Wednesday, 30 December 2009

Cette nuit j'ai rêvé d'avoir foiré tous mes partiels. C'est bon, je peux commencer à paniquer.


Evan: im not mad. i was never mad. everything was in my own head. like any other stupid and hopeless boy you will meet, i am lost around you.

J'étais touchée. C'est terriblement beau, cette sorte de fragilité-là dans les mots. On pourrait mettre ça dans un film à la Eternal Sunshine, avec Tahiti rain de Cocorosie en fond sonore et ce sera. Parfait.




Puis rien. On peut dire que c'est tout.




Tuesday, 22 December 2009

In between the seconds of life


C'est terrible de penser à quelqu'un aussi souvent.
Le cerveau est comme conditionné pour, par intervalle régulier, toujours trouver quelque chose qui pourrait faire que. Le coeur. Qui s'emballe comme une tempête de neige quand juste il effleura le bras pour la première fois la deuxième fois et la peau qui s'électrisait. Le temps accéléré ou le temps figé je ne sais pas, je ne respirais déjà plus, j'étais. Là au milieu du temps.

C'est terrible que quelque chose d'aussi fort puisse tenir à si peu de choses. Rien de grandiose, juste ça, l'effleurement de la peau. Je me disais, parfois les choses les plus précieuses sont celles qu'on remarque à peine. Nos mains qui se touchaient au comptoir du café, nos pas qui se suivaient devant les tableaux de Chaissac, nos nuits presque blanches à se raconter nos petits rien nos petits pois nos questions nos paris nos films dans la tête. Même les gouttes de pluie deviennent musique, même le froid, même l'attente des fois.


J'ai souvent attendu la nuit pour m'apaiser. Le calme, un semblant de suspension de la vie, je décèle les tic tac de l'horloge du salon, vide mon cerveau de tout bordel ambiant pour le remplir d'un nouveau bordel indéfini et défile des images au ralenti. L'image de Mathieu regardant la neige sur les toits, une cigarette allumée. L'image de lui en train de dessiner, lui en train de me sourire, ses bras qui me serrent, ses fossettes qui me font fondre. L'image de moi me cachant derrière lui parce que le vent. L'image des premiers flocons, des premières décorations de Noël, des enfants emmitouflés qui couraient de partout, des gens dans la rue. C'est terrible comment on sent moins l'hiver, juste en tenant la main de quelqu'un.

C'est terrible aussi de se sentir comme du verre facilement cassable. Comme du verre au cinéma, éclaté en des millier de morceaux, cash. L'émotion ne dépendra plus que de nous, elle sera apportée, embellie, enlevée, détruite par l'autre.

Qu'avons-nous alors à part l'instant?
Cet instant où je ne sens rien que sa présence autour de moi. Plus de fatigue ni de stress, plus de lassitude plus de gens fades et ternes plus d'école plus de projet plus d'attente. Rien que ces papillons dans le ventre et le coeur qui fait triple tour et je souris. Le silence et l'invisible folie d'y croire.

A cet instant là on empruntera du temps au monde pour deux.

Thursday, 29 October 2009

La vie est ainsi c'est tout, brisée, et je suis folle de rêver d'autre chose.

Il fait beau. L'automne est revenu, le soleil, la crève aussi, un peu de fièvre et des gouttes de sueur derrière la nuque. Souvent j'avais envie d'écrire. Mais tout est d'une superbe ressemblance de ce que j'ai pu raconter hier, avant hier, au fil de ces mêmes pages. Alors je cherche un nouvel air. De moi, de musique, de danse, d'ivresse. Je n'arrête pas de me couper les cheveux. Je m'achète de nouveaux fringues avec de nouvelles couleurs. Je change tout le temps de vernis. Me laisser prendre aux changements des saisons. Parfois j'ai même l'impression de vouloir d'un peu plus de constance, et puis non.

Je n'arrête pas de lui répéter "je n'y crois plus, moi" et lui il sourit, il me dit "elle, mais qu'est-ce qu'elle est parfaite". Au fond tout ce que j'attends c'est d'y croire à nouveau. On me parle toujours des histoires d'instabilité. Je n'en veux plus, je voudrais quelque chose de renversant de beauté, un truc qui me coupe le souffle comme quand je fais du vélo avec la crève.


Après les cours, j'aime m'asseoir dans un coin du canap, faire du thé chaud et regarder les gens se cacher derrière leur écharpe, dans la rue d'en bas. Aller me coucher avec des "fais de beaux rêves" et le matin sourire quand le coloc me dit "buenos dias loca". That's it, and enough.



Sunday, 10 May 2009

Soon we'll be found







Paraître.
Faire croire. Croire à tout un rien mais, c'est ça, jouer. Chercher à faire tomber l'autre en se prenant dans le piège.  

Juste que, dans un jeu. Lequel est plus le jouet que l'autre?
De nous.


Encore des histoires de départ. Souvent on s'oublie. Tout juste hier on m'a dit, "je ne prends rien avec moi quand je pars". Partir au vent et c'est tout. Alors que moi je garde tout. Même une petite fleur sauvage que quelqu'un m'a mis dans les cheveux, je la ramène jusqu'à chez-moi. 
Encore des histoires de départ sauf que. Je reviens parfois, tu sais. Juste pour prendre un thé au matin ou te regarder sans oser dire combien tu m'as manqué.

Mar Adentro d'une intense douceur. Je sentais la mer au bout des orteils. Un bout de mélancolie. 

Nostalgie déjà anticipée.

 

Friday, 24 April 2009

Good friday

Ca m'a donné le sourire.  

"Hey, i met you last night, i am going to make you a song! :)."

Wednesday, 15 April 2009

And then, just like that,.

Chaque année, juste un peu avant mi avril, grand-mère m'envoie une petite carte. Le nombre de fois où j'ai pu fêter mon anniversaire avec elle doit se compter sur une seule main. Pourtant elle y pense, elle s'en souvient. Chaque année elle va acheter la carte un mois à l'avance, pour qu'avec le temps du trajet, ça arrive au moins à temps pour le 18. Et moi. Moi je ne sais même plus quand tombe son anniversaire. L'avais-je déjà su?


A la télé ils parlaient d'un ième album de machin, après 4 ans d'absence. Je me suis dit wow, le temps. Je n'avais pas le souvenir que c'était si loin. Alors, le temps. Combien de temps il nous reste? Avant la dernière carte de mi avril.


C'est le printemps déjà, ma peau a sûrement pris un peu de soleil. Mon coeur quelques égratignures de plus. La vie quelques instants de moins.






Tuesday, 7 April 2009

Come turn off the rain.

Je me dis que la prochaine fois qu'il revient à Grenoble, je l'enfermerai que pour moi-même. Mon allemand.


Le titre du dernier post parle de lui. Crotte. Pourquoi je n'aime que des histoires vouées à l'échec?