Sunday, 31 January 2010

Ain't nothing like the real thing



Je me suis réveillée et le soleil est déjà en train de remplir la pièce. Alors je suis restée en dessous du vélux, je regardais le ciel bleu. On m'a dit que ce bleu là n'est pas le même que dans le Sud. Je n'y ai jamais prêté attention. Et puis le Sud. Non je ne l'aime pas le Sud de Janvier. Je n'en peux plus du froid d'hiver. Et le vent. J'ai déjà mal au ventre au réveil, c'est terrible l'impact des sentiments sur le corps.

J'aimerais juste fermer les yeux. Janvier est sur le point de finir. J'aimerais que le mal de ventre s'en aille avec lui. Je n'arrête plus d'avoir mal depuis une semaine. J'aimerais juste arrêter le silence, bousiller ce qu'il en reste et le jeter dans le trou noir, je sais pas, quelque chose qui puisse l'absorber entièrement.

Je me suis demandée pourquoi j'avais si mal au ventre. Pourquoi je souffre autant de cette distance prise et imposée. Est-ce que c'est vraiment lui que je ne veux pas laisser partir ou l'image que je me suis faite de cette relation dès le départ? Cette fougue tourbillonnante promettant tant de folies. Est-ce que je devrais partir moi aussi? Est-ce que je devrais attacher sa main à la mienne pour qu'il ne m'oublie pas? S'essoufle-t-on déjà? Peut-être qu'on ne passera pas l'hiver comme dirait Jeanne Cherhal. Ca me picote le coeur. Ca brûle encore un peu plus le ventre.



De la distance on en a en stock mon chéri. Tu n'en manqueras jamais.




Wednesday, 30 December 2009

Cette nuit j'ai rêvé d'avoir foiré tous mes partiels. C'est bon, je peux commencer à paniquer.


Evan: im not mad. i was never mad. everything was in my own head. like any other stupid and hopeless boy you will meet, i am lost around you.

J'étais touchée. C'est terriblement beau, cette sorte de fragilité-là dans les mots. On pourrait mettre ça dans un film à la Eternal Sunshine, avec Tahiti rain de Cocorosie en fond sonore et ce sera. Parfait.




Puis rien. On peut dire que c'est tout.




Tuesday, 22 December 2009

In between the seconds of life


C'est terrible de penser à quelqu'un aussi souvent.
Le cerveau est comme conditionné pour, par intervalle régulier, toujours trouver quelque chose qui pourrait faire que. Le coeur. Qui s'emballe comme une tempête de neige quand juste il effleura le bras pour la première fois la deuxième fois et la peau qui s'électrisait. Le temps accéléré ou le temps figé je ne sais pas, je ne respirais déjà plus, j'étais. Là au milieu du temps.

C'est terrible que quelque chose d'aussi fort puisse tenir à si peu de choses. Rien de grandiose, juste ça, l'effleurement de la peau. Je me disais, parfois les choses les plus précieuses sont celles qu'on remarque à peine. Nos mains qui se touchaient au comptoir du café, nos pas qui se suivaient devant les tableaux de Chaissac, nos nuits presque blanches à se raconter nos petits rien nos petits pois nos questions nos paris nos films dans la tête. Même les gouttes de pluie deviennent musique, même le froid, même l'attente des fois.


J'ai souvent attendu la nuit pour m'apaiser. Le calme, un semblant de suspension de la vie, je décèle les tic tac de l'horloge du salon, vide mon cerveau de tout bordel ambiant pour le remplir d'un nouveau bordel indéfini et défile des images au ralenti. L'image de Mathieu regardant la neige sur les toits, une cigarette allumée. L'image de lui en train de dessiner, lui en train de me sourire, ses bras qui me serrent, ses fossettes qui me font fondre. L'image de moi me cachant derrière lui parce que le vent. L'image des premiers flocons, des premières décorations de Noël, des enfants emmitouflés qui couraient de partout, des gens dans la rue. C'est terrible comment on sent moins l'hiver, juste en tenant la main de quelqu'un.

C'est terrible aussi de se sentir comme du verre facilement cassable. Comme du verre au cinéma, éclaté en des millier de morceaux, cash. L'émotion ne dépendra plus que de nous, elle sera apportée, embellie, enlevée, détruite par l'autre.

