Monday, 3 March 2008

I know it's easy to say but it's harder to feel. This way

Encore un dimanche soir.

Seule à méditer la fin du week-end, cette fois. C'est peut-être plus simple comme ça, sans avoir à parler aux gens, sans montrer ce qu'on ressent, sans montrer ce dont on a envie réellement, sans avoir à se le demander surtout. Penser, tout court. Pensées à la con qu'on va garder cloitrées dans la chambre encore mal rangée.

Les fringues sentent encore la lessive de 19h30, et les draps désordonnés. Le portable vibre de temps à autre, pour me donner l'illusion d'être encore dans le monde réel. Pour me donner l'illusion de compter pour quelqu'un. D'être celle qui pourrait, juste. Un peu. Depuis la toute première fois où on s'est souri, ce genre de sourire qui dit "peut-être que quelque chose se passera". C'est peut-être une évidence que je refuse d'admettre, et je n'ai pas de raison ni d'excuse. C'est dans sa façon de me regarder, dans sa façon de me dire "Alors tu as décidé quoi? Et si on attend encore demain? Comme ça on repoussera l'échéance" de me dire que ça va aller, sa façon de passer la main dans mes cheveux, de me prendre dans son manteau en sortant du ciné pour me cacher du vent. C'est celui qui me fait des pancakes à 3h du matin, celui qui mange un kebab à minuit avec moi, qui râle pour que j'aille voir le médecin vu que ça faisait un mois que je tousse.

Il y a une tendresse, infiniment. Il y a cette envie de se sentir en sécurité, de se dire que quand on se pose la tête sur cette épaule là, on sera bien.
On est. Deux. Perdus, compagnons de solitude. Ou on est juste 1/3 du bout qui manque à l'autre. Un bout de sourire arraché. Je ne sais pas vraiment ce qu'on est. Avec lui tout a l'air plus simple, simple comme une main qu'on tend et que l'autre attrappe. Sans brin de folie. Et c'est ça qui me fait peur. Je crois que j'ai besoin de choses compliquées, j'ai besoin de ce truc un peu dingue pour ne pas m'ennuyer. Même si.



Même si tout ça sonne comme des excuses. Même si.


Photo: Week-end à Chatel,
.et de l'ombre sur la peau


Wednesday, 13 February 2008

Stay. Just a little bit more

Grains de sable d'un jeudi soir à minuit trente.

Depuis 50 minutes je tourne en rond. Demain pas cours de toute la matinée, le luxe qui s'offre à moi tout d'un coup comme une glace à la vanille bien au frais. Alors je prends le temps de perdre du temps. Me trainer les pieds en ville, m'asseoir au soleil prendre un verre avec K jusqu'à tard et partir en vitesse faire des soldes 40 minutes avant la fermeture, passer chez J histoire de, et partir chez M pour une fondue râtée puis écouter les histoires Népalaises et des treks et des images enneigées.

Puis je pense à lui un peu en rentrant. Je me dis qu'il doit bien m'aimer quelque part. Quand il me dit qu'il serait très content si je passais à l'appartement l'autre jour et quand il me racontait ses histoires qu'il m'invite à manger qu'il me regarde avec ces yeux et qu'il me dit, que si jamais je veux aller à la neige je l'appelle il ne s'ennuyera pas et puis. Mais alors pourquoi il n'a pas répondu à mon message? Anarph a déteint sur moi.



Grains de sable d'un autre jour.


J'ai escaladé les yeux bandés. Avancer à l'aveuglette. Tatonnant, cherchant les pistes au bout des doigts, des orteils, retenir le souffle. Pourtant j'y arrive mieux que quand je vois. Parce qu'avec les yeux, voyez, j'hésite, je cherche, je change, je choisis, je bloque. Il faudrait que j'avance toujours à l'aveuglette alors? Que je fonce sans hésiter en serrant les dents? Et qui me tiendra la corde de l'autre côté?



Grains de sable d'un lendemain.


