Friday, 23 February 2007

What if nothing exists and we're all in somebody's dream?



J'aime ces moments où on sent cette euphorie naître à l'intérieur. Où l'on se fout des problèmes, des retards, des ennuis, juste profiter du brin d'air si frais et retenir le sourire qui ne veut plus se taire. Et j'aime.

Le soleil qui s'étale sur mon écran le matin et des mots qui sautillent dans ma tête. En désordre à l'envers à l'endroit en cachette. J'aime raconter à Petite souris mes semblants d'histoire et deviner son sourire de l'autre côté de l'écran, pensant à nos chuchotements d'autrefois et à ceux qui nous ont fait pleurer. Les mois d'avant, les mois d'après, les mois qui se suivent et sûrement, on n'est plus les mêmes mais. On est toujours là, et c'est rassurant.

J'aime le soir avant de tout oublier, repasser les images colorées dans ma tête. Le lever du soleil, les nuages rougêatres et des bouts de ciel bleu, des traces de marqueur rose sur le bras, des fous rires, un bonjour inattendu, des oiseaux qui se baladent entre les branches, des regards, des yeux que parfois je fixe et des mots. J'aime des mots qui m'intriguent, ceux que j'ai du mal à décrypter, ceux qui sonnent comme "ésotérisme spectaculaire", ceux qui me fascinent, ceux qui me hantent et des tout simples, "mouton".

J'aime imaginer, mon futur appartement, un nouveau départ, une autre vie, un prochain amour, mon prochain collage, une nouvelle photo. Et les scènes, des bouts d'idées que j'aurais mis dans mon film, si je le tourne un jour, des fleurs que je mettrais bien sur mon balcon et des bonsaïs que j'appellerais peut-être "Passe-partout" [ou pas.]

J'aime me balader entre les romans francophones et des étrangers à la Fnac. Regarder les titres et me dire "c'est ma prochaine lecture", les ramener à la maison et sauter dessus en abandonnant une lecture en cours. J'aime prendre des livres et les feuilleter, puis les poser, partir et revenir re-feuilleter. L'autre jour j'ai regardé le livre d'Andy Warhol avec Céline et on a ri parce qu'il est aussi grand que moi, il est lourd, il est beau et il est cher et je le veux à la maison.

J'aime le cinéma, je pourrai y passer ma vie et surtout (chut.) Y trouver des choses qui manquent dans ce bordel de vie, pleurer, rire, rêver, retenir son souffle devant des scènes qu'on n'a même pas vécu, tourner la tête et voir ses yeux captivés. J'aime avant d'entrer dans la salle qu'on me sourie en disant "à vous demoiselle" et qu'après dans le noir je montre les sièges en disant "là, ça te va?". Et puis des mots murmurés.

J'aime ses cheveux sa façon si particulière de les coiffer. Tout en désordre et ça me plaît.

J'aime marcher avec ma musique le matin et être heureuse en sautillant sur mes morceaux favoris. Parfois rester devant la foule en gardant mes écouteurs et avoir l'impression que la vie s'accélère. Être là et pourtant si loin, les gens deviennent d'un coup si étrangers, si vides, si pressés. Mon exutoire, mon évasion ou juste, mon retrait temporaire d'une réalité présente qui m'ennuie.

J'aime m'émerveiller, me fasciner devant chaque feuille qui tombe, des futilités que d'autres pourraient laisser passer mais que je veux accidentellement garder. Garder un sourire en coin en pensant à. Aux petites gestes.

J'aime les glaces, à la noix de coco, à la fraise, à la vanille, aux fruits rouges. Les manger en marchant, au soleil, dans un restaurant, dans une voiture, quand il fait chaud mais surtout, quand il fait froid. Le froid y a un charme irrésistible, vraiment. Et puis les manger au moins à deux.

J'aime ces instants où je crie "perfection" dans la tête et que je cache des étoiles dans mes yeux. Quand on se raconte nos vies puis signer notre contrat du mois de mars et s'endormir jusqu'au matin. Quand j'enfonce mes pieds dans le sable encore chaud d'été, guettant les étoiles filantes au loin, amoureuse. Quand tout ce qu'il dégage me fait fondre et. Sentir les papillons dans le ventre, même juste un peu. Puis, quand ça sent les fraises partout dans ma chambre et que ça me fait doucement sourire. J'aime.

