J'habite Fenêtre sur cour Une chambre avec vue sur l'amour
Ca fait bizarre de revenir. Le tram est rouge ici. Les arrêts n'ont pas les mêmes couleurs, et puis les noms. Le frigo est tout grand, et il y a toujours à manger. Mes affaires ont bougé. Je porte des fringues de ma soeur, je ne retrouvais plus les miens. Et puis je redécouvre la joie d'avoir et le net et la télé et les plats de maman, tout ça en même temps. Ma soeur elle m'a manqué. Les gens, le blog, l'écriture. En flânant sur le blog d'Anarph, j'avais envie d'écrire à nouveau. Cette envie là, soudaine, qui ramène les papillons dans le ventre. Puis quand on écrit, on rêve un peu plus. J'avais oublié de rêver un peu.
J'ai quitté l'appart à 11h43 le samedi en fermant à double tour. La valise semblait lourde, pourtant je n'avais presque rien ramené. Juste quelques cernes au coin des yeux et des transformées de Fourier en stress. Ca fait deux mois que je ne suis pas rentrée à la maison. Deux moi que je suis là, à courir après le temps et les trams et des heures de sommeil. Des nuits nous manquent, des jours aussi. Ca ne fait que deux mois. Deux mois qu'on se tapote dans le dos qu'on rigole qu'on avale la fumée qu'on s'envoie des messages qu'on s'allonge à côté sur le dos en haut de la montagne, on se connaît. Déjà. Comme si ça faisait deux ans. Il y a tellement de souvenirs qu'ils débordent de mes poches même de mes tiroirs. Il faudrait que je m'achète un long fil pour les attacher, ils ne se perdront pas en route. Ou du patafix superglu. J'aimerais bien savoir dessiner tout ce qu'il y a dans ma tête. Faudrait que j'achète des caméras aux yeux.
J'ai tellement de choses à dire mais je n'ai plus le temps. Je n'ai plus les mots je les laisse s'envoler, juste les instants dans les mains et encore. A raconter en un seul tour il y a les 45 minutes à rester bloqués dans l'ascenseur à 5 le jour de l'anniversaire de F., le bar africain et puis le café Jazz d'été, Lyon Lyon et Lyon en moto la nuit avec plein d'air et du vent dans les cheveux, le Tête d'or un après-midi et du soleil et l'odeur des gauffres, le déménagement, Kofee, le jour de la rentrée où je me suis perdue dans le campus alors que l'école n'était même pas là-bas, le pot d'accueil au Bukana, les soirées, les prénoms que je n'ai pas réussi à retenir, le week-end en Ardèche le canoé la flotte le soleil la piscine le ventri-gliss la soirée sous le chapiteau le parrain que j'ai adopté les fous rires à n'en plus finir les nuits presque blanches les Américaines les crémaillères les garçons les histoires les potins. J'aime ne plus avoir du temps pour me poser. J'aime râler de ne plus avoir du temps pour me poser. J'aime être en retard le matin, me cacher du vent froid au réveil et marcher jusqu'à l'arrêt de tram avec les cheveux encore mouillés. J'aime me dire que bientôt j'irai chercher Anarph à la gare en courant avec les cheveux mouillés et qu'on se fera un autre Soulac à nous, allez je te paie ton paquet mais viens. Je te prêterai même ma boîte à musique la fameuse.
Demain je bosse. Ou demain de demain.
Il faut que je dorme aussi j'ai besoin de rêves d'un bon paquet.
Il faut que je dorme aussi j'ai besoin de rêves d'un bon paquet.


5 comments:
rha, ça fait du bien de te relire : )
besitos : )
demain de demain c'est bien
:D. J'approuve. Qu'est-ce que ça fait plaisir!! On est passé à autre chose que l'alphabet (parce que bon... hein... ;))
Profite bien de tes vacances demoiselle. Grenoble, çà a l'air bien.
BzOo
Veinarde, j'ai pas de vacances avant Noël moi.
T'aurais dû en profiter pour venir boire une ou deux pints et voir Aberdeen =)
Aller un free hug pour toi :)
C'est tout ce que tu as à nous raconter... ? Bin je suis déçu dis donc !
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