On days like these I think of you

Ces jours comme une promesse lancée en l'air et qu'on laisse vagabonder. Ou qu'on n'a plus le cran d'attrapper, ça changerait quoi? Souvent je ferme les yeux en cours et me perds dans les démonstrations trop longues. L'impression de manquer quelque chose et que l'ennui y est de trop à chaque fois. Et souvent je pense à cette histoire qu'on s'est inventée, me dire que c'est con. Qu'au fond il me manque toujours mais que je lui en veux. Me boucher les oreilles quand les souvenirs reviennent frapper à la porte, je ne veux plus et j'oublie. Puisque les mots.
Ces jours de douce mélancolie et de brouillard d'hiver. Les tasses de thé et l'odeur des plats chauds. A côté de cette lumière tamisée les parents chantaient, les doigts effleurant les cordes et les voix qui s'emmêlaient. Frissons et doux sourires. Le visage entre les mains pour rêver encore un peu. J'avais envie des mains chaudes, les miennes me glacent.
Ces jours blancs de neige. Il y a cette douceur dans l'air qui m'émerveille et les flocons dans mes cheveux. Les regarder fondre entre les doigts et sourire bêtement. Les arbres nus semblaient me sourire de là-haut et j'aime marcher. J'aime la neige mais déteste le froid. J'aime sauter sur cette épaisse couche blanche et je déteste avoir les pieds gelés. Les petits ont fait de la luge sur le petit chemin, les cris les rires et les yeux qui brillent.
Puis entre deux cours on était sortis faire une bataille de boules de neige, je ne savais toujours pas viser et la neige se collait sur mes gants. J'ai ri comme une enfant derrière mon écharpe mouillée et je voulais que le temps se fige. Juste un instant.
Ces jours où le froid est bel et bien là et qui nous tire la langue. Janvier se défile et je fais semblant d'ignorer. Je rêve d'été, je rêve d'ailleurs et je veux tellement. Les cours reprennent un peu entre des feuilles blanches et projets en tête. Ces heures qui passent sans état d'âme qui me font croire que j'ai le coeur trop vide. Je mets la musique trop fort et je laisse entrer le soleil, le radiateur me brûlait les mains et les promesses volent toujours. Dehors loin là-bas ailleurs, je me demande si. Si celui que j'ai envie de traiter de con pense à moi...
Puis, j'ai vu Joseph d'Anvers et j'ai aimé.
Les mots qui touchent et cette présence, sa voix douce et ce je-ne-sais-quoi qui me fascinent.
A en oublier Elista juste après. J'en voulais plus et j'en voulais encore, je suis gourmande. Très.
Et surtout parce que c'est lui.
Daily track: My beautiful Demon - Ben Christophers
Les mots qui touchent et cette présence, sa voix douce et ce je-ne-sais-quoi qui me fascinent.
A en oublier Elista juste après. J'en voulais plus et j'en voulais encore, je suis gourmande. Très.
Et surtout parce que c'est lui.
Daily track: My beautiful Demon - Ben Christophers


12 comments:
Merci,
pour le sourir que m'apporte ta lecture,
pour mes interprétations farfelues qui vagabondent en te lisant,
et, pour exister peut être ? :)
Bisou!
Moi, j'aime quand la neige crisse sous les semelles. J'aime le craquement sourd et les empreintes.
Et Joseph d'Anvers que je crois bien que je vais aller voir aussi. Parce que tout çà.
Les étoiles qui fondent sur les joues... Où elles sont? Tout dépend d'où l'on se trouve. J'ai trouvé le moyen de toujours les voir avant de fermer les yeux. :) Elles ne sont jamais très loin. Mais parfois...
BzOo
Un avion victime d'un crash à la fin des années 60. C'est en référence à ça que tu as choisi de t'appeler Malabar princess? J'écoutais Le fabuleux destin d'Amélie Poulain et j'ai compris lorsqu'elle a dit ceci... enfin, je crois! bisous
Kofee: Sont marrantes tes interprétations farfelues...
Ritournelle: Le craquement sourd et les empreintes, c'est vraiment vraiment ça. Puis après c'est les empreintes boueuses et les petits pas pour ne pas glisser. Dis quand t'iras voir Joseph d'Anvers tu lui demandes de me faire un ptit mot sympa? :D
Blueyes: Quand j'ai dû choisir un film à regarder, j'ai tout de suite le coup de coeur pour Malabar Princess parce que j'ai adoré le titre tout simplement. Puis... je l'adore toujours. Et il s'agit bien d'un avion, oui (ça fait tout de suite moins poétique hein!)
Bisous, en te souhaitant bon courage (pour tu sais quoi).
"Et souvent je pense à cette histoire qu'on s'est inventée, me dire que c'est con. Qu'au fond il me manque toujours mais que je lui en veux. Me boucher les oreilles quand les souvenirs reviennent frapper à la porte, je ne veux plus et j'oublie. Puisque les mots. nous font défaut."
Qu'est ce que je me reconnais. Je ne sais pas si on a vécu pareil mais on dirait qu'on ressent la même chose maintenant...
Mais je sais que celui que je traite de con ne pense plus à moi (mais à elle maintenant), et avec le temps ce vide fait moins mal.
L'ennui de trop, monter le son. Aussi.
(et sourire parce qu'un lien mène à naïma, là à droite:-)
love joseph d'anvers ! j'attends un concert pas trop cher sur paris :)
un article, un article :)
j'ai enfin le courage de te laisser un message (bon, en fait je suis désespérée, je suis en train de crever au fond de mon lit et en plus je raconte des bêtises)
que je l'aime cet article :)
c'est tellement bizarre (encore une fois) car j'ai la ferme impression que j'aurais pu l'écrire.
et le garçon du collège ? du nouveau ? cette histoire m'intrigue :)
bisous enneigés (je veux de la neige s'il vosus plait :])
Coucou !!!
Je faisais juste un petit passage pour te faire un bisou et te dire que les résultats des Alberts 2006 était publié. Merci encore pour ta participation ca m'as fait très plaisir. J'espèreque tu va bien en tout cas.
a bientôt,
Vlad
des tranches de vies sympas et agréables à lire, j'en redemande personnellement :)
c'est frais et bien écris
!
passe une bonne soirée:)
@Naïma: :) parce que j'aime [la mélancolie de] ton écriture
@pluies: oh Joseph d'Anvers...!
@Sophie: Bah... le garçon du collège, ça fait... depuis le collège qu'on s'est pas revus en vrai. Alors bon :p Juste un souvenir, encore un.
@Henry: Merci :">
Un ptit bonsoir pour te dire que c'est beau les mots. Et tu les domptes bien :)
Ouf, ici la neige est partie. Ca m'effrayait un peu, tout s'effaçait en blanc. Même si le calme des flocons, c'est tellement doux.
Jamais contents : trop gris, trop froid, trop blanc, trop chaud, trop sale... trop beau. On sait pourtant voir la beauté en chaque instant ;)
( repasser encore par ici, en attendant un nouveau post, yet ! )
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