de procédures tellement chouettes. Ca compile ça compile. Ma binôme a cédé à l'appel du lit vers 5h et des bananes et à peine 1 minute après elle ne m'entendais plus.


J'avais de vraies choses à raconter mais je ne sais plus tout est parti. Alors, aujourd'hui je dois rendre 3 TP qui ne sont toujours pas finis et brûle mes secondes sur ce blog. Bordel.

Les gens commencent à se lever. J'entends les réveils qui sonnent et des pas dans le couloir. C'est aujourd'hui déjà. Le soleil n'est qu'un vieux flemmard qui se cache encore derrière sa couette à 7h du matin. Il fait décembre. De partout on voit de la neige sur les montagnes et ce que c'est joli avec des nuages et le ciel bleu.

C'est court une nuit. Il faudrait que je coure, j'en ai marre d'être une catastrophe ambulante.
Et puis j'avais une phrase de fin mais elle m'a encore échappé. Bonne journée les gens et le père Noël.





Tuesday, 4 December 2007

Songs to love and die by

J'ai un nouveau parapluie, il est rouge cette fois. Il y a de la pluie la nuit et même le jour, du vent froid qui voulait soulever les jupes des filles. Je hais le vent mais alors vraiment. A part celui d'Avril qui me souffle dans les cheveux. Puis il commence à faire très froid et je n'ai personne derrière qui me cacher. Quelqu'un qui me souffle dans les mains pour les faire décongeler ou juste me prêter une poche pour quand j'oublie mes gants. Non mais, je ne suis pas amoureuse arrêtez. Même si ce serait méga hyper ultra cool, c'est du luxe par les temps qui courent.


Des fois on a quand même envie d'un baiser à l'envers sur le comptoir d'un café, un baiser. Volé. Peut-être qu'une fois je ferai exprès de mal manger pour qu'on m'enlève de la glace au coin des lèvres et puis, et puis. Il faudrait que j'ai mes Blueberry nights à moi.
Je campe encore à la kfet. Les chaises sont rangées, je dois être la dernière à partir encore. Il y a dans cette solitude un apaisement, alors je pense et je repense. Ses mots ont un pouvoir secret, un charme inexpliqué inexpliquable et à chaque fois je les lis comme on découvre un Kinder surprise sous 36 couches de papiers cadeaux. Il m'impressionne, c'est vrai, le charme de la brume.

Cet après-midi en TD d'Architecture il y avait des rayons de soleil sur la table, j'ai bronzé mes doigts. Dans la cour les feuilles mortes s'envolent s'envoûtent s'enivrent de tristesse. Il fait nuit. Je n'entends aucun bruit et les voitures se pressent dehors. Il faudrait que je rentre. On m'attend quelque part, peut-être bien.





Thursday, 22 November 2007

Des autres fleurs de saison

Nos premiers rendez-vous. Le charme de la brume, l'inconnu, les tous premiers frissons, et on se dit ça y est, on va aller quelque part, vers on ne sait où mais qu'on le sait si bien. Des regards qui se croisent qui s'évitent, le sourire, l'appréhension d'une demie heure avant l'heure, des papillons.

Je suis sortie de chez-moi à moins cinq et j'ai marché lentement vers l'avenue Alsace-Lorraine, il ne fallait pas être en avance, même pas à l'heure, juste un peu en retard juste un peu. Il y avait toutes ces lumières de nuit et des rires au loin, il y avait quelque chose dans l'air. Quelque chose de l'automne, du samedi soir, du rendez-vous, des gens qui s'attendent quelque part, des gens qui étaient deux eux aussi.


Vers l'arrêt de tram il était là, de l'autre côté de la rue, les mains dans les poches à moitié debout comme dans les films voyez. Alors, j'ai souri, à lui et à cette image romanesque et. Il a marché vers moi. Deux, trois pas accélérés et puis ralentis; et ses yeux ses yeux. Il sentait un parfum que je ne connaissais pas, il était des yeux intensément bleus dans le hall de l'école, le sourire vague, mon étranger intriguant. Il était tout un mélange de questions dont je n'ai pas encore de réponses, il était cet inconnu qui faisait les mêmes pas à côté de moi, j'avais envie de lui sourire. J'aime sa voix.

