Stay. Just a little bit more
Grains de sable d'un jeudi soir à minuit trente.
Depuis 50 minutes je tourne en rond. Demain pas cours de toute la matinée, le luxe qui s'offre à moi tout d'un coup comme une glace à la vanille bien au frais. Alors je prends le temps de perdre du temps. Me trainer les pieds en ville, m'asseoir au soleil prendre un verre avec K jusqu'à tard et partir en vitesse faire des soldes 40 minutes avant la fermeture, passer chez J histoire de, et partir chez M pour une fondue râtée puis écouter les histoires Népalaises et des treks et des images enneigées.
Puis je pense à lui un peu en rentrant. Je me dis qu'il doit bien m'aimer quelque part. Quand il me dit qu'il serait très content si je passais à l'appartement l'autre jour et quand il me racontait ses histoires qu'il m'invite à manger qu'il me regarde avec ces yeux et qu'il me dit, que si jamais je veux aller à la neige je l'appelle il ne s'ennuyera pas et puis. Mais alors pourquoi il n'a pas répondu à mon message? Anarph a déteint sur moi.
Grains de sable d'un autre jour.
J'ai escaladé les yeux bandés. Avancer à l'aveuglette. Tatonnant, cherchant les pistes au bout des doigts, des orteils, retenir le souffle. Pourtant j'y arrive mieux que quand je vois. Parce qu'avec les yeux, voyez, j'hésite, je cherche, je change, je choisis, je bloque. Il faudrait que j'avance toujours à l'aveuglette alors? Que je fonce sans hésiter en serrant les dents? Et qui me tiendra la corde de l'autre côté?
Grains de sable d'un lendemain.
J'ai encore bronzé mes doigts entre deux rayons de soleil. J'ai encore laissé deux trous dans le cours de Com numérique en mettant "pas fini, flemme" et des petits points. J'ai encore rêvassé entre la méthode du point fixe et des classes des méthodes des attributs, le prof a même parlé du viol de l'encapsulation au tableau - c'est mal le viol. J'ai encore râté le bus de 52 de 7h alors je suis arrivée avec 10 minutes de retard en croyant que je me suis trompée d'amphi parce qu'il y avait une fille que je ne connaissais pas au premier rang. J'ai encore ronchonné contre moi-même, mes mauvaises habitudes mes défauts mes conneries et mon inconscience détestée. J'ai encore égaré ma carte d'étudiant, fait un tour en ville (les magasins, oops) après les cours, gargouillé à midi trente pour cause de non petit-déjeuner, été jalouse des gens trop forts en maths et des filles aux trop belles jambes, souri en me rendant compte que les amis sont chouettes mais alors vraiment, dessiné une fleur multicolore au tableau en dérivant les fonctions et je ne sais plus, je n'ai pas pu finir la phrase avant de m'endormir.
Grains de sable d'aujourd'hui.
Ca fait une ou deux semaines que j'ai commencé à écrire et à effacer dans ce foutu .txt. Je n'ai plus le temps, je ne le prends plus assez. Je ne sais pas quoi raconter, puis des choses filent et s'effacent et changent tellement vite alors, je me perds. Les histoires c'est comme de la glace au soleil. Ca fond même avant que. J'ai mangé du chocolat et bu du jus de raisin, fini la saison 3 de Desperate Housewives et déprimé devant la fiction romantique et des mots doux. Il y a toujours des regrets, même si l'on fonce toujours tête baissée, on en bouffe des regrets mais alors vraiment. Je regarde des fleurs roses qu'on m'a apportées à la crémaillère et je me dis que, ça faisait longtemps. Que personne ne m'a apporté de fleur, même pas une fleur sauvage qui pousse dans les champs. En cours il y a ce couple énervant au premier rang qui se mange tout le temps la bouche à la pause. Sinon, on dirait que c'est la saison de l'amour et du désamour. Moi je n'y appartiens pas, d'aucun côté. Le manque sentimental est indéniablement désespérant, et alors à l'approche du 14 on sent le vide s'installer sur le canapé du salon sans rien pouvoir y faire. Peut-être que je lui servirais un thé et que je lui raconterais Ô combien j'en ai marre de courir. Tout ce qu'on voit n'est qu'à la surface, mais ce qui déchire se faufile bien plus loin plus loin. Les journées de cours ne sont pas longues, elles sont infinies. Les frissons Je ne suis pas triste, je suis déprimée. Je ne suis pas fatiguée, je suis lessivée. Je n'ai pas mal, j'ai juste laissé mon coeur à l'air trop longtemps. Je ne suis pas tombée amoureuse, j'ai juste failli trébucher mais mes pieds vont bien.
Si le jus de raisin contenait de l'alcool, je serais déjà bourrée à l'heure qu'il est.
Parfois j'aimerais juste que quelqu'un soit à côté pour me gonfler des ballons roses quand le ciel est trop gris.
Le ciel est à l'envers. Je ne suis plus à l'endroit alors.