Qu'avons-nous alors à part l'instant?
Cet instant où je ne sens rien que sa présence autour de moi. Plus de fatigue ni de stress, plus de lassitude plus de gens fades et ternes plus d'école plus de projet plus d'attente. Rien que ces papillons dans le ventre et le coeur qui fait triple tour et je souris. Le silence et l'invisible folie d'y croire.

A cet instant là on empruntera du temps au monde pour deux.

Thursday, 29 October 2009

La vie est ainsi c'est tout, brisée, et je suis folle de rêver d'autre chose.

Il fait beau. L'automne est revenu, le soleil, la crève aussi, un peu de fièvre et des gouttes de sueur derrière la nuque. Souvent j'avais envie d'écrire. Mais tout est d'une superbe ressemblance de ce que j'ai pu raconter hier, avant hier, au fil de ces mêmes pages. Alors je cherche un nouvel air. De moi, de musique, de danse, d'ivresse. Je n'arrête pas de me couper les cheveux. Je m'achète de nouveaux fringues avec de nouvelles couleurs. Je change tout le temps de vernis. Me laisser prendre aux changements des saisons. Parfois j'ai même l'impression de vouloir d'un peu plus de constance, et puis non.

Je n'arrête pas de lui répéter "je n'y crois plus, moi" et lui il sourit, il me dit "elle, mais qu'est-ce qu'elle est parfaite". Au fond tout ce que j'attends c'est d'y croire à nouveau. On me parle toujours des histoires d'instabilité. Je n'en veux plus, je voudrais quelque chose de renversant de beauté, un truc qui me coupe le souffle comme quand je fais du vélo avec la crève.


Après les cours, j'aime m'asseoir dans un coin du canap, faire du thé chaud et regarder les gens se cacher derrière leur écharpe, dans la rue d'en bas. Aller me coucher avec des "fais de beaux rêves" et le matin sourire quand le coloc me dit "buenos dias loca". That's it, and enough.



Sunday, 10 May 2009

Soon we'll be found







Paraître.
Faire croire. Croire à tout un rien mais, c'est ça, jouer. Chercher à faire tomber l'autre en se prenant dans le piège.  

Juste que, dans un jeu. Lequel est plus le jouet que l'autre?
De nous.


Encore des histoires de départ. Souvent on s'oublie. Tout juste hier on m'a dit, "je ne prends rien avec moi quand je pars". Partir au vent et c'est tout. Alors que moi je garde tout. Même une petite fleur sauvage que quelqu'un m'a mis dans les cheveux, je la ramène jusqu'à chez-moi. 
Encore des histoires de départ sauf que. Je reviens parfois, tu sais. Juste pour prendre un thé au matin ou te regarder sans oser dire combien tu m'as manqué.

Mar Adentro d'une intense douceur. Je sentais la mer au bout des orteils. Un bout de mélancolie. 

Nostalgie déjà anticipée.

 

Friday, 24 April 2009

Good friday

Ca m'a donné le sourire.  

"Hey, i met you last night, i am going to make you a song! :)."

Wednesday, 15 April 2009

And then, just like that,.

Chaque année, juste un peu avant mi avril, grand-mère m'envoie une petite carte. Le nombre de fois où j'ai pu fêter mon anniversaire avec elle doit se compter sur une seule main. Pourtant elle y pense, elle s'en souvient. Chaque année elle va acheter la carte un mois à l'avance, pour qu'avec le temps du trajet, ça arrive au moins à temps pour le 18. Et moi. Moi je ne sais même plus quand tombe son anniversaire. L'avais-je déjà su?


A la télé ils parlaient d'un ième album de machin, après 4 ans d'absence. Je me suis dit wow, le temps. Je n'avais pas le souvenir que c'était si loin. Alors, le temps. Combien de temps il nous reste? Avant la dernière carte de mi avril.


C'est le printemps déjà, ma peau a sûrement pris un peu de soleil. Mon coeur quelques égratignures de plus. La vie quelques instants de moins.






Tuesday, 7 April 2009

Come turn off the rain.

Je me dis que la prochaine fois qu'il revient à Grenoble, je l'enfermerai que pour moi-même. Mon allemand.