Les films, les choses tristes, les excès, sa part de mystère et ma fascination. J'aime mes 6h d'affilé au court-métrage et j'aime me perdre des fois. J'aime Yvon Marciano et sa déambulation du musée imaginaire. J'aime sa poésie, sa voix douce, ses mots envoûtants et sa façon de les aligner.

J'aime le mois d'Avril. Les parapluies, les clémentines, les boutons d'or et les marguerites, les tulipes et les roses bleues aussi mais c'est tellement différent. J'aime apercevoir une silhouette de loin et [sourire en pensant à]. Faire 2, 3 pas accélérés quand je suis en retard puis remarcher normalement puis j'aime les rendez-vous. Rendez-vous en ville, rendez-vous de soirée, rendez-vous devant les galeries, rendez-vous pour prendre un verre, rendez-vous au cinéma, rendez-vous dans 8 ans. C'est comme une promesse qu'on tiendra toujours, et j'aime les promesses tenues.

J'aime.
Sentir le vent dans mes cheveux et croire que la vie vaut la peine d'être vécue.



I'm in love [with world] again.
. and we all fall down


Photo: deviantart

Wednesday, 21 February 2007

When it’s cold outside, I’ve got the month of May


 


Je ne sais plus écrire alors, j'ai fait ça.
Peut-être des choses à ajouter après, je ne sais pas.

Et puis. Chut. On dirait que le printemps est tout près. Dans l'air
.









Sunday, 18 February 2007

For I cannot know your past And of mine what can you know?


Je ne sais plus depuis quand le soleil est revenu. Doucement il s'est installé derrière ma fenêtre, se pose sur mes cheveux et sourit en me faisant cligner les yeux. Cette douceur là me manquait. Pourtant. Comme si mon émerveillement m'a lâché et comme si... je ne sais pas. Comme si février me détestait et que le calendrier émotionnel existait vraiment. Tout va de travers sans prévenir, je suis une calamité. J'aimerais passer ma vie à la machine, avec un peu d'eau de javel et de la lessive qui sent la fraise. Dormir jusqu'au séchage automatique et tout recommencer.


Encore une nouvelle année qui se fête sans moi, là-bas. Je remonte le temps, revenir sur mes pas et fermer les yeux. Ca faisait si longtemps que je ne suis plus sûre de pouvoir me souvenir de ces odeurs et de tous les goûts. Des préparatifs et cet enthousiasme, des feux d'artifices et même du bruit des pétards dans le quartier avant à minuit pile, du lion qui danse et du monsieur au gros ventre qui me faisait peur. Et grand-mère en train de préparer de la confiture, son sourire au repas de famille, sa façon de nous reprocher d'être en retard et son sourire. Son sourire ses cheveux qu'elle soignait avec une sorte d'huile étrange ses bras qui me serraient. Des choses d'elle que je n'ose à peine remémorer. Il y a aussi ces spectacles ces chansons et puis même les diffusions qui nous rendaient fiers, les fleurs jaunes dont on comptait les pétales et des tours de visite, des voisins dont on découvre l'existence, le vent frais qui fait frissonner. Légèrement. Des marchés de fleurs, des coups de téléphone, des virées en vélo et du monde partout, les étoiles pleines les yeux et se dire que c'est tellement beau. Cette ambiance si particulière des jours de fêtes, d'un autre temps. Qui dans la nostalgie des jours fait couler des larmes à l'envers soudainement.


A croire que piétinés par la fatigue et l'angoisse même infime, les mots ne gardent plus que leur maladresse. Je m'y perds je les envoie valser je veux penser à autres choses mais je n'y arrive pas. Même avec le vent froid du lac, des tours en l'air qui font tourner la tête, des chuchotements à 4h du matin et des histoires drôles. J'aimerais croire que tout est possible et que les miracles peuvent exister. Et qu'il n'y a pas de calendrier émotionnel en vrai qui m'achève un peu plus à chaque fois.


Puis je ne sais plus depuis quand le soleil est parti. Juste que ce matin en levant la tête pour chercher un peu de bleu derrière les nuages gris, j'ai tremblé de froid. Peut-être qu'à la fin de l'hiver ce sera mieux.