J'ai encore bronzé mes doigts entre deux rayons de soleil. J'ai encore laissé deux trous dans le cours de Com numérique en mettant "pas fini, flemme" et des petits points. J'ai encore rêvassé entre la méthode du point fixe et des classes des méthodes des attributs, le prof a même parlé du viol de l'encapsulation au tableau - c'est mal le viol. J'ai encore râté le bus de 52 de 7h alors je suis arrivée avec 10 minutes de retard en croyant que je me suis trompée d'amphi parce qu'il y avait une fille que je ne connaissais pas au premier rang. J'ai encore ronchonné contre moi-même, mes mauvaises habitudes mes défauts mes conneries et mon inconscience détestée. J'ai encore égaré ma carte d'étudiant, fait un tour en ville (les magasins, oops) après les cours, gargouillé à midi trente pour cause de non petit-déjeuner, été jalouse des gens trop forts en maths et des filles aux trop belles jambes, souri en me rendant compte que les amis sont chouettes mais alors vraiment, dessiné une fleur multicolore au tableau en dérivant les fonctions et je ne sais plus, je n'ai pas pu finir la phrase avant de m'endormir.



Grains de sable d'aujourd'hui.

Ca fait une ou deux semaines que j'ai commencé à écrire et à effacer dans ce foutu .txt. Je n'ai plus le temps, je ne le prends plus assez. Je ne sais pas quoi raconter, puis des choses filent et s'effacent et changent tellement vite alors, je me perds. Les histoires c'est comme de la glace au soleil. Ca fond même avant que. J'ai mangé du chocolat et bu du jus de raisin, fini la saison 3 de Desperate Housewives et déprimé devant la fiction romantique et des mots doux. Il y a toujours des regrets, même si l'on fonce toujours tête baissée, on en bouffe des regrets mais alors vraiment. Je regarde des fleurs roses qu'on m'a apportées à la crémaillère et je me dis que, ça faisait longtemps. Que personne ne m'a apporté de fleur, même pas une fleur sauvage qui pousse dans les champs. En cours il y a ce couple énervant au premier rang qui se mange tout le temps la bouche à la pause. Sinon, on dirait que c'est la saison de l'amour et du désamour. Moi je n'y appartiens pas, d'aucun côté. Le manque sentimental est indéniablement désespérant, et alors à l'approche du 14 on sent le vide s'installer sur le canapé du salon sans rien pouvoir y faire. Peut-être que je lui servirais un thé et que je lui raconterais Ô combien j'en ai marre de courir. Tout ce qu'on voit n'est qu'à la surface, mais ce qui déchire se faufile bien plus loin plus loin. Les journées de cours ne sont pas longues, elles sont infinies. Les frissons Je ne suis pas triste, je suis déprimée. Je ne suis pas fatiguée, je suis lessivée. Je n'ai pas mal, j'ai juste laissé mon coeur à l'air trop longtemps. Je ne suis pas tombée amoureuse, j'ai juste failli trébucher mais mes pieds vont bien.

Si le jus de raisin contenait de l'alcool, je serais déjà bourrée à l'heure qu'il est.

Parfois j'aimerais juste que quelqu'un soit à côté pour me gonfler des ballons roses quand le ciel est trop gris.
Le ciel est à l'envers. Je ne suis plus à l'endroit alors.







Demain c'est la saint Valentin. That sucks.




Wednesday, 16 January 2008

Rien c'est déjà. Rien c'est déjà beaucoup.

Alors ferme les yeux et imagine, imagine. Le bruit de la pluie sur le bord de la fenêtre, sur les boîtes aux lettres, sur les volets, dans la cour d'intérieur en bas tout en bas. Elle tombe à l'infinie comme si plus rien ne restera cette nuit, que tout s'efface, tout s'enchaîne, tout repart sans nous.

Alors ferme les yeux et imagine. Pluie de janvier avec le vent froid, qui trempe mes bottes et s'échoue sur l'écharpe grise. Des parapluies colorés. Imagine. Tu es dans le pénombre avec des branches de cerisiers allumées et des guirlandes au coin, il y a une odeur de souvenirs. Tu lis, tu souris, tu écris et de temps en temps tu souris encore comme si. De l'autre côté du mur. De l'autre côté du couloir. De l'autre côté de la rue. De l'autre côté de la pluie. Il y a peut-être, peut-être bien.