Le titre du dernier post parle de lui. Crotte. Pourquoi je n'aime que des histoires vouées à l'échec?


Thursday, 26 February 2009

Parfois j'ai encore ce manque atroce de sa présence, son accent. Je ne me l'avoue qu'à moitié.

Je mentirais si je disais que je n'ai plus peur de m'attacher.
Mais c'est quand même un doux mensonge, non?

Au fond.


Des fois je cherche à taton et je tombe sur un sourire ou même, un bisou sur les cheveux.
Des bisous sur les cheveux, ça me fait du bien. Le coup de fil à 5h du matin aussi. Entendre une voix familière qui me dit "j'avais juste envie d'entendre ta voix" dans un demi-sommeil, l'imaginer marcher en zig-zag et peut-être pas loin de trébucher. J'ai souri. Ca fait du bien de se sentir aimée, et même si souvent les gestes démonstratifs viennent après l'alcool je m'en tape. Je prends, je garde, tamponné.

Ca fait du bien de sentir le soleil sur les partielles de peau qui s'échappent des couches anti-froid. Et tu sais quoi? C'est la saison des fraises, le coloc en a acheté et ça sentait bon partout dans le frigo.
Ca fait du bien de penser que le printemps arrive. J'ai vu des fleurs jaunes dans l'herbe un matin en prenant le bus. Et le ciel bleu bleu.



Dine tu te souviens du café où on a pris des petites glaces à l'italienne? Il est ouvert de nouveau, de nouveau nouveau. 


Tuesday, 20 January 2009

And the music is liquid

Février arrive et une sensation aussi, neuve. Je me sens bien dans la monotonéité des jours, peut-être qu'il me fallait un peu de stabilité, juste un peu. Mes rêves sont riches en surprises et rebondissements, incensés, le côté illusoirement décalé me plaît. Sans l'angoisse du réel. Je prends ma vie, mon coeur, mes bières et je repars avec.







Tuesday, 30 December 2008

Pas grand chose, une ou deux pensées.

On pourrait peut-être s'enlacer.

S'entrelacer. 
Se coudre l'un contre l'autre 
pour ne plus se quitter.


Non je n'ai pas envie de coutItaliqueure sur qui que ce soit.
J'ai juste trouvé ça beau, de chez Mamzelle Rouge d'il y a très longtemps déjà.






Des bisous.








Sunday, 28 December 2008

In the waiting line




Rarement j'ai aussi hâte que la nouvelle année commence. Repartir de 0. Oublier que j'ai foiré pas mal de choses, trébuché, échoué. A la veille de Noël, je passe de rires aux larmes puis je fais le tour je recommence je tremblotte et rien ne parvenait à me calmer. Me sentir vulnérable, comme un glaçon qu'on peut casser en deux ou faire fondre complètement. La première fois aux urgences et des points de suture, tellement en panique que je ne ressentais plus rien. Un coup dans la gueule. Et deux, comme pour m'achever quand le sac disparait en un clin d'oeil dans le train. Mon ordi, les cours les fringues et les cadeaux. J'ai cette colère dedans qui n'attend que d'exploser. 

Je ne sais pas vraiment quoi faire avec mon corps et mes mains. J'ai toujours les larmes aux yeux quand tout le monde pleure à la télé, mon coeur bat sur la peau. Le soir avec ma tart on rit comme pour rattraper tous les week-ends où je ne suis pas rentrée, on écoute Westlife Blue Nsync Spice Girls et on chante on danse, elle se moque de ma tête d'accidentée on rit encore. A son retour on écoutera les Backstreet Boys. 
Je passe mon temps à imprimer des feuilles que je n'ai pas vraiment envie de lire, à me mettre de la crème cicatrisante et anti-soleil protection 50, à stresser pour les partiels de la rentrée, à apprendre des schémas et modèles d'algorithme à regarder des films à manger. Des Maltesers des clémentines des Napolitain des Rafaelo oranges Dragibus pamplemousse pomme mangue Ferrero Rocher. Pourtant je ne suis pas une grande gourmande mais là, j'ai enfin l'impression d'être une vraie fille qui mange quand ça va pas. Je n'ai pas répondu à tous les messages de Noël, je n'en ai pas envoyé. Et je ne donne pas vraiment de nouvelles aux gens, j'ai peur de craquer en racontant mes histoires. Alors, je ferme les yeux, j'inspire, je cherche l'air au plus profond de mes tripes, je fais semblant de croire que tout est déjà loin derrière. Je recommence. 