Monday, 29 January 2007

On days like these I think of you



Ces jours comme une promesse lancée en l'air et qu'on laisse vagabonder. Ou qu'on n'a plus le cran d'attrapper, ça changerait quoi? Souvent je ferme les yeux en cours et me perds dans les démonstrations trop longues. L'impression de manquer quelque chose et que l'ennui y est de trop à chaque fois. Et souvent je pense à cette histoire qu'on s'est inventée, me dire que c'est con. Qu'au fond il me manque toujours mais que je lui en veux. Me boucher les oreilles quand les souvenirs reviennent frapper à la porte, je ne veux plus et j'oublie. Puisque les mots. nous font défaut.


Ces jours de douce mélancolie et de brouillard d'hiver. Les tasses de thé et l'odeur des plats chauds. A côté de cette lumière tamisée les parents chantaient, les doigts effleurant les cordes et les voix qui s'emmêlaient. Frissons et doux sourires. Le visage entre les mains pour rêver encore un peu. J'avais envie des mains chaudes, les miennes me glacent.


Ces jours blancs de neige. Il y a cette douceur dans l'air qui m'émerveille et les flocons dans mes cheveux. Les regarder fondre entre les doigts et sourire bêtement. Les arbres nus semblaient me sourire de là-haut et j'aime marcher. J'aime la neige mais déteste le froid. J'aime sauter sur cette épaisse couche blanche et je déteste avoir les pieds gelés. Les petits ont fait de la luge sur le petit chemin, les cris les rires et les yeux qui brillent.
Puis entre deux cours on était sortis faire une bataille de boules de neige, je ne savais toujours pas viser et la neige se collait sur mes gants. J'ai ri comme une enfant derrière mon écharpe mouillée et je voulais que le temps se fige. Juste un instant.



Ces jours où le froid est bel et bien là et qui nous tire la langue. Janvier se défile et je fais semblant d'ignorer. Je rêve d'été, je rêve d'ailleurs et je veux tellement. Les cours reprennent un peu entre des feuilles blanches et projets en tête. Ces heures qui passent sans état d'âme qui me font croire que j'ai le coeur trop vide. Je mets la musique trop fort et je laisse entrer le soleil, le radiateur me brûlait les mains et les promesses volent toujours. Dehors loin là-bas ailleurs, je me demande si. Si celui que j'ai envie de traiter de con pense à moi...



Puis, j'ai vu Joseph d'Anvers et j'ai aimé.
Les mots qui touchent et cette présence, sa voix douce et ce je-ne-sais-quoi qui me fascinent.
A en oublier Elista juste après. J'en voulais plus et j'en voulais encore, je suis gourmande. Très.
Et surtout parce que c'est lui.


Daily track: My beautiful Demon - Ben Christophers




Monday, 22 January 2007

Sur place ou à emporter


Bon week-end à larver et avoir la flemme à volonté. Même la flemme de me souvenir de mon rêve ce matin en me levant. Encore les courbatures de vendredi trop tard dans la soirée ou trop tôt le matin. Il y avait P-Y qui parlait en dormant, ou peut-être parlait tout court, mais trop la flemme pour essayer de savoir s'il me parlait ou à quelqu'un d'à côté. On a dormi sur le canapé déplié alors qu'il y avait une chambre vide pas loin et j'avais oublié qu'il faisait si froid la nuit sans couverture.


Dimanche et j'ai une narine bouchée. Le garçon-du-collège dit qu'il me trouve pas changée et que je suis une fille "spéciale". Et j'ai souri après ça.
Puis j'ai mis la télé et je suis tombée sur Next. Une fille qui dit "les garçons, ils remarquent mes seins d'abord et mes yeux en second" avec sa mini-jupe qui montait presque au nombril. Un de ses rendez-vous lui a fait du rap avec coucherie sous-entendue et elle a en a préféré un autre du coup. Je me demande comment les gens font pour être à la fois aussi cons et prétencieux et incongrus.


Dimanche soir et j'ai sorti "grenouille" à l'ami du dimanche, lui m'a fait "mouton" en retour. On a des moeurs bizarres et des conversations super intéressantes. Du genre "on se lasse trop vite des acquis, quand on tient quelque chose de trop près..." - "Oui, on louche". On écrit entre parenthèses et (ça fait messes basses, genre les petits con-spirateurs). Ca fait rire et rire, ça fait du bien.
Et quand j'ai répondu à S. que j'ai toujours pas d'homme dans ma vie, S@GrandLyon dit : ben j'ai lu dans j'aipasdecopain magazine que lorsqu'on montrait pas sa tete en webcam, on a 98% de chance de pas trouver un copain. Du coup il va falloir que j'essaie de survivre avec les 2% qui restent. Zut.