Nos pas se sont arrêtés devant un bar aux guirlandes rouges avec une musique un peu trop forte, peut-être bien. On s'est alors retrouvés l'un en face de l'autre dans le coin où il restait deux places avec une minuscule table ronde en bois. Il gardait quelque chose dans ses yeux une sorte de magnétisme, je ne pouvais pas les esquiver. On se parlait tout près, juste un peu. La table était minuscule et le son trop fort. Son parfum que je ne connaissais toujours pas, des zestes de citron dans son verre et.

Les instants étaient doux. Comme un secret qu'on n'osait pas encore dévoiler. Des secrets qu'on tient à deux. Juste à deux.


On n'est pas Vendredi, pas encore.
Il pleut tout plein alors je campe encore à la kfet de l'école.
Mais j'ai le net, voyez.
Alors, souris.





Friday, 2 November 2007

When it falls


Je ne sais pas très bien pourquoi mais à chaque fois que je regarde une comédie ou un truc gentil - un truc de filles, je me sens débordée d'une sorte de douce euphorie. Une sorte d'amour sans queue ni tête, un genre d'envie de faire des câlins ou de dire à quelqu'un "je t'adore" et puis lui faire des bisous sur la joue gauche, parce que, parce que comme ça.

Je commence à reprendre mes habitudes clermontoises. Me coucher tard pour écrire. Dormir avec les volets ouverts pour me faire réveiller par les premiers rayons de soleil. Larver. Prendre des verres au bar australien. Regarder des films avec soeurette. Ecouter maman râler de mes bêtises et râler à mon tour en me disant que purée je crains. Prendre des bains avec des bougies. Me sécher des cheveux, et les peigner aussi de temps en temps. Regarder par la fenêtre la nuit, des lumières au loin qu'elles sont jolies. Guetter la Lune pour voir si elle est pleine, penser à. Laisser MSN et gmail allumés toute la journée même si je ne suis pas devant. Se quereller avec ma soeur pour un rien du tout et piquer des fous rires avec. Regarder Ally McBeal avec elle. Lire le premier jet d'Anarph et me sentir quand même un peu importante. Vouloir faire un post à 2h45. Et trouver que c'est une heure décente pour dire n'importe quoi. Parler à analog.


J'ai revu Titi en fin d'après-midi, toujours fidèle à elle-même en arrivant avec 20' de retard. On a parlé de Salford et de Manchester, du jazz club et des festivals que j'ai râtés, des bars, des gens, de Paul, de Stuart, de Pierre cheveux longs et Pierre cheveux courts, et Castle Irwell, de Facebook. C'était quand même sacrément bien, ces 3 mois. J'essaie de ne pas en perdre une miette de souvenirs, alors dans le tram de retour j'ai regardé en l'air et j'ai essayé d'aligner toutes ces images les unes après les autres, avec du son même des fois. J'ai de la nostalgie à revendre, des tas de nostalgie et, et. Le soir Stuart m'a raconté qu'il était au Pav' et qu'il s'était déguisé en Steve Irwin le chasseur de crocodile avec des ailes d'ange. J'aurais voulu les avoir ces ailes, déjà parce que ça fait partie de mes choses à faire et puis, c'est mignonet. Il faudrait que je revienne à Manchester. Revenir et marcher dans ces rues en me disant qu'on y était, qu'on les a arpentées en long et en large les après-midi après le boulot et puis les soirs et les nuits. Revenir juste pour quelques éclats de rire et des shooters et le vendeur de Schuh de Market Street.