Alors ferme encore les yeux et. Imagine une caresse furtive dans la paume des mains et des cheveux. Des choses qu'on a dit des choses qu'on ne dira. Des nuits blanches d'avant. Des petits riens. Oublie le reste juste, oublie. Juste arrêter de courir, tu vois, juste ce soir... Je te fais une place là, à côté. Alors ferme les yeux et imagine. Je te prêterai même mon épaule, si tu le veux.

Alors ferme les yeux et imagine. Imagine. A côté.



.Où tomberons-nous
.
.


Lettre à S.
Photo: deviantart



Monday, 7 January 2008

Wincing the night away



Alors ça y est, j'ai signé mon premier chèque en écrivant 2008. J'ai changé de fond d'écran il y a 2 jours. J'ai changé d'appartement aussi, autant le faire bien. Il faudrait que je prenne l'habitude de m'arrêter au bon arrêt désormais, et puis passer par le coin de rue où il y avait des femmes qui disent bonsoir amoureusement et un Erotic shop écrit en bleu. Les cartons traînent encore partout dans le salon, ceux d'Aude qui part et ceux de moi qui arrive. Un goût décousu. Bordel dedans dehors de partout. J'ai mal au crâne depuis hier matin, les verres avec Gemey me montent à la tête et sa voix me reste encore. Un marchand de roses est passé. Je me sens toujours gênée dans ces cas-là comme si j'avais peur que le garçon en face allait se sentir obligé [par pure galanterie ou parce qu'il n'a plus que ça à faire de son porte monnaie ou my god il pourrait le vouloir sincèrement] de m'en acheter alors j'ai vite tourné la tête et la bouger de gauche à droite genre 30 fois et ainsi de suite pour esquisser un grand sourire "Non merci monsieur bonne soirée". Je psychote souvent.


3h du matin. J'ai l'étrange sensation que mon coeur bat plus vite depuis hier aussi. Je n'aime pas cette boule de stress dans le ventre. Je n'aime pas les partiels. Je n'aime pas les histoires sans issues. Je n'aime pas les copines jalouses, je n'aime pas les ex énervantes, je n'aime pas les filles tartinées de mascara et de fond de teinte jusqu'au cou, je n'aime pas les groupies niaises, je n'aime pas le cynisme de trop, je n'aime pas ma façon ridicule de me préserver du danger, je n'aime pas psychoter pour un rien pour un tout, je n'aime pas le froid, je n'aime pas les déménagements, je n'aime pas ces filles trop grandes trop belles trop bien roulées avec des jambes à l'infinie, je n'aime pas je n'aime pas les garçons chiants, je n'aime pas les pouffes, je n'aime pas faire des plans pour les repousser encore, je n'aime pas ma sale habitude de m'emballer pour un rien et briser le charme juste après, je n'aime pas les petits pois, je n'aime pas les fonctions de répartition et les lois de probabilité [d'ailleurs, quelle est la probabilité sur n lecteurs pour que la personne à qui j'adresse mes mots aléatoirement puisse se reconnaître?], je n'aime pas perdre, je n'aime pas le rhum pur, je n'aime pas les trains qui n'arrivent pas, je n'aime pas la pluie qui pleure sur les bottes, je n'aime pas attendre, je n'aime pas, je n'aime pas. Être seule. Et, 2008 commence bien seule.


Puis tout à l'heure en laissant des clés de l'ancien appart à mon allemand j'ai eu quand même un pincement au coeur. Quelque chose va me manquer, les vélux le matin ou les bonsoir du proprio de la laverie à côté, l'escalier en bois, le fauteuil qui se balance devant derrière et même qu'on fait tourner et des souvenirs avec le son. Mais je reviendrai, reviendrai. Pour [le] revoir. Chut je n'ai pas dit ça.










Monday, 31 December 2007

La rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau, le frisson devant la beauté, tout cela se déroule totalement en dehors du temps.






















D'hier à demain. J'irai m'agripper au temps.
Caresser les saisons.
Même s'il ne restera rien demain.
Demain.




Monday, 24 December 2007

Adults are, like, this mess of sadness and phobias.


