Huit heure trente de mardi, note pluvieuse
J'ai envie d'écrire, les phrases vont et viennent tout le temps mais dès que je me pose vraiment. C'est vide. Je n'aime pas vraiment le mois de juin, débordé et pluvieux. Cette vieille impression d'être privée de liberté, liberté de craquer boire dépenser danser dormir jusqu'à n'en plus finir. Liberté d'aimer, liberté d'avoir le droit d'exiger que quelque chose de bien se passe. Liberté d'insulter et balancer que les mecs c'est tous des cons mais crotte, pourquoi toujours me prendre dans les filets. Des histoires passées me rattrapent de temps à autre, pour une raison ou pour une autre. Des histoires présentes sont étranges, goût artificiel ou peut-être juste moi qui ai un soucis avec le mot "histoire" - encore un autre mot qui me turlupine. Parfois quand je tombe sur des mots que j'ai écrits, amoureuse, je me dis Waouh purée chouette cacahouète. J'aimerais bien me résoudre à arrêter de me battre contre l'attachement, je m'enfuis souvent à chaque fois que quelque chose semble pouvoir durer. De toutes façons on s'en tape, je suis maso alors.
L'allemand me manque.
Les cafés de dimanche aprèm sont seuls, lonely town.