Au fond j'aime bien comment l'ami il est avec moi. Pas de manière, pas de trop, pas de trop peu, juste. Quand il m'attend devant la gare et que je le vois regarder autour cherchant ma face de zombie, quand il finit de choisir le bouton Valider sur l'écran à chaque fois que je le zappe, quand il me porte le gros sac et qu'il me dit tout simplement "Bonnes vacances" en partant, ça m'apaise. Pas vraiment de réconfort ni d'affolement, je ne suis jamais la victime de mes jeux ni la connasse instable. Je me sens constante. J'aime bien comment il est avec moi. Et son "la prochaine fois je t'emmène avec moi" quand il parle de la mer, ça sonne comme une promesse acidulée. 

Puis parfois j'ai envie des "Cap ou pas cap", ça me démange terriblement.

Friday, 12 December 2008

I just like being a piece of furniture in your weird life

J'en ai marre d'être bancale. De me faire passer pour la grande méchante garce qui fait pleurer la pauvre petite fille sensible. Les choses changent, peut-être trop, trop brusquement trop, bam dans ta face et des liens d'avant dans là où tu veux. Je perds? Bien sûr, tout est de ma faute certes. Fuck. Qu'on ne vienne pas me dire que je suis trop conne d'ignorer le fait que madame est sensible. Je suis faite de pierre, alors? Eh bien mon coeur vas-y marche dessus tant que t'y es. Je ne crains rien ne ressens, c'est bien connu n'est-il pas. Je ne suis pas là pour être blamée, je ne suis pas là non plus pour endosser le mauvais rôle. Je suis fatiguée.



Sur ma liste des résolutions, si jamais je trouve le courage et la foi pour l'écrire un jour, il y aura:
.Arrêter de pleurer quand la première larme commence à couler.
J'arrête de dormir avec les cils collés.
.Arrêter de croire aux promesses qui ne se réaliseront jamais, genre des "je viens te voir bientôt promis".
J'arrête d'être naïve.


Le campus est encore tout blanc. Parfois j'ai à la fois peur de glisser et envie de rouler encore encore plus vite tomber dedans trempée gelée blessée. Parfois mon coeur se serre tellement qu'il est prêt à exploser à l'intérieur. Parfois j'ai infiniment peur de cette période de l'année, je chasse toute sorte de sentimens qui me fragilisent à coup de balai mais je ne sais pas encore être efficace. Parfois je vais au marché de Noël et j'ai envie d'acheter au moins 3 stands, manger des diots tartiflette gauffre crêpes à la banane nutella. Parfois le vent souffle trop fort et les flocons me glacent tellement le visage qu'à un coin de rue je pousse un fuck bien fort face à moi-même. Parfois savoir que M. est là me fait du bien, c'est déjà beaucoup. Parfois je me sens parfaitement heureuse, pas d'hiver pas de vent pas de gens qui s'en mêlent pas d'histoire non résolue pas de mec pas de cours, juste entre filles des potins des questions histoires, s'entasser à trois sur le canapé sous la couverture devant un film, piquer des fou rires sur massivemusicquiz et. Juste ça. Parfois. J'aimerais des choses simples.
Parfois c'est peut-être trop demander.



Parfois j'aimerais juste un bout de ciel un peu plus bleu. Des rires de ma petite tart, être là où on appartient.








Thursday, 13 November 2008

Undelicate season


Indélicatement.
Les feuilles mortes sont écrasées, imprimées sur le sol. Mes mains sont rouges de froid. On y devine le vent du matin. D'hiver. Je n'ai pas vu l'automne passer. Juste sniffer son parfum entre les branches dénudées et le ciel grisâtre, comme je sniffe l'odeur du café les jours de pluie. Tu disais que l'automne c'est beau. Tu parles. On y meurt de mélancolie.

