Les parapluies à fleurs
Je ne me souviens plus pourquoi mais la journée était longue. Peut-être parce que mon réveil était grisâtre derrière les nuages. J'ai ce mal de tête qui traine, et la nostalgie qui vient de nulle part. Il y a ce goût d'amour au fond de la gorge, un genre de soupir un genre de regret un genre de désir ou rêve inaccessible. Des fois je ne sais pas quoi faire de mon coeur vide, j'aimerais. Le prendre dans les mains, lui faire voir un bout de ciel bleu et les branches vertes désormais, lui faire prendre un peu de couleur, lui faire sentir un peu Avril, le cajoler.
Le jour tombe, comme une feuille entre nos doigts. L'écran s'éclaire un peu plus et je me plonge dans le noir. Je pense à cette scène dans Magnolia, quand il crie J'ai tellement d'amour à donner mais je sais pas quoi en faire. "I really do have love to give, I just don't know where to put it" et il a pleuré. Cette douleur cette détresse et cette indifférence du monde, dans les yeux. Je frissonne et pourtant le radiateur est allumé depuis ce matin. Moi non plus je ne sais jamais où placer les choses, elles s'entremêlent et je me tourbillonne. Je suis comme une gamine à qui on a donné une robe de princesse trop grande, je la contemple sans pouvoir l'essayer. Comme contempler ceux qui se font des bisous dans le cou en me demandant pourquoi.
Quand il est sorti de l'ascenseur ce matin, un charmant brun m'a regardé entrer dedans et je l'ai regardé. J'ai aimé cet instant là. A midi il était là quand je suis sortie de l'ascenseur. Je voulais lui sourire mais j'ai oublié. On ne se reverra peut-être jamais.
On était dans ce vieux bâtiment d'Arts et de musique de théâtre de je ne sais plus quoi, et il y avait cette ambiance particulière. Du piano qui nous parvenait d'une salle et puis d'une autre, je marchais entre, j'étais bien. Les couloirs était étroits et interminables, les portes étaient vieilles et la bibliothèque m'émerveillait. J'aimerais qu'on me fasse une visite guidée, partout et dans la salle où il y avait la lampe rouge et Record écrit dessus, la salle de projection finale et puis qu'on me joue quelque chose. Je serai impressionnée, qui sait. J'aimerais quitter la terre ferme un peu. Un peu plus haut que les branches vertes et les jonquilles, ça suffirait.
Le jour tombe, comme une feuille entre nos doigts. L'écran s'éclaire un peu plus et je me plonge dans le noir. Je pense à cette scène dans Magnolia, quand il crie J'ai tellement d'amour à donner mais je sais pas quoi en faire. "I really do have love to give, I just don't know where to put it" et il a pleuré. Cette douleur cette détresse et cette indifférence du monde, dans les yeux. Je frissonne et pourtant le radiateur est allumé depuis ce matin. Moi non plus je ne sais jamais où placer les choses, elles s'entremêlent et je me tourbillonne. Je suis comme une gamine à qui on a donné une robe de princesse trop grande, je la contemple sans pouvoir l'essayer. Comme contempler ceux qui se font des bisous dans le cou en me demandant pourquoi.
Quand il est sorti de l'ascenseur ce matin, un charmant brun m'a regardé entrer dedans et je l'ai regardé. J'ai aimé cet instant là. A midi il était là quand je suis sortie de l'ascenseur. Je voulais lui sourire mais j'ai oublié. On ne se reverra peut-être jamais.
On était dans ce vieux bâtiment d'Arts et de musique de théâtre de je ne sais plus quoi, et il y avait cette ambiance particulière. Du piano qui nous parvenait d'une salle et puis d'une autre, je marchais entre, j'étais bien. Les couloirs était étroits et interminables, les portes étaient vieilles et la bibliothèque m'émerveillait. J'aimerais qu'on me fasse une visite guidée, partout et dans la salle où il y avait la lampe rouge et Record écrit dessus, la salle de projection finale et puis qu'on me joue quelque chose. Je serai impressionnée, qui sait. J'aimerais quitter la terre ferme un peu. Un peu plus haut que les branches vertes et les jonquilles, ça suffirait.
Grand-mère avait de tout petits grains de beauté rouges dans le dos. Je les adorait.
J'en ai deux puis un grain de beauté sûr l'oreille comme maman aussi, mais on ne le voit pas.
[ Psss: Je veux un appareil de photo qui est bien.]
J'en ai deux puis un grain de beauté sûr l'oreille comme maman aussi, mais on ne le voit pas.
[ Psss: Je veux un appareil de photo qui est bien.]



4 comments:
waou.. ce post :)
Ton coeur est vide ?
Pourtant des gens te portent dans leurs coeurs, parfois plus qu'on ne le pense...
Chacun a sa manière, mais tous sont là pour que le tiens ne soit pas vide.
Le piano, que de sentiments en un instrument...
J'aime la photo. Et ce bout de reflet dans le miroir.
Envie de faire prendre l'air à mon coeur aussi. je voudrais bien qu'il attrape un coup de soleil parfois... :)
et psssssst
Joyeux anniversaire...
si je comprends bien.
BzOo dOo
Ecilora: Oh oui, et tu es formidable :p Merci! Je penserai à toi le 20 (c'est bien ça hein?)!
Anonymous: Je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression de te connaitre.
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