Depuis 50 minutes je tourne en rond. Demain pas cours de toute la matinée, le luxe qui s'offre à moi tout d'un coup comme une glace à la vanille bien au frais. Alors je prends le temps de perdre du temps. Me trainer les pieds en ville, m'asseoir au soleil prendre un verre avec K jusqu'à tard et partir en vitesse faire des soldes 40 minutes avant la fermeture, passer chez J histoire de, et partir chez M pour une fondue râtée puis écouter les histoires Népalaises et des treks et des images enneigées.
Puis je pense à lui un peu en rentrant. Je me dis qu'il doit bien m'aimer quelque part. Quand il me dit qu'il serait très content si je passais à l'appartement l'autre jour et quand il me racontait ses histoires qu'il m'invite à manger qu'il me regarde avec ces yeux et qu'il me dit, que si jamais je veux aller à la neige je l'appelle il ne s'ennuyera pas et puis. Mais alors pourquoi il n'a pas répondu à mon message? Anarph a déteint sur moi.
Grains de sable d'un autre jour.
J'ai escaladé les yeux bandés. Avancer à l'aveuglette. Tatonnant, cherchant les pistes au bout des doigts, des orteils, retenir le souffle. Pourtant j'y arrive mieux que quand je vois. Parce qu'avec les yeux, voyez, j'hésite, je cherche, je change, je choisis, je bloque. Il faudrait que j'avance toujours à l'aveuglette alors? Que je fonce sans hésiter en serrant les dents? Et qui me tiendra la corde de l'autre côté?
Grains de sable d'un lendemain.
J'ai encore bronzé mes doigts entre deux rayons de soleil. J'ai encore laissé deux trous dans le cours de Com numérique en mettant "pas fini, flemme" et des petits points. J'ai encore rêvassé entre la méthode du point fixe et des classes des méthodes des attributs, le prof a même parlé du viol de l'encapsulation au tableau - c'est mal le viol. J'ai encore râté le bus de 52 de 7h alors je suis arrivée avec 10 minutes de retard en croyant que je me suis trompée d'amphi parce qu'il y avait une fille que je ne connaissais pas au premier rang. J'ai encore ronchonné contre moi-même, mes mauvaises habitudes mes défauts mes conneries et mon inconscience détestée. J'ai encore égaré ma carte d'étudiant, fait un tour en ville (les magasins, oops) après les cours, gargouillé à midi trente pour cause de non petit-déjeuner, été jalouse des gens trop forts en maths et des filles aux trop belles jambes, souri en me rendant compte que les amis sont chouettes mais alors vraiment, dessiné une fleur multicolore au tableau en dérivant les fonctions et je ne sais plus, je n'ai pas pu finir la phrase avant de m'endormir.
Grains de sable d'aujourd'hui.
Ca fait une ou deux semaines que j'ai commencé à écrire et à effacer dans ce foutu .txt. Je n'ai plus le temps, je ne le prends plus assez. Je ne sais pas quoi raconter, puis des choses filent et s'effacent et changent tellement vite alors, je me perds. Les histoires c'est comme de la glace au soleil. Ca fond même avant que. J'ai mangé du chocolat et bu du jus de raisin, fini la saison 3 de Desperate Housewives et déprimé devant la fiction romantique et des mots doux. Il y a toujours des regrets, même si l'on fonce toujours tête baissée, on en bouffe des regrets mais alors vraiment. Je regarde des fleurs roses qu'on m'a apportées à la crémaillère et je me dis que, ça faisait longtemps. Que personne ne m'a apporté de fleur, même pas une fleur sauvage qui pousse dans les champs. En cours il y a ce couple énervant au premier rang qui se mange tout le temps la bouche à la pause. Sinon, on dirait que c'est la saison de l'amour et du désamour. Moi je n'y appartiens pas, d'aucun côté. Le manque sentimental est indéniablement désespérant, et alors à l'approche du 14 on sent le vide s'installer sur le canapé du salon sans rien pouvoir y faire. Peut-être que je lui servirais un thé et que je lui raconterais Ô combien j'en ai marre de courir. Tout ce qu'on voit n'est qu'à la surface, mais ce qui déchire se faufile bien plus loin plus loin. Les journées de cours ne sont pas longues, elles sont infinies. Les frissons Je ne suis pas triste, je suis déprimée. Je ne suis pas fatiguée, je suis lessivée. Je n'ai pas mal, j'ai juste laissé mon coeur à l'air trop longtemps. Je ne suis pas tombée amoureuse, j'ai juste failli trébucher mais mes pieds vont bien.
Si le jus de raisin contenait de l'alcool, je serais déjà bourrée à l'heure qu'il est.
Parfois j'aimerais juste que quelqu'un soit à côté pour me gonfler des ballons roses quand le ciel est trop gris.
Le ciel est à l'envers. Je ne suis plus à l'endroit alors.

Demain c'est la saint Valentin. That sucks.


4 comments:
P_t__n de St-Valentin. C'était les premiers mots de ton commentaire sur mon joueb il y a exactement une année et c'est comme si c'était hier.
(Plein de choses à dire mais pas les mots. La bouche trop pleine des tiens et de leur saveur glace vanille.)
Mais j'aimerais bien t'envoyer des ballons, multicolores. Les gonfler sans faire de noeud et les voir filer.
A défaut, des bisous.
Moi j'aimerais juste les regarder s'envoler ces ballons. Et la tête à l'envers... Au moins, ça change la donne.
Ces grains de sable, ils sont super... Surtout tes histoires comme la glace à la vanille. Cette comparaison là m'a charmée. Au point que. Elle se retrouve avec d'autres mots quelque part sur une feuille.
Plein de bisous!
Personnellement, je m'en suis toujours cogné de la Saint-Valentin, intéressant non?
Une rose,un bouquet,de une a plusieurs.Quelle différence,une St valentin ou plusieurs,c'est du pareil au meme de toute façon.
Ce jour me laisse une certaine sensation de vide, car malgré toutes les idées commerciales que j'essaie d'oublier, le fond est toujour la.Toutes ces perssones main dans la main semblent heureuses, mais moi seul,ne puis meme pas efleuré ne serais que le tiers de leur bonheur relationnel.Dés lors je sombre, dans un cynisme qui m'exaspere quelque peu, et ressent ce fort besoin que quelqu'un me prennent dans ses bras et que enfin je puisse arrété le temps et vivre la St-Valentin pendant une éternité.
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