J'implose de silences et d'envies. Folie sourde tourbillonnante, alors. J'explose en larmes au milieu d'une soirée entre ses épaules et cheveux qui sentaient si bon. Je m'enferme je me cache je danse je ris je sautille j'appelle R. à 2h du mat' je cours sous la pluie je rêve des bizarreries je regarde Malabar Princess je bois des cafés shooters du vin la tequila ice tea de l'eau je pense à toi. Je me trompe de prénoms je rencontre plein d'Adrien je parle de Julien de mon radiateur de Paul Frank des singes de l'allemand, de lui de toi. Je vais en cours, je prends des notes, je regarde le plafond les gens par la fenêtre derrière devant au taleau, je compte des ronds sur les murs, je griffonne. J'ai peur de cette solitude hivernale qui prend place. Parfois la nuit avant de m'endormir j'ai envie de téléphoner. Le froid me rend fragile, les sentiments stupide. Mais tu sais, si demain tu débarquais ici devant ma porte ou même, sur les quais. Je ne te lâcherai plus les mains.



Promis.







Tuesday, 7 October 2008

Happiness is only real when shared

D'un coup on trébuche sur quelques morceaux du passé, ça déstabilise.

Un mot, ou deux, trois, quatre. Comme à nouveau. On toucherait presque les mêmes envies illusoires, tu vois. Celles qu'on avait laissées de côté en laissant croire qu'il fallait partir.
Un pas, ou deux, trois, quatre. J'ai envie d'y revenir. Nostalgie ou frustration de choses inachevées. Je brûlerai plus que mes ailes pour savoir ce que ça aurait pu être.
Un temps, ou deux, trois, quatre. Encore jouer aux danses à quatre temps. Inventées. On se réinventera parfois peut-être bien.
Un. Deux. Deux zestes de folie, de citron, trois zestes. Mais je ne sais plus si je me souviens encore de nos règles de jeux.



Les choses qui n'ont pas eu l'occasion d'être vécues, deviennent une sorte de fantasme bien trop inaccessible avec le temps. Une sorte d'image, de notion d'envie, de mythe. Chimères. Il ne suffit que d'un petit rien pour que ça revienne nous hanter. Un rien du tout.
Et après?




Friday, 5 September 2008

Et un sourire d'arraché quand il dit, "je te trouve agréable comme sentiment"

Rentrer chez-soi, la pluie les orages, le froid. Te voilà en grande victime des jeux d'échecs. Sourire niais face aux sourires compatissants. Mais si, tu es une chouette fille, regarde. Tu passes d'échec en échec. Tout est pareil, tu ne sais plus s'il faut t'en moquer. Ou pleurer. Julien part demain à Istanbul et au téléphone il t'a raconté comment il pense encore à son ex. Tu te ris au nez, oui, tu es une fille bien chouette. Trop même, pour qu'il veuille te dire Ô combien il l'aime encore.


Le paradoxe c'est que tu aimerais qu'on te laisse seule pour te morfondre dans ton coin et pourtant tu veux tellement qu'on te serre dans les bras. Le paradoxe c'est que tout est tellement provisoire et tu cherches à t'accrocher à tout semblant de stabilité. Ah oui, le changement de repère. Remise en question. Le bordel.

Sur le chemin de retour, les nuages étaient tout près. Gris juste en haut des arbres. Suspendus au milieu de nulle part, légers d'une beauté irréelle. C'est peut-être seulement ça alors, la quiétude. D'être au milieu de nulle part des gouttes d'eau sur la peau. Suspendu.



Inconsolable.






Monday, 28 July 2008

Anything else


5 h, et je n'ai à peine envie de dormir.
Parfois les nuits blanches nous font sentir qu'on est seul, vraiment seul à traquer le temps. Il est parti en emportant, je ne sais pas, une brise de vent au goût sucré. L'éphémère, il n'y a que ça. Lorsqu'on commence à se dire que bordel on ne sait plus comment s'y prendre pour faire comme des gens normaux, on se contente d'instants. Fougueux, passionnés. L'étincelle dans le regard même si, juste à notre façon de sentir la présence de l'autre. Se frôler la peau. Rester là. Partir. Encore, et revenir sur nos pas perdus au détour d'un sourire paumé.

Bientôt de l'autre côté de ma nuit. Le soleil, des trains, la vie et tout le reste.




Monday, 14 July 2008

Parfois, votre bras touche le mien. Cela suffit. Cela suffit à tout.