Ils passent des films avec plein de pères Noël à la télé, sûrement le matin il y a des contes de fées et Blanche Neige le soir. Ils passent partout des vieilles chansons de fêtes et qui font "Jingle bells" et sans savoir pourquoi on gigote comme des gamins au rythme. Au marché ça sent bon le vin chaud et des miliers de trucs qui font grossir et à la maison maman prépare les menus du soir. Il y a toujours trop de monde en ville et les trains sont bondés de bagages et de cadeaux. Et puis les gens, les gens sont énervants à traîner les pieds et s'arrêter toutes les minutes pour respirer l'air de Décembre. Il y a toujours une dame au bouquet de roses qui sentent spécialement bon pour qu'on se sente frustrée à se dire "mais pourquoi j'ai pas de roses moi?" et puis rien. Il y a toujours ces amoureux qui se tiennent la main et qui s'embrassent au milieu de la rue; il y a ces petits qui ont des ballons de toutes formes qui volent qui volent et les petites filles en robes roses toutes belles qui nous sourient timidement derrière les bonnets colorés. On fond comme un glaçon décongelé, c'est Noël qui veut ça, Noël et tout le bordel. Puis y a un lui quelque part qui nous tombe par hasard au rand()%5+1 dans la tête et. Non ce n'est même pas vrai.



Les Noël changent. Je me souviens du dernier. Enfin, j'ai relu ce que j'en ai écrit il y a un an, c'était différent. Alors je me souviens de Babel, du magasin bio, de la pluie et même après, des branches de cerisier. Je me souviens des gens des têtes que je ne vois plus, des histoires râtées rattrappées renouées. Mais quelque part, ce qui est parti ne revient pas, le passé c'est comme une fenêtre poussiéreuse qu'on se contente juste de regarder. Sans y toucher. Les boules de lumière me fascinent autant et ce marché de Noël que je connais par coeur m'émeut encore à chaque pas. Pourtant une part de magie s'est échappée là-haut tout en haut avant de me retomber dans les mains. Alors ce vide là et plein d'autres me narguent, je perds mon temps comme je le prends.


Et le mystère. Le mystère s'enfonce et se cache derrière ces cheveux insolents. Je n'ai jamais arrêté de chercher, je n'ai pourtant jamais commencé. Tout n'est qu'une voile qu'on pense tenir et qu'on souffle à travers. Tout n'est que non-dits, peu importe la raison. Peu importe ce qu'on (v)peut y trouver, des réponses murmurées dans les trous d'arbre et qu'on bouche avec de la terre ou juste la forme banale d'un être. Stagnation. Le charme de la brume, quelque soit son degré, est dangeureusement trompeur. Pourtant on le suit on y croit on s'obstine à embrasser la voile de secrets qui s'offre à nous. On n'est qu'imbéciles et persiste à l'être. On attise ce qui n'est pas. Mais peut-être viendra-t-il le jour où. Juste. Ou courir, encore.



Oh et puis.
JOYEUX NOËL, des bisous.





Thursday, 20 December 2007

Entre 20h du soir et 6h30 du matin.




Nuit blanche devant le pc à taper des lignes de code. Je ne baille même plus. A un moment donné je crois que ma tête avait légèrement penché vers la droite et puis j'ai perdu le fil des neurones pendant 5 secondes, on aurait dit un monde parallèle. Elle est un peu lourde la tête tout de même. Je crée des paquetages et je fais tout plein de fonctions et de procédures tellement chouettes. Ca compile ça compile. Ma binôme a cédé à l'appel du lit vers 5h et des bananes et à peine 1 minute après elle ne m'entendais plus.


J'avais de vraies choses à raconter mais je ne sais plus tout est parti. Alors, aujourd'hui je dois rendre 3 TP qui ne sont toujours pas finis et brûle mes secondes sur ce blog. Bordel.

Les gens commencent à se lever. J'entends les réveils qui sonnent et des pas dans le couloir. C'est aujourd'hui déjà. Le soleil n'est qu'un vieux flemmard qui se cache encore derrière sa couette à 7h du matin. Il fait décembre. De partout on voit de la neige sur les montagnes et ce que c'est joli avec des nuages et le ciel bleu.

C'est court une nuit. Il faudrait que je coure, j'en ai marre d'être une catastrophe ambulante.
Et puis j'avais une phrase de fin mais elle m'a encore échappé. Bonne journée les gens et le père Noël.