Monday, 14 July 2008

Parfois, votre bras touche le mien. Cela suffit. Cela suffit à tout.

Lundi paresseux comme sur un gros nuage gris avec du chocolat chaud. J'ai mal dormi à cause du nez bouché et de la toux qui ne s'en va pas. J'ai rêvé je crois, des bouts de rêves interrompus par une espèce d'insomnie maladive.

Le matin au réveil j'ai attrapé Seule Venise sur l'étagère et je l'ai relu d'une traite. La mélancolie laisse un goût sucré sur le bout de la langue. J'aime toujours autant ces phrases, entre deux. Des demi mots de la brume de Venise. Ca donne envie d'aimer le silence, celui qu'on ne s'avoue pas. Celui entre le thé au caramel et le café que l'allemand m'a laissé entre les mains froides. Sur le seuil de la porte d'avant départ j'ai laissé ma main sur son torse, et son coeur. Il m'a fait la bise et sa main dans mon dos, froissant légèrement mon haut. Seulement ça. Seulement. Et rien d'autre. C'est à cet instant là que je me suis dit que peut-être. Comme une conne je suis tombée dans le piège des éphémères affectifs par inadvertance.




Photo: Monet, à Venise. Rien que ça




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3 comments:

Mélie said...

O_O
En lisant le premier paragraphe, j'ai pensé que c'était une ambiance à lire Seule Venise...
O_O


:)

Malabar Princess said...

=) Comme quoi.
Il faudrait que j'en trouve d'autres, des comme ça. Tu m'en recommandes?

Mélie said...

:)

La note sensible, Valentine Goby
Passer l'hiver, Olivier Adam
Le testament français, Andréï Makine

Mais tu as peut-être déjà tout lu ?