Lundi paresseux comme sur un gros nuage gris avec du chocolat chaud. J'ai mal dormi à cause du nez bouché et de la toux qui ne s'en va pas. J'ai rêvé je crois, des bouts de rêves interrompus par une espèce d'insomnie maladive.

Le matin au réveil j'ai attrapé Seule Venise sur l'étagère et je l'ai relu d'une traite. La mélancolie laisse un goût sucré sur le bout de la langue. J'aime toujours autant ces phrases, entre deux. Des demi mots de la brume de Venise. Ca donne envie d'aimer le silence, celui qu'on ne s'avoue pas. Celui entre le thé au caramel et le café que l'allemand m'a laissé entre les mains froides. Sur le seuil de la porte d'avant départ j'ai laissé ma main sur son torse, et son coeur. Il m'a fait la bise et sa main dans mon dos, froissant légèrement mon haut. Seulement ça. Seulement. Et rien d'autre. C'est à cet instant là que je me suis dit que peut-être. Comme une conne je suis tombée dans le piège des éphémères affectifs par inadvertance.




Photo: Monet, à Venise. Rien que ça




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Sunday, 13 July 2008

Cette fille là sur un blanc public, essuyait ses larmes entre deux gouttes de pluie.

J'ai revu Nico. Devant la gare, lui perdu dans la foule les cheveux en pagaille. On a attendu son kebab une demie heure et je lui ai parlé des ongles des musiciens du piano des vieilles rues qui m'attirent et des sacs de filles. Il souriait avec ses yeux bleus et son air un peu timide. Parfois il me regardait et je me suis dit que. C'est le genre de regard qui m'apaise. En se disant au revoir devant le tram il a réchauffé mes bras qui ont pris du vent. Il avait les joues qui piquent, je crois que je l'aime bien.

Ca fait bizarre de revenir à Clermont en me disant que je vais partir pour de bon. Alors sur le chemin de retour de la gare j'ai semé de la nostalgie à tous les coins de rue. Je me revois débarquer au collège, apprendre à jouer de la flûte et dessiner ma première oeuvre d'art abstrait. Puis le jour de la rentrée en seconde où je me suis perdue avec Alexandre en cherchant la salle de cours. J'ai repensé à tous ces visages que j'ai croisés, au cache-cache dans le centre commercial de Jaude, aux pauses entre midi et deux dans le petit jardin du lycée, aux jours d'hiver, au RU, à France cette fille du lycée, à Mathieu, à Poulet, à la petite bande dispersée, aux baisers, volés ou des vrais ou ceux qui ont toujours été entre nos lèvres et une part d'illusion de mystère de secrets inavoués. J'ai pensé à Philippe. Le premier à m'apporter un gros bouquet de roses jaunes à 11h du soir. Depuis lui, il y a eu Julien et sa rose jaune en vélo à minuit.


Lorsque je me suis blottie contre maman, elle m'a demandé "tu as un copain en ce moment?". J'ai secoué la tête, personne. Et je n'ai même pas menti.



Tuesday, 1 July 2008

Drop a line, pass me by

Parfois on se lève avant le réveil et sans y attendre, c'est le chant des oiseaux jusqu'à dedans du coeur. Légère comme l'air. Un air de The ticket to ride et des lunettes de soleil, le débardeur avec une tête de singe colorée et des tongs sur le vélo bleu. Je me suis sentie parfaitement heureuse à ce moment précis, lorsque d'un mouvement fluide j'ai tourné au coin de la rue j'ai croisé le mec du restaurant en bas - Jonathan; alors je lui ai souri et il m'a regardé. Il ne m'a pas tout de suite reconnue je crois, j'avais dégagé ma frange parce que l'envie. Juste un petit changement de rien du tout. Mais peut-être que c'est le soleil de juillet, le bronzage sur mes orteils ou le petit parfum de je ne sais quelle fleur dans le vent, ou peut-être le tout. J'avais l'impression d'être en harmonie avec le tout géant qui m'entoure, je me suis limite trouvée jolie devant la glace en partant - truc de dingue voyez-vous.




Le soleil des quais sur la peau au réveil, c'est juste délicieux délicieux.
Et tu sais pourquoi les femmes ne peuvent pas mettre du mascara sans ouvrir la bouche?