Dimanche soir et mes mots s'éparpillent. J'ai du mal à écrire quand je suis de trop bonne humeur mais vu que c'est le numéro 18.
Je crois que j'écris en riant. Ou je ris en écrivant. Juste cette impression que les jours sont moins longs tout d'un coup et que, la vie est belle, c'est vrai. J'ai envie de vivre à cent à l'heure et ne plus avoir le temps de m'ennuyer, envie de marcher sous la pluie trempée et faire une bataille de boules de neige, aller manger une glace avec un pull autour du cou. J'ai les yeux qui rêvent et Il faut que je retombe amoureuse.



A 02:02, quelqu'un a pensé à moi.


Photo: nouveau fond d'écran, de Sophie Griotto, j'adore.




Thursday, 18 January 2007

Les courants d'air

Le temps me file entre les doigts. Le froid revient un peu derrière les nuages, on se croirait presque en hiver finalement. Alors je m'asseois le matin contre le radiateur le verre de lait à la main, et je trouve ça bien.

Puis je me ramène avec les chupachups en partiels aussi. J'aime assez croire que ça porte chance même si j'écris toujours à côté. Les chupachups, ça me rappelle MC et les siens, dans la 205 junior et le doux vent d'été. Il faudrait que je l'appelle un de ces jours, même si je ne sais pas de quoi on va parler.


A part ça, il y a petit cousin qui m'appelle au secours pour ses cours de français et il parle avec un accent so british. Il me manque il me manque il me manque. Son frère m'a envoyé des chansons "Je suis sûr qu'elles te plairont". Et me demande si je chante encore. Si je fais encore du piano et que je le faisais bien, tout ça. Mais que plus rien, maintenant. Juste ces mots qui me restent. Puis il me dit qu'il voulait être comme moi, quand il a commencé à jouer.
Les soupirs qui tombent et je les ramasse. Des jours passés s'envolent et je viens juste de les compter. Je n'arrête pas de prendre les détours mais je sais que, là-bas. Là-bas où les chambres trop vides me font peur désormais.


Je lis un mec qui m'intrigue. Ces mots un peu trop crus ce cynisme cette poésie terriblement charmeuse. J'aime son goût pour l'excès, sans doute parce que je suis une fille un peu excessive quelque part. Et puis?

Inintéressante et excessive, cela dit. Hein Doby.


Photo: deviantart


Friday, 12 January 2007

Alors saute-moi au cou, allez dis-moi que la vie est belle


Reprise. Reprise. Reprise.

Foutue reprise arrachée des mains qui ne laisse même pas le temps de prendre une réserve de rêves. Il y a ces matins encore trop noirs et ces bouts de nuit qu'on ne veut pas laisser partir. Et ce vent qui décoiffe toujours autant sur le bord de la route. Je sens les doigts qui gèlent au bout des lèvres et cet air un peu froid, mais pas assez. Pour que je m'asseye encore par terre dans le noir à côté du radiateur chaque matin. Que j'aie les yeux qui pleurent, le nez qui coule et tout ça. Puis sortir mon gros pull, me racheter des gant et jurer un peu en me disant "C'est la mort le célibat".


J'ai lu mon horoscope l'autre jour et ça a l'air bien. Paraît que je vais avoir un coup de foudre cette année, truc de dingue. [Même que ce serait la folie de chez super cool si c'était un Bélier]


Reprise reprise. Et projets qui pressent déjà. Je suis presque toujours la dernière à arriver le matin avec mon sourire de coupable et. 2007 n'est pas tellement différent, sauf que je traine encore plus haut dans les nuages à chaque fois. En sifflotant - j'essaie d'apprendre. Journées trop longues et paupières trop lourdes, mais je crois que je m'en fiche un peu. Juste que demain, demain il faudrait penser aux partiels que je n'ai pas encore révisés.


Si seulement je pouvais savoir qui c'était. Ce garçon de la voiture grise qui m'a fixé l'autre fois.
Du 63 avec une écharpe rayée et au regard qui tue. Trop mal foutue cette vie.

Ah et, c'est les soldes, oui! Partiels aussi, mais chut.