Je suis là à regarder les étoiles au plafond en me demandant comment je vais pouvoir continuer ce post. L'inspiration ne veut plus de moi. J'angoisse pour les maths que je n'ai toujours pas travaillées et je m'en veux de n'avoir rien fait depuis une semaine. Pourtant, je n'arrive pas à m'y mettre. Je passe d'une chose à une autre en interrompant une troisième en passant. Alors, ma vie est en pagaille comme mes cheveux sentiments et envies.

L'automne se ramène avec ses feuilles jaunes, déjà. De l'autre côté des vélux parfois le ciel est immensément bleu.



Photo: Sanh, notre photographe attitré



Monday, 29 October 2007

J'habite Fenêtre sur cour Une chambre avec vue sur l'amour

Ca fait bizarre de revenir. Le tram est rouge ici. Les arrêts n'ont pas les mêmes couleurs, et puis les noms. Le frigo est tout grand, et il y a toujours à manger. Mes affaires ont bougé. Je porte des fringues de ma soeur, je ne retrouvais plus les miens. Et puis je redécouvre la joie d'avoir et le net et la télé et les plats de maman, tout ça en même temps. Ma soeur elle m'a manqué. Les gens, le blog, l'écriture. En flânant sur le blog d'Anarph, j'avais envie d'écrire à nouveau. Cette envie là, soudaine, qui ramène les papillons dans le ventre. Puis quand on écrit, on rêve un peu plus. J'avais oublié de rêver un peu.


J'ai quitté l'appart à 11h43 le samedi en fermant à double tour. La valise semblait lourde, pourtant je n'avais presque rien ramené. Juste quelques cernes au coin des yeux et des transformées de Fourier en stress. Ca fait deux mois que je ne suis pas rentrée à la maison. Deux moi que je suis là, à courir après le temps et les trams et des heures de sommeil. Des nuits nous manquent, des jours aussi. Ca ne fait que deux mois. Deux mois qu'on se tapote dans le dos qu'on rigole qu'on avale la fumée qu'on s'envoie des messages qu'on s'allonge à côté sur le dos en haut de la montagne, on se connaît. Déjà. Comme si ça faisait deux ans. Il y a tellement de souvenirs qu'ils débordent de mes poches même de mes tiroirs. Il faudrait que je m'achète un long fil pour les attacher, ils ne se perdront pas en route. Ou du patafix superglu. J'aimerais bien savoir dessiner tout ce qu'il y a dans ma tête. Faudrait que j'achète des caméras aux yeux.

J'ai tellement de choses à dire mais je n'ai plus le temps. Je n'ai plus les mots je les laisse s'envoler, juste les instants dans les mains et encore. A raconter en un seul tour il y a les 45 minutes à rester bloqués dans l'ascenseur à 5 le jour de l'anniversaire de F., le bar africain et puis le café Jazz d'été, Lyon Lyon et Lyon en moto la nuit avec plein d'air et du vent dans les cheveux, le Tête d'or un après-midi et du soleil et l'odeur des gauffres, le déménagement, Kofee, le jour de la rentrée où je me suis perdue dans le campus alors que l'école n'était même pas là-bas, le pot d'accueil au Bukana, les soirées, les prénoms que je n'ai pas réussi à retenir, le week-end en Ardèche le canoé la flotte le soleil la piscine le ventri-gliss la soirée sous le chapiteau le parrain que j'ai adopté les fous rires à n'en plus finir les nuits presque blanches les Américaines les crémaillères les garçons les histoires les potins. J'aime ne plus avoir du temps pour me poser. J'aime râler de ne plus avoir du temps pour me poser. J'aime être en retard le matin, me cacher du vent froid au réveil et marcher jusqu'à l'arrêt de tram avec les cheveux encore mouillés. J'aime me dire que bientôt j'irai chercher Anarph à la gare en courant avec les cheveux mouillés et qu'on se fera un autre Soulac à nous, allez je te paie ton paquet mais viens. Je te prêterai même ma boîte à musique la fameuse.




Demain je bosse. Ou demain de demain.
Il faut que je dorme aussi j'ai besoin de rêves d'un bon paquet.