Undelicate season
Les feuilles mortes sont écrasées, imprimées sur le sol. Mes mains sont rouges de froid. On y devine le vent du matin. D'hiver. Je n'ai pas vu l'automne passer. Juste sniffer son parfum entre les branches dénudées et le ciel grisâtre, comme je sniffe l'odeur du café les jours de pluie. Tu disais que l'automne c'est beau. Tu parles. On y meurt de mélancolie.
J'implose de silences et d'envies. Folie sourde tourbillonnante, alors. J'explose en larmes au milieu d'une soirée entre ses épaules et cheveux qui sentaient si bon. Je m'enferme je me cache je danse je ris je sautille j'appelle R. à 2h du mat' je cours sous la pluie je rêve des bizarreries je regarde Malabar Princess je bois des cafés shooters du vin la tequila ice tea de l'eau je pense à toi. Je me trompe de prénoms je rencontre plein d'Adrien je parle de Julien de mon radiateur de Paul Frank des singes de l'allemand, de lui de toi. Je vais en cours, je prends des notes, je regarde le plafond les gens par la fenêtre derrière devant au taleau, je compte des ronds sur les murs, je griffonne. J'ai peur de cette solitude hivernale qui prend place. Parfois la nuit avant de m'endormir j'ai envie de téléphoner. Le froid me rend fragile, les sentiments stupide. Mais tu sais, si demain tu débarquais ici devant ma porte ou même, sur les quais. Je ne te lâcherai plus les mains.






